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Tiny Whoop, les brushed à la loupe 3

Lorsque la température baisse, il est de bon ton de sortir les Tiny Whoop ! Ces petites machines rencontrent un succès certain et mérité. Elles sont attractives grâce à leur prix contenu, leur mécanique simple et le fun indéniable qu’ils procurent.

Dans cet article, nous allons parcourir l’éventail de choix possibles dans la famille des Tiny Whoop, tout en ayant comme objectif de choisir la meilleure machine pour voler au chaud près de la cheminée. 

Retour aux sources

Le Tiny Whoop à vu le jour grâce à un américain, Jesse P. Il a donner naissance à cette minuscule machine basée sur le modèle Inductrix de Blade. Le but était d’aller toujours plus loin dans les possibilités de vol de cet engin, et d’y intégrer une caméra FPV. Qui n’a pas déjà rêver de voler en FPV dans son salon ?

Bienvenu à bord !

Un Tiny Whoop est construit de façon très simple avec ces composants :

  • Chassis de type Inductrix
  • Contrôleur de vol avec récepteur intégré
  • Moteurs Brushed 615
  • Camera FPV All-In-One type FXT 798 ou Eachine TX03

Les moteurs sont enchâssés dans le châssis, le contrôleur de vol prend sa place au centre de ce dernier, tandis que la caméra est fixée directement sur la FC. Les hélices sont protégées par des cerclages appelés “ducts”. Ils servent de protection autant pour les hélices que pour votre intérieur.

Une question de taille …

Cependant le temps à passé et la tendance actuelle est aux Whoops de “grande” taille, c’est à dire 75mm ou plus.

Finalement … La taille ça compte !

Ces derniers sont certes séduisants, mais s’éloignent de plus en plus du concept de base du Tiny Whoop. Les modèles originaux ont pour objectifs d’être compacts, tout en étant assez puissants pour soutenir une caméra FPV. De cette façon, ces petits bolides peuvent se faufiler partout entre votre mobilier sans risques.

… Et de type de motorisation

Un châssis de taille supérieure requiert une motorisation cohérente, cela implique donc une taille de moteurs plus conséquente.

C’est pour cette raison que les nouveaux “Tiny Whoop XL” apportent avec eux une évolution notable : les moteurs Brushless. Même si la technologie est maintenant bien connue, elle reste assez inédite sur des quad’ de cette taille. Ce surplus de puissance est la raison de l’engouement actuelle.

Cependant, toujours dans l’optique de voler en intérieur, il est pertinent de se demander si ces nouveaux moteurs sont adaptés à l’utilisation visée.

Un choix en fonction de l’usage

Alerte spoiler, pour moi la réponse à cette question est non. Ces nouveaux moteurs sont plus puissants et ne s’usent pas comme des modèles Brushed, mais sont, pour la plupart bien trop puissants pour envisager des vols en intérieur de façon sereine.

Une grande puissance …

Il faut distinguer les modèles alimentés par des batteries en 1S et ceux en 2S. La différence de puissance est considérable, et seuls ces premiers peuvent prétendre à un vol de salon.

Certains modèles comme le US/UK65 d’Eachine sont capables de voler en intérieur, mais il reste plus lourd, et de conception plus complexe qu’un modèle Brushed (moteurs plus lourd, besoin d’ESC …). Ces machines seront pour la plupart plus chères que des modèles plus classiques. La simplicité de conception d’un modèle Brushed, le prix de ses pièces et sa maintenance aisée fait pour moi pencher la balance en leur faveur. Nul besoin d’un quad’ complexe pour voler dans son salon alors que l’accessibilité et la simplicité font partie intégrante de la philosophie Tiny Whoop.

… Implique quelques difficultés

Les BetaFPV65X et 75X présentés par David par exemple sont pourtant capables de le faire. Par contre, vous vous sentirez très vite à l’étroit et leur puissance, alimentés en 2S, ne sera pas exploitée. Ils sont bien plus adaptés à un usage dans un gymnase ou ce genre d’endroit spacieux. Je ne parlerais pas d’usage en extérieur car selon moi, un châssis caréné type “duct” n’est pas apte à voler dehors dans de bonnes conditions. 

Alors, convaincus ? N’hésitez pas à partager avec nous vos expériences dans les commentaires !

Si comme moi, vous souhaitez vous concentrer sur une petite machine Brushed, je vous emmène pour un comparatif qui devrait en intéresser plus d’un.

Comparatif et canapé

Chers amis pilotes, mettez vos charentaises, asseyez-vous confortablement dans votre canapé, et embarquons tout de suite pour un comparatif de salon ! Je précise que les avis qui vont suivre sont issus de mon expérience personnelle ainsi que de celle des membres de l’équipe Culture FPV.

Les quad’s qui m’ont servis pour ces tests sont :

Tiny 1 (montage personnalisé) :

Tiny Whoop perso
  • Châssis BetaFPV 65mm pour moteurs 615
  • Contrôleur de vol BetaFPV F3 Betaflight avec OSD et récepteur FrSky
  • Moteurs BetaFPV 615 195000kv
  • Caméra AIO BetaFPV H01
  • Batteries BetaFPV HV 1S 260mah
  • Poids sans LiPo : 20 grammes

Tiny 2 (BetaFPV 65 Lite) :

BetaFPV 65 Lite
  • Châssis BetaFPV 65mm pour moteurs 716
  • Contrôleur de vol BetaFPV Lite Silverware
  • Moteurs BetaFPV 716 175000kv
  • Caméra AIO BetaFPV Z01
  • Batteries BetaFPV HV 1S 260mah
  • Poids sans LiPo : 27 grammes

Vous l’aurez sans doute remarqués, beaucoup de ces composants proviennent de chez BetaFPV. La raison est simple, cette marque est devenue en peu de temps un acteur incontournable de la scène Tiny Whoop de part la qualité des ses pièces et leurs prix attractifs.

Commençons cette guerre miniature par la motorisation de ces bolides.

Guerre miniature

Moteurs 615 vs 716

Maintenant que nous sommes fixés sur le type de moteurs, parlons de leur taille. Le succès des Tiny Whoop à poussé les constructeurs à développer de nouveaux moteurs. Ceux-ci sont devenus plus rapides, mais des modèles plus gros ont aussi vus le jour. Si on se réfère une nouvelle fois à la marque BetaFPV, ils fournissent les tailles de moteurs suivants :

  • 6×15 (17500KV)
  • 6×15 (19500KV)
  • 7×16 (17500KV)
  • 7×20 (17500KV)
  • 8×20 (14000KV)
  • 8.5×20 (16000KV)
Les différentes tailles de moteurs Brushed

Les moteurs qui vont nous intéresser dans le cadre de cet article sont les modèles de taille 615 et 716. Les tailles plus grandes sont réservés aux châssis de taille plus généreuse comme les 75mm.

Décollage !

Le Tiny 1, grâce à ses moteurs 615 est plus léger de 7 grammes, et ceux-ci tournent plus vite que ceux de son concurrent. Ces différences font que le modèle se propulse avec force dans les airs. Les reprises sont vives et nerveuses et l’effet “pendule” est inexistant. Les virages sont incisifs et l’on prend facilement de la hauteur. On veillera tout de même à freiner ses ardeurs sur la commande de gaz, car ils consomment suffisamment pour mettre les LiPo’s à genoux et les dévorer toute crues en un temps record.

Quand à lui, le BetaFPV 65 Lite est plus stable du fait de son embonpoint, il s’élance de façon vive en début de batterie et semble plus “locké”. Les moteurs 716 qui l’équipent tournent moins vite que sur le Tiny, mais leur diamètre plus imposant favorise le couple et consomment moins. Le petit bolide aura par contre tendance à perdre facilement de l’altitude lorsque l’on utilise l’axe de lacet (YAW), et se retrouve mon vif que son camarade de jeu lorsque la batterie décline.

Dans ce match, ma préférence va aux moteurs 615 19500kv. Même si ils sont gourmands en énergie. Le poids est l’ennemi de ce style de machines, légère, elle sera véloce et vive. Si vous êtes un pilote débutant, vous chercherez peut être un peu plus de stabilité. Dans ce cas, quelques grammes supplémentaires pourraient jouer en votre faveur.

Betaflight vs Silverware

Maël à déjà eu l’occasion de vous en parler, Silverware est le firmware trublion qui vient semer la zizanie dans le monde des Tiny Whoop. Betaflight est lui omniprésent sur nos machines depuis longtemps déjà, mais à l’instar de la réflexion précédente, est-il adapté à de si petits quad’s ?

Betaflight le classique …

Le gros avantage de Betaflight, c’est que tout le monde l’utilise déjà. Largement présent sur nos racers de taille plus classique, la communauté est énorme et le firmware est considéré par beaucoup comme une référence. Certains membres de la communauté sont également pilotes de Tiny Whoop, et ont fondés le “projet Mockingbird”. Le concept est simple : offrir une configuration se rapprochant au mieux de celle d’un Blade Inductrix, tout en offrant quelques nouvelles fonctionnalités. Tiens donc, encore l’Inductrix … Grâce à l’aide de ces pilotes chevronnés, on a donc accès à une machine très bien réglée avec un comportement sain bien plus agréable à voler qu’avec une configuration d’origine.

… Contre Silverware, l’atypique

En parlant de configuration “stock”, Silverware, même si il reste paramétrable, arbore une philosophie bien différente. Adieu les innombrables réglages compliqués, ce software promet une expérience de vol exceptionnelle sans aucune retouche. Installez et faites directement rugir les moteurs ! A l’origine, le logiciel à été créé pour être implanté dans les “drones-jouets” asiatiques, mais il devient de plus en plus versatile aux vues du succès rencontré.

Ça tombe bien, les Tiny Whoop que je possède actuellement disposent chacun d’un des deux firmwares. C’est reparti pour un match endiablé !

Une liaison peu banale

Dès la mise sous tension, les deux FC se distinguent. Une séquence d’appairage est nécessaire avec le BetaFPV 65 Lite sous Silverware à chaque démarrage. Branchez une LiPo, puis démarrez votre radio en respectant la méthode d’appairage correspondant à votre module ou radio. Ce curieux mode de fonctionnement est dû au protocole Bayang utilisé sur ce contrôleur peu onéreux. Étrange, mais compréhensible quand on connait la destination initiale du firmware.

Du côté du Tiny sous Betaflight, pas de fioritures. On allume la radio, on branche la LiPo … Et c’est tout. Une fois l’émetteur et le récepteur appairés, nul besoin de recommencer.

L’abeille supersonique …

Le modèle numéro 1, grâce aux réglages conseillés par l’équipe du Projet MockingBird se montre docile et dénué de vibrations parasites. Si le vol est agréable, il n’en est pas moins vif … Trop vif pour la plupart des pilotes ! Après avoir baissé un peu l’Angle Strenght, le modèle se fait plus docile, les commandes plus souples, mais il garde son côté incisif. Décidément, la vivacité restera le leitmotiv de ce petit bolide.

Les évolutions en l’air sont saines, mais on pourrait regretter une interface graphique de configuration (BetaFlight Configurator) bien trop fourni en option pour une machine de cette taille et profitant de peu d’options. Parmi ces options, il y en a pourtant une qui se révèle très utile, l’OSD ! Il est très pratique de disposé d’un OSD actif compatible BetaFlight directement embarqué dans la FC. Si cette machine n’exploitera pas toutes les fonctions de BF comme ses grandes sœurs le fait qu’il dispose du même OSD est d’un grand confort. On retrouve toutes les informations de vol, et en particulier la tension de la batterie. Information très utile quand on sait que ces petites batteries 1S sont très sensibles.

… Ou le frelon sympathique

Quand à lui, le BetaFPV 65 Lite s’élève tranquillement dans les airs. Les rates par défaut sont très souples, bas, et permettent un grand contrôle du quad’. Assigner un interrupteur sur le canal 9 permet d’accéder à des rates 2 fois supérieurs pour les plus rapides d’entre vous. Ses taux bas sont déroutants aux premiers vols, mais s’avèrent vraiment agréables et précis par la suite, surtout pour voler dans de petites pièces. Le 65 Lite ne souffre d’aucun tremblement ou “propwash”, les mouvements sont “lockés” et la machine vol comme sur un rail. Ce firmware est tout simplement bluffant ! Sa configuration par défaut offre, même si elles sont bonnes, des sensations supérieures à son concurrent pourtant réglé selon des spécialistes du genre.

Les commandes sont précises, sans dérive, le vol est propre et sans turbulences. Un vrai plaisir ! Cependant, pas d’OSD ou autres fonctionnalités ici. Le logiciel se veut simple et fonctionnel. Par contre, vous devrez le re-compiler et flasher la FC si vous voulez modifier ses paramètres. A réserver aux geeks avertis !  

Un choix difficile

Il est maintenant l’heure de faire un choix … Et ce n’est finalement pas si évident !

Vitesse et légéreté

A propos des moteurs, il est sans appel que ma préférence se porte sur les 615 19500kv. Bien qu’ils soient plus gourmands, leur poids réduit alliés à une vitesse de rotation plus grande leur procure un avantage considérable. Les 716 offriront cependant une bonne alternative aux pilotes qui préfèrent gagner en autonomie car ils possèdent un rendement bien supérieur.

La simplicité l’emporte sur l’abeille

Malgré quelques imperfections, la petite FC embarquant Silverware gagne la partie. Ce logiciel vol de façon spectaculaire directement sorti de la boite ! Les sensations de vol sont proches de la perfection sans avoir touché à quoi que ce soit.

Betaflight peut offrir un feeling proche, mais au prix d’une “usine à gaz” dispensable pour ce genre d’appareil, et de nombreux essais pour trouver le réglage qui vous plaira.

Silverlight ne propose pas encore autant d’options que son concurrent, aucune fioriture, ni même d’OSD qui est pourtant bien utile. Cependant un modèle de FC sous Silverware offrant plus de fonctionnalités porte le nom de “ZERO” et permet de raccorder un récepteur de votre choix. Cela permet de palier aux désagréments du protocole Bayang (portée, appairage …).

Le mot de la fin

Si vous êtes encore en train de lire ces lignes, j’espère que vous serez convaincus par ce comparatif et qu’il vous permettra d’y voir plus clair dans le monde merveilleux des bolides miniatures. En complément, je ne peux que vous conseiller le classement des meilleurs Tiny Whoop à venir prochainement, ainsi que le guide de Maël sur Silverware.

Je vous souhaite un bon vol, et n’oubliez pas … FLY SAFE !

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