Culture FPV Drone FPV, masque FPV, lunettes FPV, tuto, review. Toute la culture FPV à portée de clic 2026-08-15T17:22:53Z https://culturefpv.fr/feed/atom/ WordPress https://culturefpv.fr/wp-content/uploads/2019/11/avatar.png David Zouari https://www.formationfpv.fr/ <![CDATA[Meteor75 Pro II O4 Wide : le tinywhoop HD avec un vrai FOV]]> https://culturefpv.fr/?p=33564 2026-08-12T09:12:47Z 2026-08-24T15:30:00Z Le Meteor75 Pro II O4 passe au module DJI O4 Wide et à 159 degrés de champ de vision. Ce qui change, ce que ça donne en vol, et à qui ça s'adresse.]]>

Le Meteor75 Pro II O4 remplace le Meteor75 Pro O4 chez BetaFPV, et une seule chose change vraiment : l’objectif. Le module DJI passe en version O4 Wide, de 117 à 159 degrés de champ de vision. Tout est conçu pour s’apadater à ce changement.

Ce qui change sur le Meteor75 Pro II O4

Le grand angle est le vrai argument. On voit enfin où on va, et ça rend la machine bien plus volable que la génération précédente.

Le reste suit pour compenser le poids du nouveau module. La canopy II est en plastique moulé, avec quatre petits amortisseurs qui isolent la caméra et le VTX du reste de la machine. Le châssis a été affiné, protections d’hélices comprises, ce qui fait gagner environ 2 grammes. Les moteurs 1102 passent de 22 000 à 21 000 KV, les hélices des GF 45 mm aux GF 1811 au pas plus marqué, et BetaFPV recommande des lipos plus grosses, 580 ou 680 mAh. Sur la balance, 37,2 grammes avant, 41,5 aujourd’hui.

En vol, bon avec deux réserves

L’autonomie annoncée à 5 minutes est tenue. Comptez 4 minutes 30 à 5 minutes en cinématique avec la grosse lipo, et environ 3 minutes 30 en freestyle. Entre les deux batteries, la différence de sensation est à peine perceptible.

Les sensations sont très agréables, proches de ce que rapportent les autres testeurs. Deux réserves quand même. La machine manque un poil de puissance en bas de gaz, à cause du nouveau couple entre moteurs et hélices. Et le tune d’usine a des faiblesses : un peu de prop wash, et de temps en temps un décrochage sur une reprise sèche.

Les vibrations, le vrai sujet

Le soft mount ne supprime pas tout. Beaucoup de testeurs trouvent l’image parfaitement propre, mais on voit un peu de wobble dans leurs séquences. Stabilisé, il n’y a plus rien à l’écran. En vol normal sans stabilisation, il est là.

Mon hypothèse : ce châssis allégé est aussi plus souple, donc il se déforme davantage quand un moteur accélère fort, et les amortisseurs n’absorbent pas ces vibrations là. Je ne l’ai pas vérifié, et je compte déplacer l’électronique sur un châssis plus rigide pour en avoir le cœur net. En cinématique ça ne gêne pas, Gyroflow passe derrière. En freestyle, il faut le savoir.

Faut-il passer au Meteor75 Pro II O4 ?

Vous avez déjà un 75 Pro avec le mod lentille O3 : ça ne vaut pas le coup de changer. Je préfère voler celui-là, il répond mieux. La nouvelle canopy apporte un peu de durabilité, c’est tout.

Vous avez un 75 Pro sans le mod, avec le petit champ de vision : là oui, l’upgrade se justifie. Attention, la nouvelle canopy ne se monte pas sur l’ancien châssis, les emplacements des amortisseurs n’y existent pas. Il faut donc prendre le châssis et la caméra.

Vous n’avez rien dans cette taille : elle vaut vraiment le coup. Elle ouvre des dizaines de petits spots où on ne pensait pas pouvoir voler.

Disponibilité du Meteor75 Pro II O4

Trois boutiques françaises la référencent, aucune ne l’avait en stock immédiat à la mi-août. En version complète, avec la caméra et le VTX :

La version sans VTX est à 94,90 € chez La Caméra Embarquée comme chez Drone FPV Racer, et la machine est aussi vendue en direct par BetaFPV. Soit 60 € d’écart entre la moins chère et la plus chère des boutiques françaises, sur exactement la même machine. Ça vaut le coup de comparer avant de commander.

Conclusion

Cette machine est très bien, et elle pourrait être encore mieux. Mon souhait pour la suite, revenir à des châssis un peu plus épais, quitte à assumer deux ou trois grammes de plus. On l’accepte bien en changeant de lipo, on peut l’accepter sur un châssis. Si le grand angle vous parle, elle les vaut largement.

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David Zouari https://www.formationfpv.fr/ <![CDATA[Apprendre à piloter un drone FPV EP11 – Passer un gap drone en FPV]]> https://culturefpv.fr/?p=33354 2026-08-05T08:30:12Z 2026-08-17T15:30:00Z Pour ce onzième épisode de la série « Apprendre à piloter un drone FPV », on…]]>

Pour ce onzième épisode de la série « Apprendre à piloter un drone FPV », on apprend à passer un gap drone en FPV, c’est-à-dire à franchir des trous de plus en plus petits. Comme presque tous les épisodes, une map dédiée vous attend gratuitement sur le simulateur Uncrashed via le lien en description : abonnez-vous à la map sur Steam, puis chargez-la depuis l’onglet communauté de la partie solo.

StudioSPORT vous offre des codes promos !

StudioSPORT vous offre un code promo CULTURE10 pour 10% de réduction sur votre première commande dans tout le rayon FPV. La map de l’épisode et celles des épisodes précédents sont disponibles sur le simulateur Uncrashed.

Le principe : viser le gap du fond

L’exercice consiste à faire une ligne droite en visant le gap du fond, tout en corrigeant le moins possible. Au début c’est très simple, car les premiers gaps sont grands. Mais plus on avance, plus ils rétrécissent et arrivent tôt, ce qui oblige à viser juste. Quand on est bien aligné, on voit comme un petit trou au fond : c’est le signe qu’on tient sa ligne. Une correction un peu trop forte, et ça ne passe plus. Entre deux rangées, on fait le tour de la colonne pour se réaligner tranquillement.

Monter la difficulté

Une fois les premières lignes maîtrisées, vous pouvez passer un gap sur deux. Cette variante en slalom force à sortir de la ligne puis à y revenir, ce qui travaille l’alignement et le contrôle de la vitesse. C’est nettement plus difficile, surtout sur les rangées du fond où les gaps sont déjà petits dès le départ.

L’astuce du tilt caméra

Un point technique utile : plus le tilt de la caméra est élevé, moins on a de temps pour s’aligner. Pour les passages les plus serrés, baisser le tilt à environ 15° donne un peu plus de marge, car on avance moins vite. C’est un bon réglage pour aborder les gaps les plus exigeants sans se précipiter.

Disponibilité du simulateur Uncrashed

Pour travailler ce réglage rates drone FPV, il vous faudra le simulateur Uncrashed et une radiocommande compatible. Vous trouverez le simulateur Uncrashed chez StudioSPORT, ainsi qu’un pack complet radio T8L + licence Uncrashed (code promo : 2EJYVZ) pour ceux qui débutent. Avec le code CULTURE10, vous bénéficiez de -10% sur votre première commande dans le catalogue FPV.

Conclusion

Voilà de quoi travailler le gap drone en FPV de façon progressive : viser le fond, garder une ligne droite et doser ses corrections. L’exercice paraît simple sur le papier, mais devient vite technique. À répéter régulièrement, car le cerveau a besoin de répétition pour apprendre, et mieux vaut casser sur simulateur que dans la réalité. Merci à StudioSPORT pour le soutien sur cette série.

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David Zouari https://www.formationfpv.fr/ <![CDATA[Fusion Bando V2 : retour d’expérience après deux ans de vol]]> https://culturefpv.fr/?p=33333 2026-08-12T06:56:28Z 2026-08-10T15:30:00Z Aujourd’hui, on change un peu de format. Plutôt qu’une review classique, on vous propose un feedback…]]>

Aujourd’hui, on change un peu de format. Plutôt qu’une review classique, on vous propose un feedback sur le long terme avec la Fusion Bando V2 de chez MeeKaaH, une frame que je vole quasi quotidiennement depuis un an et demi maintenant. L’idée, c’est de pouvoir vous parler de durabilité, ce qu’on ne peut pas vraiment faire sur une review faite sur une période courte.

Pourquoi ce nouveau format

Sur les reviews, on teste le matériel sur une période assez courte, et la question de la durabilité revient souvent. C’est une question à laquelle on peut difficilement répondre quand on enchaîne les reviews. Du coup, l’idée c’est de mettre en place des feedbacks réguliers sur le matériel qu’on utilise au quotidien.

La Fusion Bando V2, ma frame du quotidien

Comme son nom l’indique, cette frame est plutôt pensée pour le vol en bando. Mais ça n’empêche pas de l’utiliser ailleurs. Moi, je vole surtout dans des parcs, autour des arbres, et elle s’en sort très bien. Le principe est simple : une frame qui ne casse pas en bando va difficilement casser sur le reste des utilisations.

Je vole tellement avec qu’elle a fini par avoir un petit frère, monté exactement à l’identique avec quelques différences mineures dans la stack. Sur la première frame, en un an et demi, j’ai cassé un seul bras, qui est venu avec le temps après quelques sessions bando, notamment chez Bard avec ses barres en métal. J’ai ouvert la frame une ou deux fois maximum sur la première année. Le reste du temps, tout marchait sans qu’il y ait besoin d’y toucher.

Mes petites modifs sur la Fusion Bando V2

J’ai fait quelques ajustements pour coller à mes besoins. D’abord, des TPU custom imprimés par un pote pour protéger le VTx et les antennes, ce qu’on appelle dans le milieu des supports à couilles. Depuis que j’ai ça, je n’ai pas pété une seule antenne, alors que ça m’arrivait régulièrement avant. MeeKaaH propose aussi une solution alternative avec des antennes linéaires, qui marche très bien aussi.

J’ai également découpé le TPU arrière pour l’adapter, sans chercher à faire un truc ultra propre puisque je voulais surtout que ce soit solide.

Les petits points à connaître

Il y a quand même deux petits points à signaler. D’abord les vis de stack, qui ne sont accessibles qu’au montage. Si vous voulez y revenir, il faut démonter.. Rien de grave si vous avez bien mis du frein-filet sous vos écrous, sinon ça peut se desserrer avec le temps.

Deuxième point, la pièce TPU à l’arrière (la « corne ») qui casse régulièrement. Sur six mois j’ai dû la changer deux fois. C’est logique vu le sens des couches d’impression, mais comme c’est imprimé en 3D, ça ne coûte rien et le remplacement prend cinq minutes.

En vol

Une fois montée et serrée, la frame ne bouge plus. Ça vole très bien, avec un master multiplier autour de 1.7 et très peu de modifs sur les ratios P&D par défaut de Betaflight. Zéro rebond. Le placement de la lipo est aussi un vrai plus : elle se met en place facilement, reste bien au centre de la machine et bouge pas, ce qui donne un quad très équilibré.

Disponibilité de la Fusion Bando V2

La V2 d’origine n’est plus distribuée. Sa remplaçante, la Bando V2.5, reprend exactement les mêmes idées avec une géométrie légèrement retravaillée (228mm moteur à moteur, compatible 5,1″). Elle est rétro-compatible avec les pièces de la V2.

Conclusion

Au final, après un an et demi de vol intensif, la Fusion Bando V2 reste pour moi la machine idéale. Une frame solide, quasiment pas de maintenance, qui ne casse quasiment pas, et qui vole très bien. Quelques petits défauts identifiés, mais rien de bloquant. Je vais continuer à l’utiliser un long moment, et c’est aussi pour ça que je voulais vous faire ce petit feedback à part des reviews classiques.

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David Zouari https://www.formationfpv.fr/ <![CDATA[EdgeTX 2.12 : votre radio est-elle enfin supportée officiellement ?]]> https://culturefpv.fr/?p=33478 2026-08-05T12:25:00Z 2026-08-06T07:30:00Z EdgeTX 2.12 fait entrer les RadioMaster TX15 et TX16S MK3 dans le support officiel. Ce que ça change concrètement, et quelles radios s'arrêtent à la 2.11.]]>

Si vous avez acheté une radio récente et que vous vous êtes cassé les dents en essayant de la flasher avec les outils officiels, ce qui suit va vous intéresser. Depuis EdgeTX 2.12, sortie fin mars 2026, la RadioMaster TX15 et la TX16S MK3 font partie des radios officiellement prises en charge. Fini le firmware constructeur téléchargé sur un lien Google Drive, fini le build de test qu’on installe en croisant les doigts.

J’en parle en connaissance de cause. Quand j’ai reçu ma TX15 Max en septembre 2025, elle n’était pas encore dans une version stable d’EdgeTX, et ça se sentait tout de suite : les outils officiels ne proposaient tout simplement pas ma radio. Ce n’est plus le cas aujourd’hui, et c’est le genre d’information qui ne circule pas beaucoup en français.

Voici donc ce que change concrètement ce passage en support officiel, quelles radios sont concernées, et surtout lesquelles s’arrêtent définitivement à la version précédente.

L’essentiel : EdgeTX 2.12 fait entrer six radios dans le support officiel, dont la RadioMaster TX15 et la TX16S MK3. Concrètement, elles apparaissent enfin dans les outils officiels et bénéficient d’un vrai suivi de correctifs. À l’inverse, les radios à processeur STM32 F2, les plus anciennes, s’arrêtent à la 2.11. La version stable à jour au moment où j’écris est la 2.12.2.

Pourquoi une radio neuve n’est pas toujours supportée par EdgeTX ?

C’est le point que beaucoup de pilotes découvrent en achetant une radio à sa sortie, et il mérite une explication, parce qu’il ne s’agit pas d’un bug ni d’un oubli.

EdgeTX est un projet communautaire. Quand un fabricant sort une nouvelle radio, il faut que quelqu’un écrive le code qui gère ce matériel précis, que ce code soit relu, intégré, puis testé sur plusieurs mois avant d’atterrir dans une version stable. Pendant tout ce temps, la radio fonctionne, bien sûr, mais avec le firmware que le fabricant a préparé de son côté.

Les chiffres de ma TX15 illustrent bien le décalage. La radio est sortie fin juillet 2025. Le code qui la prend en charge a été intégré au projet EdgeTX trois semaines plus tard, en août 2025. Mais il a fallu attendre fin mars 2026 pour qu’il arrive dans une version stable. Soit plus de sept mois pendant lesquels un propriétaire de TX15 n’avait que deux options : rester sur le firmware d’usine, ou installer une version de développement.

Pour la TX16S MK3, sortie en janvier 2026, le délai a été bien plus court : le code a été intégré trois jours après le lancement, et la version stable est arrivée deux mois plus tard.

Ce que change vraiment le support officiel

La différence n’est pas cosmétique, et l’équipe EdgeTX la formule elle-même dans ses notes de version : l’objectif d’EdgeTX 2.12 est de devenir la série stable pour les radios à processeur H7, afin qu’on n’ait plus à utiliser une version nightly ni à aller vérifier sur le site du fabricant s’il existe une mise à jour.

En pratique, trois choses changent.

Votre radio apparaît dans les outils officiels. EdgeTX Buddy et Companion vous proposent votre modèle directement, sans avoir à cocher une option pour afficher les versions de test. C’est exactement ce qui bloque quand une radio n’est pas encore supportée : l’outil est là, il fonctionne, mais votre machine n’est pas dans la liste.

Vous quittez le canal du fabricant. Tant qu’une radio n’est pas intégrée, le constructeur distribue son propre firmware et le contenu de la carte SD par ses propres moyens. Ça marche, mais vous dépendez de lui, et rien ne garantit qu’il continuera à publier des mises à jour une fois le modèle suivant sorti.

Vous récupérez un vrai suivi. Ce n’est pas une promesse en l’air : depuis la sortie de la 2.12 fin mars, deux versions de maintenance ont suivi, en mai puis en juin. C’est précisément ce qu’on n’a pas avec un build de développement, qui change en continu sans garantie de non-régression.

Quelles radios entrent dans EdgeTX 2.12 ?

Six nouveaux modèles rejoignent la liste officielle : les FlySky ST16, PA01 et PL18U, la Jumper T15 Pro, et côté RadioMaster la TX15 et la TX16S MK3.

Une réserve honnête sur la FlySky PA01 : les notes de version signalent elles-mêmes qu’il reste des problèmes en suspens sur ce modèle, et recommandent de rester sur la 2.11 pour l’instant. Être dans la liste ne veut pas toujours dire que tout est mûr.

Un mot sur les variantes, parce que la question se pose légitimement quand on possède une version haut de gamme. La page officielle des radios supportées liste la TX15 sans distinguer de déclinaison, alors qu’elle prend le soin de séparer la TX16S MK3 et la TX16S MK3 MAX en deux entrées. Autrement dit, EdgeTX traite la gamme TX15 comme une seule cible, ce qui est cohérent avec le fait que les différences entre les modèles portent sur les gimbals et la finition, pas sur l’électronique principale.

La RadioMaster TX16S MK3, supportee officiellement depuis EdgeTX 2.12
La TX16S MK3 aura attendu deux mois entre sa sortie et son arrivée dans une version stable. Pour la TX15, il aura fallu plus de sept mois.

Au-delà des nouvelles radios, EdgeTX 2.12 apporte quelques ajouts qui se remarquent à l’usage : des couleurs de thème pour le menu rapide, un outil qui affiche la position GPS sous forme de QR code, la calibration des manches désormais préservée quand on écrit les réglages depuis l’ordinateur, de nouvelles dispositions d’écran principal, et un analyseur de spectre qui garde les pics affichés. Companion sait aussi télécharger tout seul le script Lua ExpressLRS, ce qui rejoint la nouvelle façon de binder ELRS depuis la radio.

Et si votre radio s’arrête à la 2.11 ?

C’est l’autre moitié de l’information, et celle qui peut éviter une mauvaise manipulation. Les notes de version sont explicites : pour les radios construites autour d’un processeur STM32 F2, la 2.11 est la dernière série qui les prend en charge.

Ce sont les radios les plus anciennes du parc. On y trouve notamment plusieurs FrSky, dont les X9D et X9D Plus, les X9 Lite et X-Lite, ainsi que la QX7. Côté Jumper, les T12, T-Pro et T-Lite. Côté BetaFPV, la LiteRadio 3 Pro.

Attention à un piège de nommage, parce qu’une confusion ici mène droit à une mauvaise mise à jour : la RadioMaster TX12 de première génération est concernée, mais la TX12 Mark II ne l’est pas, elle reste supportée au-delà de la 2.11. Deux radios au nom presque identique, deux situations opposées.

Plutôt que de vous fier à une liste, y compris la mienne, le réflexe sûr est d’aller vérifier votre modèle exact sur la page officielle des radios supportées, dont le lien est en bas de cet article. Et si votre radio est concernée, rassurez-vous : elle ne devient pas obsolète du jour au lendemain, la branche 2.11 continue de recevoir des correctifs.

Comment mettre à jour une radio récente ?

Les radios à processeur H7 concernées par EdgeTX 2.12, dont la TX15 et la TX16S MK3, se mettent à jour différemment des générations précédentes, et les notes de version insistent sur ce point.

La méthode la plus simple passe par un fichier au format UF2. On démarre la radio en mode bootloader, on la relie à l’ordinateur, elle apparaît comme une clé USB nommée EDGETX_UF2, et il suffit d’y copier le firmware. La radio redémarre et se met à jour toute seule. L’autre voie consiste à passer par Companion en version 2.12 ou plus récente.

Deux précautions valent la peine d’être répétées, parce qu’elles reviennent dans la documentation officielle. La première : utilisez un câble USB-A vers USB-C, et pas un câble USB-C des deux côtés, qui pose problème pour ce type de flashage. La seconde : sauvegardez vos modèles et vos réglages avant de mettre à jour, puis testez vos machines au banc avant de voler. C’est écrit noir sur blanc dans les notes de version, et ça n’a rien d’excessif.

Un mot pour ceux qui reviennent de loin. Si vous avez de vieux fichiers issus d’OpenTX, ou si votre radio tourne encore sur une version très ancienne, vous ne pouvez pas sauter directement vers EdgeTX 2.12 : il faut passer par une étape intermédiaire, en l’occurrence une version 2.8 du firmware ou une version 2.10 de Companion, pour convertir la structure de la carte SD.

Faut-il mettre à jour maintenant ?

Si votre radio fait partie des nouvelles arrivées dans EdgeTX 2.12 et que vous êtes encore sur le firmware du fabricant, oui, et sans hésiter. Vous ne gagnez pas seulement des fonctions, vous rejoignez un canal de mise à jour qui continuera d’exister.

Un détail de calendrier a son importance : la version à installer aujourd’hui n’est pas la 2.12.0 mais la 2.12.2, sortie fin juin, qui corrige notamment deux bugs empêchant certaines radios de démarrer. Prenez toujours la dernière de la série plutôt que la première.

Si votre radio est en STM32 F2, en revanche, ne cherchez pas : restez en 2.11, c’est votre terminus et il est parfaitement fonctionnel.

Et si vous hésitez encore à changer de radio, nos tests de la TX15 Max, de la TX16S MKIII Max et de la AX12 vous donneront une idée de ce que valent ces machines à l’usage.

Les liens utiles

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David Zouari https://www.formationfpv.fr/ <![CDATA[Quel logiciel de montage FPV gratuit choisir ? DaVinci Resolve, formation comprise]]> https://culturefpv.fr/?p=33466 2026-08-05T09:55:03Z 2026-08-05T09:55:03Z DaVinci Resolve est gratuit, sans filigrane ni limite de durée, Gyroflow y fonctionne, et Blackmagic offre les formations officielles, désormais en français.]]>

Si vous cherchez un logiciel de montage FPV gratuit, la question revient tellement souvent dans les groupes qu’elle mérite une réponse nette : DaVinci Resolve. Pas une version d’essai de trente jours, pas un filigrane en travers de l’image, pas une limite de durée. La version gratuite de DaVinci Resolve est un logiciel de post-production professionnel complet, celui qui sert sur des longs métrages, et Blackmagic Design la distribue sans rien demander en échange.

Il y a mieux. La formation qui va avec est gratuite elle aussi. Blackmagic publie ses propres guides officiels, avec les fichiers d’exercice et un examen de certification à la clé, et la traduction française avance : le guide du monteur vient tout juste de sortir en français.

Reste la vraie question, celle que personne ne traite honnêtement dans les commentaires : qu’est-ce qui manque exactement dans la version gratuite, et est-ce que ça gêne un pilote de FPV ? La réponse courte, c’est presque rien de ce qui compte pour nous. Et surtout pas la stabilisation Gyroflow, qui est la première inquiétude de tout le monde.

L’essentiel : le meilleur logiciel de montage FPV gratuit aujourd’hui, c’est DaVinci Resolve. Il est gratuit sans filigrane sur un montage classique et sans limite de durée. Il monte, il étalonne, il mixe le son dans un seul logiciel. Le plugin Gyroflow fonctionne avec la version gratuite. Les formations officielles Blackmagic sont gratuites, quatre guides sont déjà traduits en français. Si vous voulez passer à la version complète un jour, c’est une licence achetée une fois, pas un abonnement.

Quel logiciel de montage FPV gratuit choisir en 2026 ?

DaVinci Resolve, et l’écart avec le reste de l’offre gratuite est large. La plupart des logiciels dits gratuits sont en réalité des vitrines : filigrane sur l’export, durée de séquence plafonnée, résolution bridée, fonctions verrouillées derrière un bouton d’achat. DaVinci Resolve fonctionne à l’envers. Blackmagic vend du matériel de production, caméras, cartes d’acquisition, mélangeurs. Le logiciel gratuit sert à installer l’écosystème, pas à vous faire craquer au bout d’une semaine.

Concrètement, la version gratuite vous donne le montage, l’étalonnage colorimétrique qui a fait la réputation du logiciel, le compositing avec Fusion et le mixage audio avec Fairlight. Ce sont quatre logiciels dans un seul, et ils communiquent entre eux sans export intermédiaire.

Pour du FPV, ça tombe bien. Nos rushes demandent rarement des effets sophistiqués, mais ils demandent presque toujours de l’étalonnage, parce qu’une image de DJI O4 ou de RunCam Thumb 2 sort souvent plate quand on filme en profil plat, et gagne à être reprise. Cela dépend des caméras, cela dit : certaines, comme la Thumb Pro, sortent déjà une image assez contrastée. C’est exactement le terrain de jeu de DaVinci Resolve.

Que peut-on vraiment faire avec la version gratuite ?

Presque tout, et il faut être précis sur le reste, parce que beaucoup d’articles recopient des limitations qui ne sont plus vraies depuis des années.

Ce que la version gratuite fait sans discuter : monter et exporter jusqu’à l’Ultra HD, en 3840 par 2160, à 60 images par seconde. Attention à ne pas confondre cadence de tournage et cadence de livraison : en DJI O3 ou O4, on enregistre souvent à 100 ou 120 images par seconde pour se garder la possibilité du ralenti. Pour la livraison finale, 60 images par seconde suffisent, YouTube ne diffuse pas au-delà. Elle inclut aussi l’étalonnage HDR et la collaboration à plusieurs sur un même projet, deux choses que le web décrit encore souvent comme payantes alors qu’elles ne le sont plus.

Ce que la version gratuite ne fait pas, en revanche, et c’est documenté par Blackmagic : pas de réduction de bruit, ni temporelle ni spatiale. C’est la limite qui se sent le plus en vol de nuit ou en intérieur sombre, là où le capteur monte en sensibilité. Pas d’outils du moteur IA non plus, comme le masque automatique. Pas de multi-GPU : si vous avez deux cartes graphiques, la version gratuite n’en utilisera qu’une. Et pas de livraison HDR avancée avec métadonnées dynamiques.

Le cas du 10 bits mérite qu’on s’y arrête, parce qu’on lit tout et son contraire. Le raccourci « pas de 10 bits en gratuit » est faux. Les formats professionnels natifs en 10 ou 12 bits, ProRes, Blackmagic RAW, DNxHR, s’importent et s’exportent très bien en version gratuite. Ce qui change avec la version Studio, c’est la prise en charge du 10 bits jusqu’à 120 images par seconde et au-delà de la 4K, ainsi que les profils étendus et l’accélération matérielle sur les codecs grand public H.264 et H.265. Sous Windows, la version gratuite se limite aux profils gérés par le système. Sous Linux, c’est plus sévère : le décodage H.264 et H.265 y demande la version Studio.

Un détail utile si vous montez sur Windows : l’export en ProRes, longtemps réservé à la version payante, est ouvert à la version gratuite depuis la mise à jour 19.1.4 de mars 2025. Beaucoup de comparatifs en ligne l’ignorent encore.

Dernier point d’honnêteté, et c’est la contrepartie d’un logiciel de montage FPV gratuit aussi capable : Resolve est exigeant avec le matériel. Ce n’est pas un logiciel qu’on lance sur un portable d’entrée de gamme en espérant monter du 4K en temps réel. Si votre machine tire la langue, la solution habituelle consiste à monter sur des fichiers proxy, une fonction incluse dans la version gratuite.

Gyroflow fonctionne-t-il avec la version gratuite de DaVinci Resolve ?

Oui. Et c’est souvent ce point qui décide du choix d’un logiciel de montage FPV gratuit chez les pilotes, parce que la stabilisation par gyroscope embarqué est devenue un passage obligé de nos montages.

Un rappel rapide pour ceux qui découvrent, et à qui notre article sur Gyroflow donnera le contexte complet : Gyroflow est un logiciel libre qui exploite les données du gyroscope enregistrées par la caméra pendant le vol. Il recale ces données sur l’image et corrige les vibrations image par image, avec un résultat nettement supérieur aux stabilisations classiques. Il fonctionne avec les DJI O3 et O4, les Osmo Action et les GoPro, entre autres.

Le plugin qui l’intègre directement dans DaVinci Resolve appartient à la famille OpenFX, et c’est précisément là que naît l’inquiétude, parce que les plugins de ce type ont longtemps été réservés à la version payante. Ce n’est pas le cas ici. La documentation officielle de Gyroflow est claire : le plugin s’utilise dans les deux versions. Une seule fonction demande la version Studio, le chargement automatique du projet Gyroflow correspondant au clip sélectionné, parce qu’elle passe par du script externe. En version gratuite, vous chargez le projet à la main avec le bouton Browse, ou vous rappelez le dernier projet enregistré. C’est un clic de plus, pas un mur.

Où trouver les formations gratuites officielles de Blackmagic ?

Sur le site de Blackmagic, dans la section formation. C’est la partie que peu de gens connaissent, et c’est pourtant l’argument le plus fort quand on cherche un logiciel de montage FPV gratuit pour débuter.

Blackmagic publie une collection de guides officiels au format PDF, téléchargeables gratuitement. Chacun suit une approche par projet, avec des leçons pratiques, les fichiers d’exercice à télécharger, et un examen de certification en ligne. On y trouve le guide du débutant, le guide du monteur, le guide de l’étalonnage, le guide des effets visuels et un guide audio.

La nouveauté, et c’est ce qui motive cet article : la traduction française avance guide par guide. Quatre sont désormais disponibles en français, et le guide du monteur vient d’être annoncé par Blackmagic. Seul le guide audio Fairlight reste en anglais à ce jour.

Une précision pour éviter la mauvaise surprise : ces guides portent sur DaVinci Resolve 20, alors que la version 21 est sortie depuis. Ce n’est pas un problème pour apprendre. Les fondamentaux du montage, de l’étalonnage et du mixage ne changent pas d’une version à l’autre, et l’interface reste très proche. Vous apprendrez sur la 20, vous travaillerez sur la 21 sans effort de traduction mentale.

Par où commencer avec ses premiers rushes FPV ?

Dans l’ordre, et sans essayer de tout apprendre le premier soir. Un logiciel de montage FPV gratuit ne coûte rien à installer, mais il coûte du temps à apprendre, alors autant l’investir au bon endroit.

Commencez par le guide du débutant, qui vous fait faire le tour des pages du logiciel. DaVinci Resolve est organisé en pages spécialisées, une pour le dérushage, une pour le montage, une pour l’étalonnage, et cette organisation déroute quand on vient d’un logiciel classique. Une fois cette logique comprise, le reste vient vite.

Enchaînez avec le guide du monteur, celui qui vient de sortir en français, pour la partie qui vous servira tous les jours : découper, ajuster, gérer le rythme.

Gardez l’étalonnage pour après. C’est la partie la plus gratifiante en FPV, celle qui transforme une image plate en séquence qui claque, mais elle n’a de sens qu’une fois le montage maîtrisé. J’avais consacré plusieurs vidéos au sujet, dont une sur le pack de LUT de Johnny FPV et une autre sur les astuces pour gagner du temps, qui a aussi son article sur le blog. Elles datent, l’interface a évolué depuis, mais la logique de travail reste la bonne.

Etalonnage par noeuds dans un logiciel de montage FPV gratuit, DaVinci Resolve
L’étalonnage par nœuds sur un rush FPV : exposition, Rec709, LUT, saturation et netteté s’enchaînent, chaque nœud faisant une seule chose.

Et si on veut aller plus loin un jour ?

C’est le deuxième argument qu’on oublie de mettre en avant, et il pèse lourd sur la durée.

Si un jour vous voulez la réduction de bruit, les outils IA ou le multi-GPU, vous achetez DaVinci Resolve Studio à 295 dollars. Une fois. La licence est perpétuelle, et Blackmagic n’a jamais facturé le passage d’une version majeure à la suivante : votre licence Studio 20 vous ouvre la 21 sans repasser à la caisse.

Comparez avec le modèle par abonnement de la concurrence, où vous payez tous les mois, et où le jour où vous arrêtez de payer, vous n’ouvrez plus vos propres projets. Sur cinq ans, l’écart n’est pas discutable. Et surtout, vous n’êtes jamais obligé de franchir le pas : la version gratuite ne se dégrade pas avec le temps et ne vous harcèle pas.

Le verdict pour un pilote FPV

Le meilleur logiciel de montage FPV gratuit en 2026 reste DaVinci Resolve, et de loin. Sa version gratuite couvre le besoin réel d’un pilote : de l’Ultra HD à 60 images par seconde, un étalonnage de niveau professionnel, le son dans le même logiciel, et Gyroflow qui tourne. Les limitations existent, mais elles concernent surtout des usages de production que nous n’avons pas.

Le vrai coût d’entrée d’un logiciel de montage FPV gratuit n’est pas financier, il est dans l’apprentissage : Resolve est un outil profond, qui demande quelques heures avant de se laisser apprivoiser. C’est précisément là que les guides officiels gratuits changent la donne, parce qu’ils remplacent les vingt tutoriels contradictoires qu’on enchaîne sans méthode.

Si vous vous équipez en ce moment, notre article sur le choix d’un système de transmission FPV vous aidera à savoir quelle qualité d’image vous aurez à monter. Et pour aller plus loin sur vos rushes, le tuto sur l’ajout des sticks en overlay montre une autre façon d’habiller une vidéo de vol.

Les liens utiles

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David Zouari https://www.formationfpv.fr/ <![CDATA[Binder ELRS depuis sa radio : la nouveauté 4.1.0 qui remplace le WiFi]]> https://culturefpv.fr/?p=33457 2026-08-04T06:07:34Z 2026-08-03T11:47:31Z Binder ELRS depuis sa radio est enfin possible avec la version 4.1.0 : plus de WiFi, plus de reflash. Voici la procédure, et ses limites.]]>

Changer sa bind phrase a longtemps été la petite corvée de l’ExpressLRS. Il fallait sortir le téléphone, se connecter au réseau WiFi du module, ouvrir une page web, recommencer côté récepteur, ou pire, repasser par le flasheur. Depuis la version 4.1.0, sortie le 17 juillet 2026, c’est terminé : on peut désormais binder ELRS depuis sa radio, directement, sans WiFi et sans reflasher quoi que ce soit. Tout se passe dans un script Lua, sur l’écran de la radio. Voici ce que ça change concrètement, comment le mettre en place, et surtout ce qu’il faut savoir avant de se lancer.

Ce qui change vraiment avec ELRS 4.1.0

Jusqu’ici, il existait deux façons de poser une bind phrase. La première consistait à l’écrire dans le flasheur avant d’envoyer le firmware, donc à reflasher chaque fois qu’on voulait en changer. La seconde, plus souple, passait par le WiFi. On allume le module, on attend qu’il crée son réseau, puis on s’y connecte avec le téléphone. On saisit la phrase dans l’interface web, et on répète l’opération côté récepteur. C’est exactement la méthode que je montrais dans mon Short sur le bind ELRS, et elle fonctionne très bien.

Le problème, c’est le nombre d’étapes. Deux connexions WiFi, deux pages web, un téléphone qui décroche parfois du réseau au mauvais moment. La release 4.1.0 le résume d’une phrase : « You can now set a bindphrase on a transmitter or receiver directly from a Lua script ». Autrement dit, la radio devient le seul outil nécessaire.

Binder ELRS depuis sa radio : ce qu’il vous faut

Avant de vous lancer, trois conditions. D’abord, votre matériel doit tourner en ExpressLRS 4.1.0 ou plus récent, côté émetteur comme côté récepteur. Ensuite, il vous faut le bon script Lua. C’est le point qui piège le plus de monde : ce n’est pas le script ExpressLRS habituel de votre carte SD. C’est un script séparé, dédié à la gestion des bind phrases, distribué en archive ZIP depuis la page de la release.

Enfin, et c’est la vraie limite de cette méthode : il vous faut une radio à écran couleur. L’interface de ce script repose sur LVGL, une brique graphique qu’EdgeTX ne compile que dans ses versions pour écrans couleur, depuis la 2.11. Sur une radio à écran monochrome, une Pocket ou une GX12 par exemple, le script ne s’affiche tout simplement pas, et ce n’est pas une question de version de firmware. Une variante d’interface en noir et blanc a été développée depuis par les contributeurs, mais ce n’est pas celle qui accompagne la release.

La procédure pour binder ELRS depuis sa radio

La mise en place se fait en deux temps. D’abord l’installation du script, ensuite l’utilisation.

Pour l’installation, téléchargez l’archive depuis la page de la release ExpressLRS, puis branchez votre radio en USB et sélectionnez le mode stockage. L’archive contient deux dossiers, scripts et widgets. Copiez-les sur la carte SD de la radio, qui possède déjà des dossiers portant ces noms. Ne supprimez rien : les fichiers viennent simplement s’ajouter aux existants.

Ensuite, l’utilisation au quotidien. Appuyez sur la touche Système de votre radio, et vous trouverez un nouvel outil, le gestionnaire de bind phrase. Il vous propose de lire l’UID actuel de l’émetteur, puis de saisir une nouvelle phrase et de l’appliquer. La radio confirme la mise à jour et l’UID affiché change sous vos yeux. Côté récepteur, la manœuvre habituelle reste valable. Trois cycles d’alimentation le passent en mode bind, puis on utilise le bouton de liaison du script ExpressLRS classique.

Sur ce même écran, un sélecteur Target vous laisse choisir si la phrase part vers l’émetteur ou vers le récepteur. Juste en dessous, la zone Bind Phrase History garde en mémoire les phrases déjà utilisées.

Binder ELRS depuis sa radio : le script Lua ExpressLRS Bind Phrase affiché sur l'écran de la radio
Le gestionnaire de bind phrase sur la radio : l’identifiant de l’émetteur en haut, le champ de saisie, le sélecteur Target et l’historique. Capture issue de la vidéo de Joshua Bardwell.

Un mot sur la bind phrase elle-même. La documentation officielle demande au moins huit caractères alphanumériques. En dessous, elle ne sera pas acceptée.

L’historique des phrases, le vrai confort au quotidien

C’est la fonction dont on parle le moins et qui change pourtant le plus de choses. Le gestionnaire mémorise les bind phrases que vous avez utilisées, et vous permet de basculer de l’une à l’autre en quelques clics.

Prenons un cas concret. Vous séparez vos machines par famille : une phrase pour les multirotors, une autre pour les ailes, une troisième pour vos modèles roulants. Vous n’avez plus à vous souvenir de laquelle correspond à quoi. Vous la sélectionnez dans la liste et vous partez voler. Pour ceux qui pilotent plusieurs types d’engins avec la même radio, c’est probablement l’argument le plus convaincant de cette version.

Une bind phrase visible à l’écran, faut-il s’en inquiéter ?

Puisque la radio conserve l’historique, elle affiche vos phrases en clair. La question de la confidentialité revient donc immédiatement, et elle mérite une réponse nette plutôt qu’un haussement d’épaules.

La documentation officielle ExpressLRS est explicite sur ce point : « The binding phrase is not for security, it is for anti-collision ». La bind phrase n’a jamais été un mot de passe. Elle sert à éviter que deux pilotes du même terrain se lient accidentellement à la machine de l’autre. Ce n’est pas un dispositif de protection contre une prise de contrôle malveillante, et ça ne l’a jamais été.

Il y a d’ailleurs une subtilité technique intéressante. Votre phrase n’est pas utilisée telle quelle par le système. Elle passe dans un calcul qui produit un identifiant numérique, l’UID. C’est lui qui sert réellement à la liaison. Vous pouvez relire l’UID de votre émetteur, mais impossible de remonter à la phrase qui l’a généré. En revanche, l’historique du script, lui, stocke bien les phrases pour vous les représenter.

Les autres nouveautés d’ELRS 4.1.0

Le reste de la version est plus discret, mais deux points méritent l’attention.

La puissance dynamique a été réglée plus finement. L’algorithme abaisse désormais la puissance d’émission plus volontiers qu’avant, ce qui économise la batterie de la radio et évite d’envoyer plus d’énergie que nécessaire dans l’air. Par ailleurs, les alertes « telemetry lost » se déclenchent beaucoup moins souvent, grâce à un délai de tolérance qui s’adapte aux conditions. Rappelons au passage que cette alerte n’a jamais annoncé un failsafe. Elle signale que des paquets de télémétrie remontant du récepteur se perdent. Vos commandes, elles, partent avec bien plus de puissance et continuent de passer.

Enfin, les récepteurs qui mesurent la tension de batterie peuvent maintenant être calibrés depuis l’interface web, avec une précision au millivolt. De quoi corriger un relevé qui se traîne un dixième de volt à côté de la réalité.

Faut-il binder ELRS depuis sa radio dès maintenant ?

Si vous êtes déjà en 4.x, la mise à jour se fait sans rupture. Le confort gagné vaut clairement le détour. Si vous êtes encore en 3.x, sachez que le passage à la branche 4 avait introduit une incompatibilité : le premier chiffre de version doit correspondre entre votre émetteur et vos récepteurs. Il faudra donc mettre tout le monde à jour en même temps, pas seulement la radio.

Une réserve honnête pour finir. Cette méthode demande de télécharger une archive et de manipuler la carte SD, ce qui reste plus engageant qu’un simple réglage dans un menu. Si vous ne changez votre bind phrase qu’une fois par an, la méthode WiFi de mon Short fera parfaitement l’affaire. Mais si vous jonglez entre plusieurs machines, vous allez vite vous demander comment vous avez fait sans.

Un mot sur la source. C’est la vidéo de Joshua Bardwell consacrée à ELRS 4.1 qui a mis cette fonction en lumière, et c’est d’elle que provient la capture ci-dessus. Les points techniques ont ensuite été recoupés avec la documentation officielle ExpressLRS et les notes de version.

Pour aller plus loin, la documentation officielle ExpressLRS sur le binding détaille toutes les méthodes de liaison existantes, et les notes de version 4.1.0 listent l’intégralité des changements. Si la mise à jour du firmware vous rebute, j’ai aussi écrit un guide pour flasher ELRS depuis son téléphone avec l’application ELRS Mobile.

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David Zouari https://www.formationfpv.fr/ <![CDATA[Gimbal capacitif : BETAFPV dévoile le NexRadio, une première mondiale]]> https://culturefpv.fr/?p=33450 2026-07-27T06:45:56Z 2026-07-24T12:00:00Z BETAFPV dévoile le NexRadio, premier gimbal capacitif numérique au monde : sans usure, immunisé aux interférences, 13 bits. Sortie le 24 juillet.]]>

Le gimbal capacitif vient de faire son entrée dans le FPV, et c’est BETAFPV qui ouvre le bal avec le NexRadio, présenté comme le tout premier gimbal RC à capteur capacitif numérique au monde. Derrière ce nom un peu barbare (BETAFPV parle de DCS, pour Digital Capacitive Sensor) se cache une idée simple : mesurer la position du stick sans aucun contact physique. Là où un gimbal classique s’appuie sur un potentiomètre qui frotte, ou sur un capteur à effet Hall qui lit un champ magnétique, le gimbal capacitif détecte les mouvements via un milieu diélectrique qui tourne, en lisant une variation de capacitance. Résultat annoncé par la marque : plus d’usure mécanique, une immunité aux interférences magnétiques et une précision de 13 bits sans calibration.

Pourquoi ça mérite qu’on s’y arrête ? Parce que le gimbal, c’est votre interface de pilotage. C’est le point de contact entre vos doigts et la machine, le fameux toucher du stick dont dépend toute la finesse d’un vol. Une nouveauté sur ce terrain, ça compte. Attention tout de suite : on parle ici d’un produit en pré-série, dont la sortie est calée au 24 juillet, avec des chiffres qui viennent uniquement du constructeur. Aucun test indépendant n’existe encore.

L’essentiel. BETAFPV lance le NexRadio, présenté comme le premier gimbal capacitif numérique au monde : détection sans contact, immunité aux interférences magnétiques et RF, résolution de 13 bits (8192 pas) sans calibration. Compatible RadioMaster full-size et EdgeTX F4+. Sorti le 24 juillet, données constructeur, annoncé à 40 dollars le set.

Le gimbal capacitif NexRadio de BETAFPV, la paire throttle et auto-centrage
Le set NexRadio : un gimbal des gaz et un gimbal auto-centrant. Photo BETAFPV.

C’est quoi un gimbal capacitif ?

Un gimbal capacitif, c’est un gimbal dont le capteur de position ne touche rien. Concrètement, quand vous bougez le stick, un élément diélectrique tourne et fait varier une capacitance électrique, que l’électronique traduit directement en position numérique. Pas de piste qui s’use, pas d’aimant à lire. BETAFPV appelle ce capteur le DCS (Digital Capacitive Sensor) et en fait l’argument central du NexRadio.

L’intérêt, sur le papier, tient en un mot : l’absence de contact. Sur un potentiomètre traditionnel, c’est le frottement permanent d’un curseur sur une piste résistive qui finit par dégrader la précision du centrage et la linéarité. En supprimant ce contact, BETAFPV annonce une durée de vie qui, toujours selon la marque, approche l’infini de façon théorique. Le mot est important : théorique. C’est un argument de conception, pas une mesure d’endurance vérifiée sur la durée. La marque promet aussi un toucher très doux, ce qu’il faudra évidemment sentir soi-même en main pour juger.

En quoi le gimbal capacitif diffère d’un potentiomètre ou d’un capteur à effet Hall ?

La différence tient au principe même de mesure. Voici les trois grandes familles, telles que BETAFPV les oppose.

Le potentiomètre résistif, c’est la vieille école. Une piste, un curseur qui frotte, une tension analogique en sortie. Simple et éprouvé, mais l’usure mécanique dégrade la linéarité avec le temps, et c’est justement le point faible que le capacitif prétend régler.

Le capteur à effet Hall a été la grande évolution de ces dernières années. Il lit un champ magnétique, donc il n’y a plus de frottement, d’où sa longévité. Son défaut, mis en avant par BETAFPV, c’est sa sensibilité aux perturbations magnétiques et le fait que sa linéarité doit souvent être corrigée par logiciel.

Le gimbal capacitif, lui, produit un signal 100 % numérique de bout en bout. BETAFPV affirme qu’il est immunisé aux champs magnétiques (contrairement au Hall) et à l’ondulation de tension des systèmes analogiques, et qu’il garde sa précision même dans un environnement électromagnétique chargé ou sous forte émission RF. Sur le papier, c’est le meilleur des deux mondes. En vrai, ça reste à confirmer manette en main.

Résistif, Hall, capacitif : le tableau qui résume tout

BETAFPV fournit un comparatif direct des quatre technologies. Le voici tel quel, en gardant en tête qu’il s’agit du point de vue du constructeur.

CritèreRésistif analogiqueHall analogiqueHall numériqueCapacitif numérique
Principe de détectionDivision de tension résistiveIntensité du champ magnétiqueAngle vectoriel du champ magnétiqueCapacitance bipolaire
Sortie du signalTension analogiqueTension analogiqueSignal numériqueSignal numérique
Précision de quantification12 bits12 bits12 bits13 bits
Anti-interférence (champs magnétiques)ForteFaibleModéréeExtrêmement forte
Durée de vie500 000 à 1 M cyclesThéoriquement illimitéeThéoriquement illimitéeThéoriquement illimitée
Précision de centrageFaibleModéréeModéréeExtrêmement haute
LinéaritéSe dégrade avec l’usureCorrigée par logicielCorrigée par logicielNaturellement excellente
Résistance à la dérive thermiqueFaibleFaibleModéréeExtrêmement forte

Que valent les specs annoncées du NexRadio ?

Le chiffre à retenir, c’est la résolution. Le NexRadio DCS échantillonne en 13 bits, soit 8192 pas, et surtout, BETAFPV annonce que cette précision est atteinte par conception, sans calibration ni filtrage logiciel. En clair, la linéarité serait naturellement excellente au lieu d’être rattrapée par du soft, comme sur les gimbals Hall.

Voici les caractéristiques annoncées pour le NexRadio DCS.

CaractéristiqueNexRadio DCS
Capteur de positionCapacitif numérique (DCS)
Échantillonnage13 bits
Résolution8192 pas
Durée de vie du capteurSans contact (théoriquement illimitée)
Interface de communicationUART
Poids (par set)environ 84,8 g

Côté mécanique, BETAFPV annonce une course de stick ajustable (24°, 27° ou 30°), la bascule du mode auto-centrage sur l’axe des gaz, le réglage de la tension de centrage, de la friction et du crantage des gaz, ainsi qu’un embout fileté en M4, le tout en 3,3 V.

Sur quelles radios le NexRadio fonctionne-t-il ?

BETAFPV annonce une compatibilité avec les RadioMaster TX16 MII, TX15 et Boxer (contrôleur principal F4). Plus largement, le montage repose sur l’empreinte des trous de fixation des gimbals RadioMaster pleine taille, et la marque indique une compatibilité avec tous les émetteurs sous EdgeTX dotés d’un contrôleur principal F4 ou supérieur. Autrement dit, si vous pilotez sur une radio full-size RadioMaster récente, il y a de bonnes chances que ça rentre.

Gimbal NexRadio DCS vu de dessus avec sa sortie UART
Un gimbal NexRadio et sa sortie numérique en UART. Photo BETAFPV.

Si vous cherchez justement une radio de ce calibre, la RadioMaster TX15 fait partie des modèles compatibles, et c’est devenu mon daily driver. Pour les indécis, notre guide d’achat des radiocommandes FPV reprend les critères qui comptent vraiment avant de choisir.

Un gimbal capacitif, est-ce vraiment mieux ?

Sur le papier, le gimbal capacitif coche beaucoup de cases : pas d’usure, immunité aux interférences, meilleure linéarité, précision supérieure. Si tout se vérifie, c’est une vraie avancée pour l’interface de pilotage. Mais soyons clairs, et c’est le rôle de la chaîne de l’être : à ce stade, tout ce qu’on lit vient de BETAFPV. Il n’y a aucun test indépendant, et un capteur flambant neuf ne dit rien de son comportement au bout d’un an d’utilisation intensive, ni du ressenti réel sous les doigts. Le toucher d’un gimbal, ça ne se met pas en tableau. La stabilité de centrage dans le temps non plus. On prend donc ces arguments pour ce qu’ils sont : des promesses de constructeur, prometteuses, à confirmer.

Quand et comment se procurer le NexRadio ?

Le NexRadio est sorti le 24 juillet, en phase de beta test. Côté tarif, BETAFPV annonce 40 dollars le set de deux gimbals. La série de lancement, limitée à 100 exemplaires, a par ailleurs été proposée à prix réduit, autour de 32 dollars selon nos confrères de WE are FPV. Le manuel et le firmware, eux, sont toujours annoncés comme à venir. Pour les détails officiels, direction le site de BETAFPV. Dès qu’on pourra en mettre un entre les mains, on vous fera un vrai retour terrain.

Notre avis à ce stade

Le gimbal capacitif est une des rares vraies nouveautés sur un composant qu’on croyait figé, et rien que pour ça, le NexRadio mérite qu’on le suive de près. L’approche sans contact répond à un vrai défaut des potentiomètres, et l’immunité aux interférences est un argument qui parle à tous ceux qui volent avec de la puissance d’émission à côté des sticks. Reste la partie qu’aucune fiche technique ne tranche : le toucher, et la tenue dans la durée. C’est exactement ce qu’on ira vérifier dès la sortie. Prometteur sur le papier, on attend de le tester.

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David Zouari https://www.formationfpv.fr/ <![CDATA[Moteur modulaire Axisflying : on remplace un moteur en 15 secondes sans fer à souder]]> https://culturefpv.fr/?p=33443 2026-07-21T16:12:50Z 2026-07-21T16:12:50Z Le moteur modulaire Axisflying remplace un moteur en 15 secondes sans fer à souder. On décrypte la techno, les chiffres constructeur, avant d'ouvrir le débat.]]>

Le moteur modulaire Axisflying, c’est un moteur brushless FPV qu’on remplace en une quinzaine de secondes, sans fer à souder. L’idée est simple sur le papier. Au lieu de dessouder puis ressouder les fils à chaque fois qu’un moteur crame, Axisflying part sur une base fixe qu’on soude une seule fois sur le drone. Ensuite, le moteur vient se visser dessus, et le courant passe par contact sous pression. Un moteur mort ? On dévisse, on repose un neuf, on revisse, et c’est tout.

Sur le terrain, dessouder un moteur reste une des galères classiques du hobby, surtout quand on vole beaucoup et qu’on tape souvent. Alors une solution qui promet le swap sans fer à souder, forcément, ça intrigue.

Attention quand même. Tout ce qui suit vient des données constructeur. Personne, à notre connaissance, ne l’a encore testé en vol ni au banc de façon indépendante. On vous décrit donc la techno et les chiffres annoncés par Axisflying, puis on ouvre le débat. Est-ce que ça change vraiment la vie, ou est-ce qu’on troque la corvée du fer à souder contre une nouvelle source de pannes ? À vous de nous dire.

L’essentiel. Le moteur modulaire Axisflying repose sur une base soudée une seule fois au drone. Le moteur se visse dessus et le courant passe par pression, ce qui permet un remplacement annoncé à 15 secondes sans fer à souder. Trois tailles sont prévues (2207.5, 2306, 2406). Chiffres constructeur, aucun test indépendant à ce jour.

Vue éclatée du moteur modulaire Axisflying : base en aluminium 7075, PCB dorés, shims en cuivre nickelé et ressort triple-wave
Vue éclatée de la base : de haut en bas, PCB supérieur (60 A), shims en cuivre nickelé, PCB inférieur doré anti-corrosion, ressort ondulé résistant à plus de 200 °C, puis la base en aluminium 7075. Image Axisflying.

Comment fonctionne le moteur modulaire Axisflying ?

Réponse directe : on sépare le moteur en deux parties. D’un côté, une base fixe (la « Base Cap », en aluminium 7075, environ 2 grammes). De l’autre, le moteur complet, qu’on visse sur cette base avec quatre vis M3.

La base, elle, se soude une seule fois. Elle arrive pré-câblée d’usine (fils silicone en 20AWG) et on la relie à l’électronique au moment du montage. Axisflying évoque une soudure « haute température » sans en détailler précisément l’usage, donc on reste prudent sur ce point.

Une fois la base en place, le courant ne passe plus par une soudure sur le moteur, mais par un empilement sous pression. On trouve, dans l’ordre : un PCB supérieur (donné pour 60 A), des shims en cuivre nickelé, un PCB inférieur doré (contre la corrosion), puis un ressort ondulé « triple-wave » qui plaque le tout. Pas d’aimant ni de connecteur enfichable, juste des vis et la pression du ressort.

Le remplacement en 15 secondes, concrètement ?

Concrètement, Axisflying résume le swap en trois gestes. D’abord, on desserre les vis moteur sous le bras. Ensuite, on retire le moteur usé et on pose celui qu’on veut à la place. Enfin, on resserre les vis, et c’est reparti.

Remplacement d'un moteur Axisflying en trois étapes : desserrer les vis, échanger le moteur, resserrer
Le remplacement en trois étapes selon Axisflying : 1) desserrer les vis du moteur sous le bras, 2) échanger le moteur, 3) resserrer les vis. Image Axisflying.

Pas de fer à souder, pas de flux, pas de fils à re-router. Rien à voir avec un montage complet où l’on soude tout, comme quand je me suis monté un drone de race de A à Z. C’est là tout l’intérêt : sur un field, un moteur qui lâche ne signifie plus forcément la fin de la session. Par ailleurs, comme la base reste sur le drone, on peut aussi changer de KV ou de taille de moteur selon l’envie du jour, à condition que la pièce existe (on y revient plus bas).

Que valent les chiffres annoncés ?

Sur le papier, les chiffres sont costauds. Axisflying propose deux versions, en 2080KV et 1860KV, toutes deux en 4-6S, sur un moteur de 29,5 mm de diamètre pour 32 grammes (35 grammes avec le câble). Voici ce que donne le banc constructeur, hélice 51466 V2, en 6S.

Version2080KV1860KV
Poussée max1929 g1826 g
Courant max47,44 A40,95 A
Puissance max1109 W961 W
Régime max31 118 rpm30 770 rpm
Résistance interne66 mΩ78 mΩ

À pleine puissance, on parle donc de près de 1,9 kg de poussée et d’un pic à plus de 47 A pour la version 2080KV. Ce sont de vrais chiffres de 6S musclé. Mais attention : tout ça sort du banc d’Axisflying, pas d’un vol réel ni d’un test indépendant. On les prend donc pour ce qu’ils sont, des données annoncées.

Quelles tailles de moteurs sont vraiment disponibles ?

C’est LA question à se poser avant de rêver. Axisflying annonce trois tailles sur la même base : 2207.5, 2306 et 2406. Et là, il faut nuancer un point important.

Le 2406, c’est une taille plutôt lourde et puissante, taillée pour du 6S qui envoie. Ce n’est pas le format le plus courant en freestyle. Les pilotes de freestyle tournent le plus souvent en 2207.5 ou en 2306, justement les deux autres tailles de la gamme. Sur le principe, c’est donc une bonne nouvelle : les tailles qu’on utilise vraiment sont prévues.

Sur le principe seulement. Car à ce jour, c’est surtout le 2406 qui est clairement en vente. Les 2207.5 et 2306 apparaissent bien dans la série, mais sans page d’achat confirmée de notre côté. La disponibilité réelle, taille par taille, reste donc à confirmer. Et c’est justement une des vraies questions : est-ce que toute la gamme sortira, y compris les tailles qu’on utilise le plus ?

La jonction sous pression va-t-elle tenir dans le temps ?

C’est le vrai point d’interrogation. Un moteur FPV, ça vibre, ça chauffe, ça encaisse des dizaines d’ampères et ça prend la poussière, la boue et l’humidité. Remplacer une soudure par un contact mécanique sous pression, ça pose forcément la question de la tenue dans le temps.

Axisflying a des réponses. Le contact passe par des surfaces dorées (contre la corrosion) et un ressort en acier donné pour tenir plus de 200 °C. La marque annonce aussi avoir passé la connexion sur plus de 500 cycles de montage et démontage, plus des essais maison d’immersion, de forte charge et de chauffe prolongée.

Sur le papier, ça rassure. En pratique, ces tests viennent tous du constructeur, sans protocole public ni indice d’étanchéité normé. Est-ce qu’une jonction sous pression tiendra aussi bien qu’une bonne vieille soudure après six mois de crashs ? Honnêtement, pour l’instant, personne ne peut le garantir.

Moteur modulaire Axisflying : pratique ou vrai progrès ?

C’est là qu’on a besoin de vous. Sur le papier, le moteur modulaire Axisflying coche des cases : gain de temps, moins de fer à souder, réparation sur le terrain. Pour un débutant qui galère à la soudure, ou pour un pilote qui enchaîne les sessions, l’idée est séduisante.

Mais il y a l’autre camp. Un moteur qu’on soude directement, c’est éprouvé, léger, sans pièce en plus qui peut prendre du jeu. Certains diront qu’on ajoute de la complexité (des PCB, un ressort, des shims) là où une soudure de deux minutes faisait le travail. Sans oublier le surcoût de la base et le poids des pièces ajoutées.

Alors, gadget malin ou vraie avancée ? Dites-nous en commentaire ce que vous en pensez.

Le moteur modulaire Axisflying vaut-il le coup ? On attend de voler

Pour résumer, le moteur modulaire Axisflying propose une vraie idée neuve, avec des chiffres constructeur solides et une exécution qui a l’air soignée. Reste que tout ça demande à être confirmé, manette en main et fer éteint. Nous, on attend de pouvoir le tester en vol, et surtout dans la durée, parce que c’est là que ce genre de promesse se joue.

Pour l’instant, on ne l’a pas encore vu passer chez les revendeurs français. Si vous voulez creuser, direction la boutique d’Axisflying (moins de 30 dollars pièce au prix annoncé). Et surtout, dites-nous en commentaire si vous tenteriez le coup. On lit tout.

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David Zouari https://www.formationfpv.fr/ <![CDATA[AIO RateFPV F4 : la nouvelle AIO 40A qui vise SpeedyBee et Matek]]> https://culturefpv.fr/?p=33432 2026-07-20T11:06:34Z 2026-07-20T11:06:34Z L'AIO RateFPV F4, un contrôleur de vol 40A avec MCU AT32F435 et Bluetooth à 55 $, se pose en alternative à SpeedyBee et Matek. Ce qu'elle vaut sur le papier.]]>

L’AIO RateFPV F4 est un contrôleur de vol tout-en-un (FC plus ESC 40A) signé RATEFPV, une marque récente qui débarque avec un argument simple : proposer une AIO complète et pas chère au moment où SpeedyBee et Matek deviennent difficiles à trouver. Officiellement baptisée RATE F4 V4, elle mise sur un processeur AT32F435 cadencé à 288 MHz, un ESC 40A en 32 bits, le Bluetooth pour régler la bête au téléphone, un récepteur qui se branche sans soudure et un OSD intégré. Le tout est annoncé à 54,99 $ US sur le site du fabricant. Autant le dire tout de suite : je ne l’ai pas encore volée. Ce que vous lisez ici, c’est ce qu’elle vaut sur le papier, à partir des specs du fabricant et de la première prise en main de Painless360, croisées avec le recul de mes propres tests d’AIO 40A. Une review en vol, ce sera pour plus tard, si la bête arrive jusqu’à l’atelier.

L’essentiel : l’AIO RateFPV F4 est une AIO 40A à 55 $, animée par un AT32F435 à 288 MHz, avec Bluetooth, OSD intégré et récepteur sans soudure. Sur le papier, une alternative crédible à SpeedyBee et Matek pour un petit build. Pas encore testée en vol.

AIO RateFPV F4 : le stack tout-en-un 40A de RATEFPV, versions F4V4 et F4W
Le stack RateFPV F4 V4, en version F4V4 (claire) et F4W (noire). Photo RATEFPV.

C’est quoi l’AIO RateFPV F4 ?

L’AIO RateFPV F4, c’est le premier board tout-en-un d’une marque qui monte, RATEFPV. Le principe d’une AIO reste le même : on regroupe le contrôleur de vol et l’ESC (les quatre variateurs qui pilotent les moteurs) sur une seule carte, pour gagner de la place et du poids sur les petits châssis. Ici, on parle d’une carte compacte pensée pour les builds légers, avec un ESC donné pour 40 ampères. Le contexte de sortie est intéressant : Painless360, qui l’a déballée le premier, explique justement chercher des alternatives parce que ses valeurs sûres, SpeedyBee et Matek, sont devenues compliquées à trouver. RATEFPV arrive donc sur un créneau où il y a de la place à prendre.

Les specs de l’AIO RateFPV F4 sur le papier

Sur la fiche technique, l’AIO RateFPV F4 coche beaucoup de cases pour son prix. Voici ce qu’annonce le fabricant :

  • MCU AT32F435 à 288 MHz (donné environ 34 % plus rapide qu’un F722)
  • ESC 40A en firmware 32 bits
  • Compatible 3S à 6S
  • BEC 5 V / 3 A, plus une sortie 10 V / 2 A dédiée à l’alimentation d’un système vidéo HD
  • Bluetooth intégré pour la config au téléphone
  • Récepteur plug-and-play sans soudure, avec des pads de soudure élargis
  • OSD intégré, présenté comme un « 5-in-1 »

Le fabricant vise large : freestyle, racing, pilotage agressif, du débutant au confirmé. Deux points restent flous en revanche. D’abord l’OSD : RATEFPV ne dit pas s’il est analogique ou HD, or ça compte pour choisir son système vidéo. Ensuite l’ESC : la fiche annonce du 32 bits, sans préciser la souche, l’AM32 open source qui est la référence actuelle du milieu, ou l’ancien BLHeli_32 qui n’est plus développé. Sur un stack sorti en 2026, l’AM32 est le pari le plus logique, mais tant que le fabricant ne tranche pas noir sur blanc, on reste prudent.

AT32F435 à 288 MHz : pourquoi ce processeur intrigue ?

Parce que ce n’est pas un simple F4 des familles. Le sigle prête à confusion, mais il ne s’agit pas d’un STM32 F4 classique : c’est un AT32F435, un processeur cadencé à 288 MHz. Le fabricant le présente comme environ 34 % plus rapide qu’un F722, ce qui le rapproche des performances d’un F7 tout en gardant un tarif de F4. Concrètement, ça laisse de la marge pour les boucles PID rapides et les filtres gourmands. La prise en main de Painless360 va dans ce sens : sur son banc, le CPU tournait autour de 40 % de charge avec une boucle gyro et PID à 8 kHz, donc de la réserve. À confirmer en vol, mais l’argument matériel est réel.

Analogique ou HD : que sait-on du système vidéo ?

C’est un point plus solide qu’il n’y paraît. Le fabricant liste noir sur blanc une sortie d’alimentation 10 V / 2 A dédiée à la vidéo HD, en plus du 5 V / 3 A classique. Autrement dit, la carte est câblée d’origine pour alimenter un VTX HD (DJI, Walksnail), et c’est justement une différence avec ma SpeedyBee AIO 40A Bluejay, dont la sortie HD passe en direct lipo, sans BEC régulé dédié. Ce qui reste flou, c’est le type d’OSD lui-même : analogique, HD, ou les deux ? Le fabricant ne le précise pas, et la prise en main de Painless360 penche pour les deux, sans certitude. Sa doc, en « Chinglish », s’est même contredite sur la tension de ce BEC HD (10 ou 12 V selon la page), mais la fiche officielle, elle, tranche à 10 V / 2 A. Un dernier détail à confirmer une fois la carte en main.

Ce que révèle la première prise en main de Painless360

Comme personne ne l’a encore fait voler, la seule source terrain à ce jour reste le « first look » de Painless360 (déballage et inspection dans Betaflight, pas de vol). Plusieurs détails en ressortent, à prendre pour ce qu’ils sont, l’avis d’un seul testeur sur un exemplaire :

  • le gyroscope serait un ICM42688, une valeur sûre que j’apprécie aussi sur mes propres AIO ;
  • pas de support INAV pour l’instant, et ce n’est apparemment pas prévu à court terme, à noter si vous visez le vol longue distance ou l’aile ;
  • le « sans soudure » est partiel : le récepteur se branche, mais un GPS, un buzzer ou un kit vidéo analogique demandent encore le fer ;
  • les pads sont petits (un vrai test de vue selon lui), logique sur une carte aussi compacte ;
  • la cible réelle serait plutôt les petits moteurs (sous 2006), et un revendeur, RaceDayQuads, la range même dans la catégorie « whoop » 40A. À nuancer, mais ça situe l’usage.

Faut-il la préférer à une SpeedyBee AIO 40A ?

Trop tôt pour trancher, mais on peut déjà cadrer les attentes. Sur le papier, cette RATE F4 V4 a deux arguments face à ma SpeedyBee AIO 40A Bluejay : un processeur plus musclé (AT32F435 contre F405) et ce fameux BEC vidéo HD dédié. La SpeedyBee garde pour elle un écosystème rodé, son appli maison et une réputation installée. Et la ressemblance ne s’arrête pas aux specs : visuellement, la RateFPV rappelle une SpeedyBee de façon assez frappante, du dessin du dissipateur à l’agencement général de la carte. Sur la fiche aussi les deux sont très proches : format compact, 40A, Bluetooth, 3-6S, cible petits moteurs, et même une plaque d’entraînement à la soudure dans la boîte. Sur mes propres reviews d’AIO 40A, je le répète souvent : je vous présente le matériel, mais la durabilité d’un ESC, ça se juge sur la durée et via les retours de la commu, pas sur un déballage. C’est exactement là qu’en est cette carte : prometteuse sur la fiche, à confirmer sur le terrain.

Où trouver l’AIO RateFPV F4 et à quel prix ?

Pour l’instant, le plus simple reste le site du fabricant. L’AIO RateFPV F4 est annoncée à 54,99 $ US sur la page produit RATEFPV, ce qui la place clairement dans le camp des AIO accessibles. Côté revendeurs français, je ne l’ai pas encore vue passer chez les shops que je cite d’habitude au moment où j’écris ces lignes. Donc pas de lien boutique FR à vous donner sans risquer de vous envoyer sur une fiche qui n’existe pas. Si vous voulez creuser, la page du fabricant et la prise en main de Painless360 sont les deux meilleures sources du moment. Et dès qu’un exemplaire atterrit ici, ou qu’elle débarque chez un revendeur FR, je mets cet article à jour.

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David Zouari https://www.formationfpv.fr/ <![CDATA[Apprendre à piloter un drone FPV EP10 – Le dive drone FPV]]> https://culturefpv.fr/?p=33350 2026-08-15T17:22:53Z 2026-07-13T15:30:00Z Pour ce dixième épisode de la série « Apprendre à piloter un drone FPV », on…]]>

Pour ce dixième épisode de la série « Apprendre à piloter un drone FPV », on s’attaque au dive drone FPV, autrement dit la descente en split-s. Comme d’habitude, une map dédiée vous attend sur le simulateur Uncrashed via le lien en description : abonnez-vous à la map sur Steam, puis chargez-la depuis l’onglet communauté de la partie solo. Elle comporte deux grands panneaux et plusieurs tubes placés à différentes hauteurs.

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StudioSPORT vous offre un code promo CULTURE10 pour 10% de réduction sur votre première commande dans tout le rayon FPV. La map de l’épisode et celles des épisodes précédents sont disponibles sur le simulateur Uncrashed.

Les 12 épisodes de la série

Cette série vous emmène de vos tout premiers vols sur simulateur jusqu’aux figures. Chaque épisode s’appuie sur le précédent, le mieux est donc de les suivre dans l’ordre.

  1. Les bases, le matériel et le simulateur
  2. Le hover, le décollage et l’atterrissage
  3. La maîtrise des gaz
  4. Les virages coordonnés
  5. Maîtriser sa vitesse et le freinage
  6. Les virages, niveau intermédiaire
  7. Les défis indoor
  8. Les rates et les réglages de la machine
  9. Les astuces cinématique
  10. Le dive et le split-S
  11. Épisode 11, à venir
  12. Épisode 12, à venir

Descendre au plus près du mur

Le premier exercice consiste à monter le long d’un panneau, à placer un split-s en haut, puis à redescendre en restant le plus proche possible de la paroi. L’astuce, c’est de viser presque à dépasser le mur, voire légèrement derrière. Si on se retrouve un peu trop loin, un mini coup de gaz suffit à se rapprocher et à arrêter son élan. C’est plus sûr que d’arriver trop devant, car là, impossible de rattraper le coup.

Arrondir la sortie pour éviter le prop wash

En sortie de dive, l’erreur classique est de plonger tout droit, de tirer sur le pitch et de remettre les gaz d’un coup. La machine repasse alors dans son propre flux d’air : c’est le prop wash, ces turbulences qui secouent le quad et gâchent l’image. Pour l’éviter, on arrondit l’angle au maximum en commençant à tirer un peu plus tôt et en réaccélérant progressivement. Sur simulateur il n’y a pas vraiment de flux d’air, mais autant prendre le bon réflexe tout de suite.

Viser les tubes en split-s

La seconde partie reprend le même principe avec les tubes, qu’on attaque depuis le bas avec de la vitesse, comme dans la réalité. Au moment du split-s, le quad a tendance à se décaler, donc on vise légèrement à côté du centre pour compenser. Plus le tube est proche du sol, moins on a de temps pour redresser. Une petite vrille de rattrapage peut sauver la situation : le but est d’apprendre ce réflexe, tout en cherchant à ne plus en avoir besoin.

Disponibilité du simulateur Uncrashed

Pour travailler ce réglage rates drone FPV, il vous faudra le simulateur Uncrashed et une radiocommande compatible. Vous trouverez le simulateur Uncrashed chez StudioSPORT, ainsi qu’un pack complet radio T8L + licence Uncrashed (code promo : L5EFXC) pour ceux qui débutent. Avec le code CULTURE10, vous bénéficiez de -10% sur votre première commande dans le catalogue FPV.

Conclusion

Voilà de quoi travailler son dive drone FPV de façon progressive et sécurisée. À répéter en boucle jusqu’à ce que la descente devienne naturelle, sans compensation ni vrille forcée. Merci à StudioSPORT pour le soutien sur cette série, et n’hésitez pas à partager les exercices qui vous posent le plus de difficultés.

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David Zouari https://www.formationfpv.fr/ <![CDATA[Le jour ou la machine à battu le champion du monde : IA contre champion FPV – Tinydocs EP12]]> https://culturefpv.fr/?p=33372 2026-06-23T15:26:01Z 2026-07-06T15:30:00Z En juin 2022, dans un hangar près de Zurich, mille personnes assistent à une première mondiale…]]>

En juin 2022, dans un hangar près de Zurich, mille personnes assistent à une première mondiale : une IA contre champion FPV, et c’est la machine qui l’emporte. Sur la ligne de départ, Alex Vanover, champion du monde DRL. En face, un drone autonome baptisé Swift. Cette journée raconte trois trajectoires qui se croisent : un pilote, un chercheur et une machine qui a appris à voler toute seule.

Trois trajectoires vers Dübendorf

Alex Vanover, c’est l’incarnation du talent humain : champion national à dix-sept ans, premier rookie à remporter le championnat du monde DRL en 2019. En face, Davide Scaramuzza, professeur de robotique à Zurich, travaille depuis quinze ans sur les drones autonomes guidés par une seule caméra embarquée. Son but final n’a rien d’un jeu : retrouver des survivants dans un bâtiment effondré, là où le GPS ne passe plus.

La machine, elle, a tout appris à partir de zéro. Comme un enfant qui apprend à marcher, Swift s’est plantée des centaines de milliers de fois dans un simulateur. Un mois de vol réel tient en moins d’une heure de calcul.

IA contre champion FPV : la course et ses limites

Scaramuzza impose des règles équitables : même drone, même poids, même caméra. Swift signe le tour le plus rapide, une demi-seconde devant le meilleur humain. C’est la première fois qu’une machine bat des champions humains dans un sport physique réel.

Mais le revers est tout aussi parlant. Dès que la trajectoire dévie, l’IA crashe au lieu de rattraper. Un jour, l’ouverture des portes du hangar a suffi : la lumière du soleil a aveuglé Swift, incapable de voler. Et surtout, la machine ne voit pas ses adversaires : elle gagne en prenant l’avantage au départ, pas en doublant.

Et depuis ?

En avril 2025, à Abu Dhabi, une IA bat trois anciens champions du monde en compétition publique, à près de 96 km/h. Puis en janvier 2026, l’humain reprend la main : le champion Minchan Kim gagne cinq manches à quatre, même si l’IA signe le meilleur tour de tous.

Conclusion

Ce jour-là, la machine n’a pas battu l’humain. Elle a battu un chrono. Ce qui nous fait voler, nous, ce n’est pas le temps au tour : c’est la trouille avant de passer le trou, le style, la sensation. Ça, pour l’instant, la machine n’en a rien à faire. Reste ce « pour l’instant »…

Sources

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David Zouari https://www.formationfpv.fr/ <![CDATA[Flasher ELRS depuis son téléphone : le guide de l’app ELRS Mobile]]> https://culturefpv.fr/?p=33414 2026-07-03T15:33:08Z 2026-07-04T07:30:00Z Flasher ELRS depuis son téléphone, sans PC et hors-ligne : comment marche l'app ELRS Mobile, la mise à jour de votre récepteur en Wi-Fi, et ses limites.]]>

Bonne nouvelle pour ceux qui volent en ExpressLRS : on peut maintenant flasher ELRS depuis son téléphone, sans PC et même sans connexion Internet. L’application ELRS Mobile, disponible sur Android et iOS, télécharge les firmwares à l’avance, puis met votre récepteur à jour en Wi-Fi, directement sur le terrain. Jusqu’ici, il fallait passer par le web flasher sur ordinateur, la méthode que je montre dans mes tutos de flash. Désormais, votre smartphone suffit dans la plupart des cas. C’est vraiment pratique, mais l’app a aussi ses limites, et il vaut mieux les connaître avant de se lancer.

En bref : l’app ELRS Mobile permet de flasher et configurer votre récepteur ExpressLRS depuis votre téléphone, hors-ligne, par Wi-Fi. Parfait pour une mise à jour rapide sur le terrain. En revanche, elle ne gère pas le changement de target : pour ça, le web flasher sur PC reste indispensable.

Flasher ELRS depuis son téléphone : récepteur ExpressLRS et son bouton BOOT

C’est quoi l’app ELRS Mobile ?

L’app ELRS Mobile est une application développée par la communauté ExpressLRS. Son idée est simple : mettre en cache, sur votre téléphone, l’ensemble des cibles de firmware ELRS. Une fois ce cache téléchargé, chez vous, quand vous avez du réseau, vous pouvez flasher n’importe quel récepteur compatible sans la moindre connexion Internet. D’après la vidéo de Joshua Bardwell qui la présente, l’app détecte l’appareil connecté et compile le firmware localement avant de l’envoyer. C’est donc une alternative mobile au web flasher classique, celui qu’on utilise sur ordinateur.

Pourquoi flasher ELRS depuis son téléphone ?

Le gros intérêt, c’est l’autonomie. Le web flasher habituel a besoin d’Internet à chaque flash, ce qui devient vite bloquant sur un terrain sans réseau. L’app mobile, elle, télécharge les firmwares à l’avance et travaille ensuite hors-ligne. Concrètement, vous préparez tout à la maison, puis vous pouvez flasher ELRS depuis son téléphone à peu près n’importe où : dans un champ, en déplacement, entre deux vols. Plus besoin de trimballer un PC ni de chercher un point d’accès Wi-Fi.

Comment mettre son récepteur en mode Wi-Fi ?

Avant tout flash, le récepteur doit passer en mode Wi-Fi. Deux méthodes existent. D’abord, le timeout automatique : si le récepteur est alimenté mais non lié pendant environ 60 secondes, il bascule tout seul en Wi-Fi, ce que signale une LED qui clignote rapidement. Ensuite, le bouton : sur un récepteur équipé d’un bouton BOOT, un premier appui maintenu donne le mode binding (double clignotement), et si vous continuez à maintenir, vous passez en mode Wi-Fi. Le récepteur crée alors un réseau nommé « Express LRS RX ». Le mot de passe par défaut est expresslrs, tout en minuscules.

Comment flasher ELRS depuis son téléphone, étape par étape ?

Voici la marche à suivre, une fois l’app installée :

  1. Préparez le cache. Chez vous, avec du réseau, ouvrez le Firmware Manager de l’app et téléchargez la version de firmware voulue. C’est la seule étape qui demande Internet.
  2. Passez le récepteur en mode Wi-Fi (timeout de 60 secondes ou bouton BOOT, voir plus haut).
  3. Connectez votre téléphone au réseau « Express LRS RX », avec le mot de passe expresslrs.
  4. Sélectionnez la target de votre récepteur dans l’app. Elle ne la choisit pas automatiquement, à vous d’indiquer le bon modèle.
  5. Lancez le flash et laissez l’app compiler puis envoyer le firmware. Le récepteur redémarre ensuite sur la nouvelle version.

Le principe reste le même que sur PC, sauf que tout se passe entre votre téléphone et le récepteur. Si vous débutez avec ExpressLRS, jetez d’abord un œil à mes tutos de flash côté récepteur et côté émetteur, qui posent les bases.

Flasher ELRS depuis son téléphone : quelles limites ?

L’app est encore jeune, et elle traîne quelques limites qu’il faut avoir en tête. Joshua Bardwell les détaille bien dans sa vidéo :

  • Pas de changement de target. L’app ne sait flasher qu’un firmware de la même target que celle déjà installée. Pour changer de target, il faut repasser par le web flasher sur ordinateur.
  • Firmware en cache uniquement. Vous ne pouvez flasher que les versions préalablement téléchargées dans le Firmware Manager. Rien en cache, rien à flasher.
  • Sélection manuelle de la target. Même si l’app détecte le device, c’est à vous de choisir la bonne target avant de lancer.
  • Pas d’export du .bin. L’app compile le firmware localement, mais ne permet pas de sauvegarder ce fichier pour le réutiliser ailleurs.

Rien de rédhibitoire, surtout que l’app évolue vite. Mais ces points expliquent pourquoi elle ne remplace pas encore totalement l’ordinateur.

Faut-il abandonner le flash au PC ?

Non, et ce n’est pas le but. Voyez plutôt l’app comme un complément. Pour la première installation d’un récepteur, un changement de target ou une configuration plus poussée, le web flasher sur ordinateur reste la référence. Pour une simple mise à jour de firmware sur le terrain, l’app mobile fait gagner un temps fou. Ainsi, les deux outils se complètent, ils ne s’opposent pas.

Alors, on flashe ELRS depuis son téléphone ?

Si vous volez en ExpressLRS et que vous mettez régulièrement vos récepteurs à jour, l’app mérite clairement une place sur votre téléphone. Elle brille surtout pour ceux qui volent loin de chez eux. Il vous faut évidemment un récepteur ExpressLRS et une radio compatible, comme la RadioMaster TX15 MAX ou la AX12, toutes deux en ELRS natif. Pour creuser, la documentation officielle ExpressLRS et la vidéo de Joshua Bardwell détaillent le sujet.

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David Zouari https://www.formationfpv.fr/ <![CDATA[Betaflight 2026.06 : les nouveautés qui comptent vraiment]]> https://culturefpv.fr/?p=33403 2026-07-03T15:32:11Z 2026-07-02T07:00:00Z Betaflight 2026.06 arrive : configurateur repensé, premiers pas vers le vol autonome, maintien sans GPS, profils de batterie… le tour des vraies nouveautés.]]>

Betaflight 2026.06 est la prochaine grande version du logiciel qui fait voler la quasi-totalité de nos drones FPV. Elle arrive très bientôt, et elle est même déjà disponible en préversion pour les curieux. Cette version ne se contente pas de corriger des bugs : elle repense entièrement le logiciel de configuration et pose les premières briques du vol autonome. Plutôt que de vous assommer avec la liste exhaustive des centaines de changements (tous détaillés dans les notes de version officielles), voici les nouveautés qui vont réellement changer quelque chose pour vous.

L’essentiel : Betaflight 2026.06 apporte un configurateur entièrement modernisé (une vraie appli web), les premières bases du vol par points de passage, le maintien de position sans GPS, des profils de batterie interchangeables et le support d’ExpressLRS 4.0.

Betaflight 2026.06 : pourquoi ce numéro de version ?

Commençons par le détail qui intrigue. Betaflight a changé sa façon de numéroter ses versions : fini les « 4.5 », place à la date. 2026.06 veut simplement dire « la version de juin 2026 ». C’est plus clair pour tout le monde, puisque d’un coup d’œil, vous savez si votre firmware est récent ou s’il commence à dater.

Le nouveau configurateur de Betaflight 2026.06

C’est le changement que tout le monde va voir en premier. Les développeurs ont entièrement reconstruit le configurateur, le logiciel dans lequel on branche son drone pour le régler. Ils ont abandonné la vieille base technique, qui datait, pour repartir sur des fondations modernes.

Concrètement, pour vous, ça donne une interface plus rapide, plus claire, qui se met à jour toute seule. Surtout, elle devient une véritable application web, accessible directement depuis le navigateur sur app.betaflight.com. Plus besoin d’installer un logiciel qui prend la poussière. C’est le prolongement de ce que je montrais déjà dans ma vidéo sur le configurateur version navigateur, sauf que cette fois, c’est la direction officielle de Betaflight, et ça marche aussi sur mobile.

Interface de Betaflight 2026.06, onglet Installation avec le modèle 3D du drone

Peut-on configurer son drone depuis un téléphone ?

De plus en plus, oui. En plus de l’appli web qui tourne sur mobile, 2026.06 introduit deux nouveautés pratiques. La première, c’est un flashage direct depuis Android : vous pouvez installer le firmware sur votre contrôleur de vol depuis un téléphone Android, sans passer par un ordinateur ni des outils compliqués.

La seconde, c’est un accessoire expérimental appelé Betaflight Bridge : un petit boîtier qui crée un pont Wi-Fi entre votre drone et vos appareils sans port USB pratique, comme un iPhone ou un iPad. Vous vous connectez alors à votre drone sans fil. C’est encore expérimental, mais la direction est claire : régler son drone depuis son téléphone, directement sur le terrain.

Faut-il encore un logiciel séparé pour analyser ses vols ?

Non, et c’est une belle simplification. L’appli intègre maintenant l’analyseur de boîte noire (le « blackbox »). La boîte noire, c’est l’enregistreur de vol de votre drone : elle note tout ce qui se passe pendant le vol, ce qui permet ensuite de comprendre un comportement bizarre ou d’affiner ses réglages. Avant, il fallait un outil à part. Maintenant, les graphiques, l’analyse des vibrations, la trajectoire GPS et la vue 3D sont accessibles au même endroit.

Betaflight 2026.06, le Blackbox Viewer intégré à l'application

Betaflight 2026.06 se met (doucement) au vol autonome

Voilà la nouveauté la plus spectaculaire sur le papier. Betaflight commence à intégrer le vol autonome par points de passage : on définit un parcours (jusqu’à 30 points), avec une vitesse et une altitude pour chacun, et une phase de décollage. Ce sont les premières briques pour qu’un drone suive une trajectoire tout seul.

Soyons honnêtes, ce n’est pas encore utilisable en vol réel. Pour l’instant, ça fonctionne uniquement en simulation. C’est une fondation posée pour l’avenir, pas une fonction prête à l’emploi. Mais la direction est claire, et Betaflight devient au passage compatible avec des logiciels de planification de mission comme QGroundControl. À suivre de près dans les prochaines versions.

Tenir sa position sans GPS, c’est désormais possible

Attention à ne pas confondre. Le maintien de position et d’altitude existait déjà sur Betaflight, mais il reposait sur le GPS. La vraie nouveauté de 2026.06, c’est de pouvoir le faire sans GPS, grâce à un capteur de flux optique (une petite caméra qui regarde le sol). Le capteur « lit » le défilement du sol pour détecter la moindre dérive et la corriger.

L’intérêt, c’est de pouvoir voler en intérieur, ou dans des endroits où le GPS ne passe pas, tout en gardant un drone qui reste bien en place au lieu de dériver. Jusqu’ici, on voyait surtout ce genre de capacité sur les drones grand public stabilisés, type DJI. La voir arriver sur nos machines Betaflight, c’est un vrai pas en avant.

Un GPS plus rapide et mieux branché

Le GPS progresse sur deux points. D’abord, une technologie appelée AssistNow aide le drone à accrocher les satellites plus vite au démarrage. Vous attendez donc moins longtemps avant de pouvoir compter sur le GPS Rescue, le retour automatique en cas de perte de signal.

Ensuite, Betaflight ouvre le support du DroneCAN, une façon plus propre et plus fiable de brancher certains accessoires comme le GPS. Au lieu d’un fil par fonction, plusieurs modules partagent le même bus, ce qui donne moins de câblage et des connexions plus robustes. Le GPS est le premier accessoire à en profiter.

Profils de batterie : passer de la LiPo à la Li-ion en un geste

Voilà une nouveauté toute bête mais bien pratique, surtout si vous jonglez entre LiPo et Li-ion. Les deux chimies n’ont pas les mêmes seuils de tension : régler son drone pour de la LiPo, c’est déclencher l’alarme trop tôt en Li-ion, et le régler pour de la Li-ion, c’est risquer de vider une LiPo dangereusement bas.

2026.06 permet d’enregistrer plusieurs profils de batterie (jusqu’à trois), chacun avec ses propres seuils de tension, sa capacité et son nombre de cellules, puis de basculer de l’un à l’autre, même en plein vol, avec un simple interrupteur. Concrètement, votre 6 ou 7 pouces de long range peut passer en mode LiPo quand vous partez en freestyle ou en vol court, et en mode Li-ion quand vous visez la distance. Un seul drone, deux réglages, zéro reconfiguration à la main.

Betaflight 2026.06, onglet Alimentation et batterie avec les seuils de tension

ExpressLRS 4.0 : pour qui, exactement ?

Petite précision importante, parce que le sujet prête à confusion. Si vous pilotez avec un récepteur ExpressLRS externe (le cas le plus courant, un petit module branché sur le contrôleur de vol), ExpressLRS 4.0 fonctionnait déjà : votre récepteur parle au drone dans un langage (le CRSF) qui ne dépend pas de la version d’ExpressLRS. Pour vous, rien ne change.

La nouveauté de 2026.06 concerne les contrôleurs de vol qui ont l’ExpressLRS intégré directement dans la carte (ce qu’on appelle le « SPI »). Ces modèles-là gèrent maintenant ExpressLRS 4.0. La version 3 reste le réglage par défaut, donc là encore, rien ne bouge tant que vous ne le décidez pas.

Et sous le capot ?

Pour les plus curieux, 2026.06 élargit aussi la liste des matériels supportés, avec de nouvelles puces de contrôleurs de vol, dont des modèles plus puissants et même à double cœur. On note aussi une nouveauté amusante, un affichage OSD « pixel » sur le petit ordinateur Raspberry Pi Pico 2, capable de dessiner un horizon artificiel directement dans l’image analogique, sans puce dédiée. De quoi préparer les contrôleurs de vol de demain.

Faut-il installer Betaflight 2026.06 maintenant ?

Pour l’instant, Betaflight 2026.06 est en préversion (release candidate), et la version stable arrive dans les prochaines semaines. Si vous aimez tester et faire remonter les bugs, vous pouvez déjà l’essayer via l’appli web. Sinon, patientez quelques jours pour la version finale. Et surtout, sauvegardez vos réglages avant toute mise à jour, un réflexe que j’explique dans mes tutos Betaflight.

Que vous débutiez dans le FPV ou que vous soyez un habitué, une chose est sûre : entre le nouveau configurateur et les premières briques d’autonomie, Betaflight 2026.06 est l’une des versions les plus intéressantes depuis longtemps.

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David Zouari https://www.formationfpv.fr/ <![CDATA[Apprendre à piloter FPV EP09 – Astuces cinematique]]> https://culturefpv.fr/?p=33346 2026-08-15T17:22:46Z 2026-06-29T15:30:00Z Pour ce neuvième épisode de la série « Apprendre à piloter un drone FPV », on…]]>

Pour ce neuvième épisode de la série « Apprendre à piloter un drone FPV », on quitte un peu le pilotage pur pour aller piloter FPV cinématique sur le simulateur Uncrashed. Au programme, deux exercices simples mais redoutablement efficaces pour soigner ses plans. Comme d’habitude, l’exercice du jour est accompagné d’une carte que vous retrouverez dans le lien en description : il suffit de cliquer dessus, de l’ajouter, puis d’aller la charger dans la section solo/communauté du simulateur.

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Les 12 épisodes de la série

Cette série vous emmène de vos tout premiers vols sur simulateur jusqu’aux figures. Chaque épisode s’appuie sur le précédent, le mieux est donc de les suivre dans l’ordre.

  1. Les bases, le matériel et le simulateur
  2. Le hover, le décollage et l’atterrissage
  3. La maîtrise des gaz
  4. Les virages coordonnés
  5. Maîtriser sa vitesse et le freinage
  6. Les virages, niveau intermédiaire
  7. Les défis indoor
  8. Les rates et les réglages de la machine
  9. Les astuces cinématique
  10. Le dive et le split-S
  11. Épisode 11, à venir
  12. Épisode 12, à venir

Premier exercice : travailler son horizon

L’idée du premier exercice paraît bébête, mais elle est essentielle. On vole en ligne droite en essayant de garder l’horizon le plus droit possible, avec un minimum de correction. Le but n’est pas vraiment d’apprendre à voler droit, mais d’entraîner son cerveau à repérer quand l’horizon n’est pas droit. On voit beaucoup de vidéos de cinématique sur le net avec un horizon penché sur une belle ligne droite, et ça casse vraiment le plan.

Le réflexe à prendre, c’est d’anticiper plutôt que de rattraper. Et quand on doit corriger, on le fait de façon très douce pour que ça ne se voie pas. On pense aussi à sa hauteur et à la symétrie quand il y en a une. Répété de nombreuses fois, et à des périodes espacées, l’exercice finit par devenir une évidence.

Deuxième exercice : les orbites

La deuxième partie consiste à tourner autour d’un véhicule, à gauche puis à droite, en enchaînant des « 8 ». On garde la voiture dans le tiers de l’image, à distance constante, en dosant les gaz, le roll et le yaw pour trouver l’équilibre où plus aucune correction n’est nécessaire. Plus on s’approche du sujet, plus c’est difficile à garder dans le cadre, donc on reste à bonne distance.

En bonus, on peut tenter l’orbite avec un coup de roll dans le sens inverse de la marche. L’horizon est alors beaucoup plus penché, mais l’effet de marche arrière est assez sympa et permet de finir un plan différemment. C’est plus dur, c’est clairement l’étape d’après, mais ça vaut le coup d’y penger.

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La map de l’épisode.

Conclusion

Deux exercices accessibles pour progresser et apprendre à piloter FPV cinématique : un horizon maîtrisé et des orbites propres. Le secret reste la répétition espacée, pour que le cerveau intègre les bons réflexes. Merci à StudioSPORT pour le soutien sur cette série, et n’hésitez pas à partager vos retours sur les exercices qui vous posent problème.

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David Zouari https://www.formationfpv.fr/ <![CDATA[Un nouveau DJI O4 lite Wide officiel, le DJI O4 Wide Air unit !]]> https://culturefpv.fr/?p=33380 2026-06-26T06:50:02Z 2026-06-26T06:50:00Z Le DJI O4 Lite Wide est la nouvelle version du module DJI O4 Air Unit («…]]>

Le DJI O4 Lite Wide est la nouvelle version du module DJI O4 Air Unit (« O4 Lite ») dotée d’un objectif grand angle intégré. Son champ de vision passe de 117° à 159°, ce qui en fait la version la plus large de toute la gamme O4, devant le O4 Pro (155°). Tout le reste — capteur 1/2 pouce, 4K/60ips, portée 10 km, transmission O4 — reste identique au O4 Lite.
Disponible dès maintenant chez vos distributeurs Français DFR, La caméra embarquée et StudioSPORT.

Officiellement nommé DJI O4 Wide Air Unit, ce module reprend exactement le O4 Lite en ne changeant qu’une seule chose : la lentille. C’est la réponse de DJI à la principale critique faite au O4 Lite depuis sa sortie, son champ de vision trop étroit. On vous explique ce qui change, et pourquoi c’est une vraie bonne nouvelle, avec un astérisque.

Pourquoi le FOV du DJI O4 Lite posait problème ?

Si tu as déjà volé avec le O4 Lite en configuration stock, tu connais la sensation : avec un FOV plafonné à 117°, on a peu de champ sur les côtés, et ça se ressent surtout dans certaines phases de vol.

Dès qu’on accélère, on voit principalement le sol, le décor arrive vite et on manque de visibilité périphérique pour anticiper. En proximity et en vol près des obstacles, c’est encore plus flagrant : on voit moins large, donc on juge moins bien les distances et les espaces qu’on s’apprête à franchir. On se retrouve à voler plus en confiance avec un FOV large, simplement parce qu’on embrasse davantage la scène d’un coup d’œil.

Et ça empire dès qu’on active la stabilisation. RockSteady ou Gyroflow viennent recadrer dans l’image pour stabiliser, ce qui rogne encore le champ.

Comment la communauté FPV avait contourné le problème ?

Face à ce manque, le marché n’a pas attendu DJI. Depuis plus d’un an, on a vu fleurir une vraie petite industrie de solutions grand angle pour le O4 Lite :

  • Flywoo a dégainé en premier avec un adaptateur clip-on, puis une vraie lentille de remplacement co-développée avec Runcam montant à 155°, sans vignettage et avec une netteté préservée.
  • Happymodel a suivi avec son « FOV extender », plus léger mais avec un effet fisheye plus marqué.

Mais les fabricants ne sont pas les seuls à avoir bricolé une solution. La communauté elle-même a cherché ses propres réponses, notamment en récupérant des lentilles de DJI O3 pour les monter directement sur le capteur du O4 Lite dont nous vous parlions ici. L’objectif : élargir le champ tout en gardant une caméra légère, sans passer par un gros boîtier ou un adaptateur qui rajoute du poids.

Bref, tout l’écosystème s’était mis à chercher une réponse au problème que DJI n’avait pas voulu régler. Oscar Liang lui-même, en testant la lentille Flywoo, avait lâché une phrase qui résume tout : « voilà ce que le O4 aurait dû être dès le départ ». Visiblement, DJI a fini par tendre l’oreille.

Qu’est-ce qui change sur le DJI O4 Lite Wide ?

Le nouveau module s’appelle officiellement le DJI O4 Wide Air Unit. Et soyons clairs : c’est exactement le même O4 Lite, mais avec un objectif grand angle intégré.

Même capteur 1/2 pouce, même enregistrement DVR en 4K/60ips, même portée annoncée jusqu’à 10 km en FCC (6 km en CE), même transmission numérique O4, mêmes compatibilités lunettes (DJI Goggles 3, N3, 2 et Integra). Seule la lentille change.

Mais quelle différence : le FOV grimpe de 117° à 159° (valeur mesurée par DJI en 4:3, mode Wide, stabilisation EIS désactivée). Au passage, ça en fait carrément la version la plus large de toute la gamme O4, devant le O4 Pro et ses 155°. Pas mal pour le petit modèle d’entrée de gamme.

Quels points de vigilance avant d’acheter le DJI O4 Lite Wide ?

Avant de remplacer ton O4 Lite par ce nouveau module, il y a deux questions techniques qu’il faut absolument se poser, et sur lesquelles on n’a pas encore toutes les réponses, le produit venant tout juste de sortir.

1. L’espacement des vis : toujours du 16 mm ?

Le boîtier caméra conserve une largeur de 14 mm, identique au O4 Lite, et la distance entre les deux trous de fixation semble être la même, donc a priori le fameux espacement de 16 mm qu’on connaissait. Mais c’est à confirmer une fois le module en main, d’autant que le type de visserie pourrait avoir changé. C’est un point crucial : si l’espacement bouge, ton support actuel ne sera plus compatible et il faudra l’adapter.

2. Peut-on retirer le boîtier pour gagner du poids ?

Sur l’ancien O4 Lite, on pouvait retirer le boîtier de la caméra pour obtenir quelque chose de beaucoup plus léger, un atout précieux sur les builds minimalistes. La vraie question, c’est de savoir si c’est toujours possible sur le O4 Lite Wide avec sa lentille grand angle. Et si oui, est-ce que le diamètre de la lentille elle-même reste compatible avec les supports existants ? Beaucoup de canopies et de supports fonctionnent en serrant directement la lentille : si DJI a changé son diamètre, ça pourrait casser cette compatibilité. A vérifier dès qu’on aura un module à démonter.

Dernier élément à garder en tête : la production du O4 Lite classique serait arrêtée. Une fois les stocks écoulés chez les revendeurs, le O4 Lite Wide deviendra la seule option sur ce segment.

Disponibilité et prix

Vous trouverez ce refresh chez nos distributeurs Français dès aujourd’hui à 149€ :

Le DJI O4 Lite Wide est-il adapté à toutes les machines ?

Le DJI O4 Lite Wide corrige un vrai point faible du O4 Lite et devrait logiquement devenir la référence pour toute machine légère en numérique DJI. Le gain en immersion avec ce FOV de 159° devrait se sentir dès les premiers vols, surtout en freestyle ou en indoor où les murs arrivent vite dans le champ.

Reste un point à surveiller : le poids. Avec ses 13,3 g caméra comprise, le O4 Lite Wide prend plus de 5 g par rapport au O4 Lite original. Sur un Kayou Mini, ça ne posera pas d’énormes problèmes. En revanche, sur les plus petits — les 65 mm et 75 mm — cette différence de quelques grammes va clairement jouer sur le comportement de la machine. À garder en tête selon le build.

Et pour ceux qui se posent la question : non, le gyro n’a pas changé, c’est toujours le même que sur le O4 Lite. Pour le reste ? DJI a écouté le marché. Et ça, c’est suffisamment rare pour être salué.

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David Zouari https://www.formationfpv.fr/ <![CDATA[FPV Connect : partager l’image de ses lunettes sur n’importe quel écran]]> https://culturefpv.fr/?p=33325 2026-06-05T09:19:44Z 2026-06-22T15:30:00Z Aujourd’hui, on vous parle du FPV Connect, un petit boîtier conçu en France par MeeKaah, pilote…]]>

Aujourd’hui, on vous parle du FPV Connect, un petit boîtier conçu en France par MeeKaah, pilote bien connu de la communauté. Son principe : récupérer le retour vidéo de vos lunettes DJI et le renvoyer sur n’importe quel écran HDMI. On voit ça de suite !

Le concept du FPV Connect

L’idée derrière ce boîtier est simple : avoir un truc plug and play qui permet de balancer le signal de n’importe quelle lunette DJI sur n’importe quel écran. C’est autonome grâce à une batterie 18650 logée à l’intérieur, et c’est utilisable en quelques secondes. Vous appuyez sur un bouton, vous branchez votre câble HDMI à un écran, vous reliez vos lunettes à l’USB du boîtier, et vous avez directement le retour d’image.

La latence est quasi nulle, en tout cas proche de celle que vous avez déjà dans les lunettes. C’est très loin des solutions type téléphone qui souffrent d’une latence très élevée.

À qui ça s’adresse ?

Les usages sont multiples : partager l’image en session entre potes sur un écran, faire de la régie pour des tournages, du streaming live, ou encore servir de retour pour les compétitions. MeeKaah a d’ailleurs développé un pack de 4 boîtiers à prix réduit, pensé pour les organisateurs de courses qui ont besoin de plusieurs retours d’écran simultanés. Ce système à été utilisé sur l’évènement des BandoLovers « Bando Race » qui a eu lieu en mai.

Les caractéristiques du boîtier

Sur le dessus du boîtier on trouve juste une petite trappe d’aération. Sur la face avant, on a un port mini-HDMI (un adaptateur vers HDMI standard est fourni), le port USB pour les lunettes, un bouton de démarrage, et un bouton pour basculer entre mode classique et mode moderne. La sortie vidéo est en 1080p jusqu’à 60fps.

La batterie 18650 est interchangeable, ce qui est plutôt malin : annoncée pour 6 heures d’autonomie en continu, vous pouvez simplement remplacer la cellule pour repartir pour 6 heures.

Compatibilité du FPV Connect

Côté lunettes, le boîtier est compatible avec les Goggles V1 et V2 en mode classique, et les Goggles 2, Integra, N3 et Goggles 3 en mode moderne. Côté VTX, c’est compatible avec tous les VTX DJI : O3, O4, AirUnit V1, Caddx Vista et RunCam Link. La liste exacte des drones compatibles est dispo sur le site de FPV Connect.

Disponibilité du FPV Connect

Le FPV Connect est vendu directement par son créateur sur son site, au prix de 250€ pour le boîtier seul. Un pack Split-Screen de 4 boîtiers est aussi proposé avec une économie de 92€ pour ceux qui ont besoin de plusieurs retours simultanés.

À noter qu’il faudra prévoir une cellule 18650 (non fournie) pour profiter de l’autonomie sur batterie.

Conclusion

Le FPV Connect répond à un vrai besoin dans la communauté, avec une approche plug and play vraiment réussie. Le tarif de 250€ représente un budget, mais c’est un produit français monté à la main, et nettement moins cher que la concurrence type Cosmos Trimmer (~400$) qui demande en plus des licences par VTX et par lunette. Bravo à MeeKaah pour le boulot fourni sur ce projet.

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David Zouari https://www.formationfpv.fr/ <![CDATA[Choisir son système de transmission FPV en 2026 ! DJI, Walksnail, HDzero, … lequel choisir ?]]> https://culturefpv.fr/?p=33323 2026-06-05T09:18:09Z 2026-06-15T15:30:00Z Le système FPV, c’est tout ce qui sert à voir ce que voit le drone :…]]>

Le système FPV, c’est tout ce qui sert à voir ce que voit le drone : la caméra embarquée, le VTx qui émet le signal, et le récepteur intégré aux lunettes ou en module externe. Et choisir système FPV 2026 n’est pas une mince affaire, parce qu’on s’engage avec une marque et une techno qui ne sont pas compatibles entre elles. Cette vidéo refait le tour des 8 systèmes qui cohabitent aujourd’hui, leurs forces, leurs faiblesses, et mes recommandations à la fin.

L’analogique, toujours là

Le système historique, en 5.8 GHz. Image basse définition (480-576 lignes), sensible aux interférences, mais latence ultra-basse (10-15 ms) et perte de signal progressive bien visible. Les caméras sont peu chères (15 à 40€), les VTx tout petits, et tout est compatible avec tout : on peut mixer marques de VTx et de lunettes sans souci. Encore très utilisé en race et chez certains pilotes long range pour la prévisibilité du signal. Pour débuter à petit budget, ça peut faire le job, mais il faudra probablement passer au numérique un jour.

DJI : la référence numérique

DJI reste la référence en qualité d’image et de transmission, avec trois générations de VTx encore en circulation. Le DJI O3 Air Unit a marqué un vrai saut technologique avec son enregistrement intégré et son flux 1080p 100fps. Aujourd’hui, la dernière génération propose le DJI O4 Air Unit (8g, format 25×25, pour les whoops et petites machines, dispo aussi chez DFR et chez LCE) et le DJI O4 Air Unit Pro avec capteur 1/1.3″, 4K 120fps et 15 km de portée annoncée, aussi chez StudioSPORT ou chez LCE. Côté lunettes, les DJI Goggles 3 (aussi chez StudioSPORT) sont compatibles O3 et O4, et les DJI Goggles N3 (aussi chez StudioSPORT) restent l’option masque la plus accessible. Le prix reste le principal frein, et les compatibilités entre générations demandent un peu d’attention.

Walksnail, l’alternative qui tient la route

Considérée comme la meilleure alternative à DJI hors race, Walksnail propose un large catalogue de VTx et de lunettes, dont le très bon kit Avatar HD Moonlight qui filme jusqu’en 4K 60fps (également chez StudioSPORT). Les Walksnail Goggles X (dispo aussi chez StudioSPORT) ont l’avantage rare d’accepter une entrée HDMI et une entrée analogique, ce qui en fait un masque vraiment polyvalent. L’image est un cran en dessous du O4 Pro, et le développement firmware est moins régulier que chez DJI, mais l’écosystème est cohérent.

HDZero, l’analogique++ en numérique

HDZero est un système numérique unidirectionnel : la latence reste fixe et très basse, proche de l’analogique, mais en HD. En contrepartie, c’est l’image qui se dégrade quand le signal faiblit. C’est le choix par défaut en race avec l’analogique. Le HDZero Freestyle V2 VTx (aussi chez StudioSPORT) et les HDZero BoxPro Goggles (également chez LCE) couvrent bien le besoin. Les lunettes acceptent aussi des entrées HDMI et analogique, intéressant pour cumuler les technologies.

Artlynk et Ascent : les nouveaux low-cost

Deux systèmes basés sur le même chipset open partagé. Côté BetaFPV, l’Artlynk P1 Air Unit couplé aux VR04 HD Goggles permet un système complet sous les 200€. Côté Caddx, c’est le système Ascent, avec ses Goggles dédiées. Image au-dessus de l’analogique mais en-dessous de Walksnail et DJI, latence plus haute (60-67 ms), puissance limitée pour l’instant. L’aspect collaboratif du chipset laisse espérer d’autres marques compatibles dans les mois à venir.

OpenIPC et OpenHD, l’open source

Pas une marque mais des projets communautaires. OpenIPC fonctionne grossièrement sur du WiFi, plafonné à 4 Mbps en 720p pour l’instant. OpenHD est dédié au long range, surtout pour les ailes. Prix bas, totale liberté, mais setup technique, beaucoup de glitch et écosystème encore fragile. Pour bricoleurs qui veulent participer au développement.

Quel système FPV choisir en 2026 ?

Si le budget suit, Goggles 3 + O4 ou O4 Pro reste ce qui se fait de mieux : image, portée, enregistrement. Budget plus serré ou crainte du lock-in DJI, Walksnail est une vraie alternative. Pour la race, plutôt HDZero ou analogique. Pour tester le numérique à petit prix, Artlynk peut faire un point d’entrée, en gardant en tête les limites actuelles. Et pour les bricoleurs, OpenIPC reste le terrain de jeu open source.

Conclusion

Le panorama est plus dense qu’il y a un an, et le choix dépend avant tout de la pratique et du budget. Aucun système n’est universellement le meilleur, chacun fait des compromis entre image, latence, portée et prix. La vidéo détaille chaque techno avec des slides, n’hésitez pas à mettre pause pour bien tout voir.

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David Zouari https://www.formationfpv.fr/ <![CDATA[Publie un crash, et gagne 200€ – Semaine du FPV, Promos FPV StudioSPORT]]> https://culturefpv.fr/?p=33363 2026-06-05T08:59:47Z 2026-06-08T15:30:00Z Cette semaine, place aux Promos FPV StudioSPORT avec un événement baptisé la Semaine du FPV. L’occasion…]]>

Cette semaine, place aux Promos FPV StudioSPORT avec un événement baptisé la Semaine du FPV. L’occasion est aussi l’occasion de participer à un concours de crashs organisé sur le groupe Facebook Culture FPV, avec 200€ en bon d’achat à la clé. On vous explique tout ça en quelques lignes.

La Semaine du FPV, c’est quoi ?

La Semaine du FPV est un événement organisé par StudioSPORT, qui propose toute la semaine des promotions sur leur site. On retrouve notamment 15% de remise sur une gamme de produits : drones, radiocommandes, lunettes et masques FPV, contrôleurs de vol, ESC, châssis, moteurs, et d’autres références encore. Les promos durent toute la semaine, donc il y a de quoi regarder si vous aviez un achat en tête.

Vous retrouvez l’ensemble des Promos FPV StudioSPORT directement sur leur page dédiée à l’événement.

Un concours de crashs pour gagner 200€

Pour marquer le coup, StudioSPORT a demandé à Culture FPV d’organiser un concours de crashs. Le principe est simple : un post est épinglé dans le groupe Facebook Culture FPV, et vous postez votre vidéo de crash en commentaire.

Le vote se fait directement sur les commentaires : vous mettez un « j’aime » sur le crash qui vous a le plus plu. Le dimanche à minuit, on arrête tout. Le commentaire qui a récolté le plus de votes remporte 200€ en bon d’achat chez StudioSPORT.

Comment participer

Pour résumer, rendez-vous dans le groupe Facebook, postez votre plus beau crash en commentaire du post épinglé, et faites voter la communauté. Pensez aussi à voter pour vos crashs préférés. Le tout se joue jusqu’à dimanche minuit, donc autant ne pas trop traîner pour participer.

Conclusion

Une vidéo courte cette fois, mais l’occasion était sympa à relayer. Entre les Promos FPV StudioSPORT de la Semaine du FPV et le concours de crashs à 200€, il y a de quoi faire un bon achat ou tenter sa chance avec une vidéo. Les liens sont dans la description, on se retrouve très vite sur la chaîne !

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David Zouari https://www.formationfpv.fr/ <![CDATA[SendIT EP12 – Mai 2026 – Freestyle 100 abonnés]]> https://culturefpv.fr/?p=33341 2026-05-30T08:27:40Z 2026-05-30T08:27:38Z SendIT propose un format hybride mêlant émission en direct et compétition vidéo continue pour les pilotes…]]>

SendIT propose un format hybride mêlant émission en direct et compétition vidéo continue pour les pilotes de drone FPV. Le concept repose sur un système de participation ouvert : les pilotes intéressés complètent un formulaire de candidature dans lequel ils sélectionnent une vidéo issue de leur chaîne YouTube.

En amont du live, un processus de sélection combine évaluation objective et jugement subjectif pour déterminer les contenus diffusés. Pendant l’émission, le public découvre les vidéos retenues et participe activement via un système de vote. Chaque vidéo est notée selon des critères préétablis tels que le flow ou la technicité du pilotage.

La flexibilité du format permet d’ajuster ces critères d’une édition à l’autre, offrant ainsi la possibilité de tester et d’affiner les paramètres d’évaluation les plus adaptés à la communauté FPV.

Les autres épisodes

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David Zouari https://www.formationfpv.fr/ <![CDATA[Apprendre le pilotage drone FPV EP08 – Méthode de réglage rates drone FPV]]> https://culturefpv.fr/?p=33319 2026-08-15T17:22:41Z 2026-05-25T15:30:00Z Aujourd’hui, on revient un peu aux sources avec l’épisode 8 de la série « Apprendre à…]]>

Aujourd’hui, on revient un peu aux sources avec l’épisode 8 de la série « Apprendre à piloter un drone FPV ». Pas mal de questions reviennent régulièrement en commentaires sur la machine utilisée et les rates appliqués lors des exercices. Du coup, on se concentre dans cet épisode sur la méthode de réglage rates drone FPV, que ce soit sur simulateur ou sur une vraie machine.

StudioSPORT vous offre des codes promos !

StudioSPORT vous offre un code promo CULTURE10 pour 10% de réduction sur votre première commande dans tout le rayon FPV. La map de l’épisode et celles des épisodes précédents sont disponibles sur le simulateur Uncrashed.

Les 12 épisodes de la série

Cette série vous emmène de vos tout premiers vols sur simulateur jusqu’aux figures. Chaque épisode s’appuie sur le précédent, le mieux est donc de les suivre dans l’ordre.

  1. Les bases, le matériel et le simulateur
  2. Le hover, le décollage et l’atterrissage
  3. La maîtrise des gaz
  4. Les virages coordonnés
  5. Maîtriser sa vitesse et le freinage
  6. Les virages, niveau intermédiaire
  7. Les défis indoor
  8. Les rates et les réglages de la machine
  9. Les astuces cinématique
  10. Le dive et le split-S
  11. Épisode 11, à venir
  12. Épisode 12, à venir

La machine et l’angle de caméra

Côté machine, rien de très exotique. Les réglages utilisés dans la série restent proches des paramètres par défaut, donc pas la peine d’y passer des heures. Le seul point sur lequel insister, c’est l’angle de caméra : autour de 25° pour commencer, c’est un bon point de départ. Ensuite, à vous de le faire évoluer en fonction de votre aisance et de la vitesse à laquelle vous voulez voler.

Comprendre les trois paramètres des rates

Avant d’attaquer les réglages, un petit rappel sur ce qu’on touche dans Betaflight. Il y a trois valeurs principales : la sensibilité au centre du stick (la vitesse de rotation quand on est au milieu), le max rate (la vitesse atteinte stick à fond), et l’expo (qui aplatit la courbe au centre pour gagner en précision sur les petits mouvements). Le but, c’est d’augmenter la résolution du stick là où on passe le plus de temps, c’est-à-dire dans le premier tiers autour du centre.

Petit conseil : ne partez pas des rates Betaflight par défaut, qui sont un peu plus compliqués à régler. Préférez les rates Actual, plus simples à appréhender.

Méthode pour le max rate

Pour caler le max rate, la méthode est simple. Essayez de faire spontanément un 360° en roll, puis en pitch, puis en yaw, sans regarder l’écran et sans chercher à finir droit. Si votre flick ne se termine pas complet (3/4 de tour), c’est que vos rates sont trop lents : il faut les augmenter. Si vous dépassez le 360°, c’est l’inverse, il faut les réduire.

Le but, c’est que la machine s’adapte à vous, pas l’inverse. Faites-le sur plusieurs séances, parce que votre cerveau va s’habituer aux rates en place, et il faut le « décaler » progressivement vers ce qui vous convient vraiment.

Méthode pour la vitesse au centre et l’expo

La vitesse au centre et l’expo se règlent ensemble parce qu’elles sont liées. Commencez avec une vitesse de centre autour de 100 et un expo à 0,4-0,5. Pour tester, faites des virages longs et observez si la machine vous paraît lourde à tourner. Si oui, augmentez la vitesse de centre. Si vous débordez à l’extérieur des virages, ça ne tourne pas assez vite. Si vous coupez trop à l’intérieur, c’est l’inverse.

Pour affiner l’expo, cherchez à passer dans de petits trous. Si vous corrigez sans arrêt avec des sur-corrections successives, c’est que l’impact de vos petits mouvements est trop fort : il faut ralentir un peu la vitesse de centre et augmenter l’expo en parallèle.

Disponibilité du simulateur Uncrashed

Pour travailler ce réglage rates drone FPV, il vous faudra le simulateur Uncrashed et une radiocommande compatible. Vous trouverez le simulateur Uncrashed chez StudioSPORT, ainsi qu’un pack complet radio T8L + licence Uncrashed (code promo : BJYU1D) pour ceux qui débutent. Avec le code CULTURE10, vous bénéficiez de -10% sur votre première commande dans le catalogue FPV.

Conclusion

Voilà pour cet épisode qui aurait probablement dû arriver plus tôt dans la série. L’important, c’est de prendre le temps de faire ce réglage rates drone FPV sur plusieurs séances, et d’observer entre chaque session si votre temps d’adaptation diminue. S’il diminue, vous êtes sur la bonne voie. S’il augmente, c’est qu’il faut repartir dans l’autre sens. Bons vols !

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David Zouari https://www.formationfpv.fr/ <![CDATA[BetaFPV ArtLynk vs Caddx Ascent : lequel vaut le coup ?]]> https://culturefpv.fr/?p=33263 2026-05-22T08:37:47Z 2026-05-18T15:30:00Z Depuis quelques mois, deux nouveaux systèmes de FPV HD pas cher ont fait leur apparition sur…]]>

Depuis quelques mois, deux nouveaux systèmes de FPV HD pas cher ont fait leur apparition sur le marché : le BetaFPV ArtLynk, embarqué sur l’Aguila20, et le Caddx Ascent, au cœur du Protos. Deux approches similaires sur le papier — des VTX HD légers, au format compact, pensés pour les petites machines — mais avec des résultats en vol assez différents.

Une philosophie commune, des performances distinctes

Les deux systèmes partagent la même ambition : proposer de la vidéo HD numérique à petit prix. Le VTX du système ArtLynk monte à 200 mW, celui de l’Ascent plafonne à 100 mW. Ce n’est pas une comparaison à armes parfaitement égales, mais David précise lui-même que la puissance n’explique pas tout.

La mise en place est simple dans les deux cas, et les interfaces des lunettes se ressemblent beaucoup — probablement parce que les deux systèmes partagent des composants proches.

Ce qui change vraiment en vol

C’est là que les choses se différencient. Avec le système BetaFPV ArtLynk, quand le signal commence à baisser en s’éloignant, l’image se compresse progressivement avant que le framerate ne chute. Le résultat reste volable plus longtemps.

Avec le Caddx Ascent, c’est l’inverse : dès qu’on s’éloigne un peu, c’est d’abord le framerate qui décroche. À partir d’une cinquantaine de mètres, ça devient difficile à voler sereinement. Et même de près, la latence est présente — pas rédhibitoire pour voler tout droit, mais gênante dès qu’on veut accélérer ou manœuvrer.

L’ArtLynk donne une sensation bien plus fluide, et le drone Aguila20 vole clairement mieux que le Protos. BetaFPV a une vraie expertise dans la construction de quads, ça se ressent.

Disponibilité FPV HD pas cher

BetaFPV Aguila20 HD Kit (système ArtLynk) :

VTX P1 Air Unit (ArtLynk seul) :

Lunettes BetaFPV VR04 HD :

Lunettes BetaFPV VR04 HD PRO :

Caddx Protos Fly More Combo (système Ascent) :

Walksnail Ascent Lite HD Kit (VTX seul) :

Lunettes Walksnail Ascent HD :

Conclusion

Les deux systèmes sont jeunes et recevront des mises à jour — le tableau peut donc encore évoluer. Dans l’état actuel, l’ArtLynk de BetaFPV sort clairement devant : meilleure gestion de la dégradation du signal, drone plus agréable à piloter. Le Caddx Ascent a du potentiel, Caddx ayant une vraie expertise en transmission vidéo HD, mais pour l’instant la latence et la chute de framerate à distance pénalisent l’expérience. Si l’idée de se lancer dans le FPV HD pas cher vous titille, l’Aguila20 est aujourd’hui le choix le plus abouti des deux.

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David Zouari https://www.formationfpv.fr/ <![CDATA[Les coulisses de Fly Or Die racontées par l’équipe]]> https://culturefpv.fr/?p=33310 2026-05-15T10:51:36Z 2026-05-15T10:51:35Z Après la diffusion du documentaire sur France 3 Grand Est et france.tv, on s’est retrouvé en…]]>

Après la diffusion du documentaire sur France 3 Grand Est et france.tv, on s’est retrouvé en live pour parler des coulisses de Fly Or Die avec une partie de l’équipe. Zerpo, le papa de PiratFrames, co-auteur, co-réalisateur et directeur artistique du projet, était à mes côtés. Trois des quatre pilotes du documentaire ont aussi répondu présents : Benoît Fink, Joris Pierrat et Pellafoin. L’occasion de revenir sur trois ans de travail et de partager pas mal d’anecdotes sur la fabrication du film.

Trois ans de travail pour les coulisses de Fly Or Die

Le projet a démarré il y a presque trois ans. Entre l’idée de départ, la recherche d’un diffuseur, l’écriture et les tournages, le temps file vite. Sans diffuseur, rien ne se fait dans ce milieu, et il a fallu environ deux ans pour en trouver un. La production a été assurée par Sépia et la diffusion par France 3 Grand Est. Gwenaël, co-auteur, co-réalisateur et monteur, a apporté son expérience du documentaire, là où Zerpo et moi avons découvert le métier au fur et à mesure de l’aventure.

L’écriture a été un gros morceau, et probablement la partie qu’on a le plus sous-estimée au départ. On pensait qu’un documentaire, ça se tournait au fil de la vie des personnages, en les suivant simplement caméra à l’épaule. En réalité, sans budget énorme permettant des dizaines de journées de tournage, il faut scripter une bonne partie des séquences pour pouvoir raconter une histoire cohérente. Gwenaël a couché les mots sur papier à partir de tout ce qu’on lui racontait sur les disciplines et les pilotes. Il a fait un boulot monstrueux pour relier les quatre parcours entre eux, faire en sorte qu’un personnage en présente un autre, et garder un fil narratif solide sur l’ensemble de la série.

les coulisses de Fly Or Die

Le choix des quatre pilotes

Quatre disciplines, quatre personnages : freestyle avec Pellafoin, long range avec Joris Pierrat, cinéma FPV avec Benoît Fink, et race avec Killian Rousseau. Le choix s’est fait au feeling, avec l’envie de bosser avec des gens qu’on aime, qui sont à l’aise devant la caméra, et qui représentent bien leur pratique aujourd’hui. Plusieurs autres profils ont été envisagés, certains n’étaient pas disponibles, d’autres pas spécialement à l’aise dans l’exercice, et d’autres encore plus assez spécialisés dans le FPV pour coller au format.

les coulisses de Fly Or Die

Le parti pris assumé dès le départ : pas de voix off. Dans la plupart des documentaires, une voix off est écrite en amont, puis retravaillée en fonction des rushes pour combler les trous. Ici, on a fait le choix inverse : ce sont les pilotes eux-mêmes qui racontent leur histoire, ce qui rend le film plus incarné mais demande des intervenants capables de porter le récit. C’est aussi pour ça que le casting a été aussi important : sans voix off pour rattraper les choses au montage, il faut des personnages qui parlent juste et qui savent transmettre leur passion à l’oral.

Quinze jours de tournage et beaucoup de rush, les coulisses de Fly Or Die

Quinze jours de tournage effectifs, étalés sur de longs mois de l’été 2025. Le tournage s’est fait principalement à la FX3 en caméra principale, avec une caméra secondaire selon les jours, un preneur de son équipé d’une perche stéréo pour donner de la profondeur, et des équipes complètes de France 3 sur cinq journées. À la fin, trois disques durs de 2 To étaient remplis de rush, avec des split screens un peu partout dans le film qui demandaient toujours plusieurs points de vue sur chaque action.

les coulisses de Fly Or Die

Une partie complexe a été la synchronisation entre les caméras au sol et les images des drones. Sur les caméras, des entrées dédiées permettent de caler le son. Sur les drones, rien de tout ça. Astuce de tournage : on montrait des time codes sur le téléphone face aux caméras embarquées pour pouvoir tout recaler en post-production. Une bidouille toute simple mais indispensable pour que le montage final tienne la route.

Direction artistique et musique

Côté image, la série Moto sur Netflix a servi de référence, avec ses couleurs chaudes et ses contre-plongées légères qui donnaient une vraie identité visuelle. On a passé un certain temps à générer des images de test pour essayer de visualiser ce qu’on voulait avant de partir en tournage, parce que sans expérience, il est très difficile de juger d’une idée artistique tant qu’elle reste sur le papier. Sur le terrain, chaque pilote est filmé avec sa propre couleur dominante et son propre thème musical, deux éléments volontairement discrets mais qui changent l’ambiance d’un épisode à l’autre et aident à la compréhension globale.

La musique a été composée spécialement pour le documentaire par Lionel Pierres, en parallèle des tournages. Le processus s’est fait par allers-retours réguliers : il envoyait des bouts de morceaux, on les posait sur les premiers montages pour voir si ça collait, puis il retravaillait. Donner un avis pertinent sur une musique encore en brouillon n’est pas évident, surtout quand on n’a pas l’habitude, mais le résultat final est vraiment cohérent avec l’identité du film. Une mixtape regroupant toutes les musiques de la série est d’ailleurs disponible sur Spotify pour celles et ceux qui ont accroché à la bande-son.

Conclusion

Trois ans de travail, des rencontres, des galères, beaucoup d’apprentissage et un projet qu’on n’aurait jamais imaginé mener jusqu’au bout au démarrage. Les coulisses de Fly Or Die, c’est avant tout l’histoire d’une petite équipe qui s’est lancée sans expérience du documentaire et qui a tenu bon pendant trois ans pour amener le projet sur une chaîne nationale. Si vous n’avez pas encore vu le docu, il est disponible sur france.tv et sur YouTube. Et si vous voulez creuser encore plus, le live complet est aussi dispo en replay sur la chaîne.

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David Zouari https://www.formationfpv.fr/ <![CDATA[Oxbot Lumo18 – un petit whoop indoor et outdoor en DJI O4]]> https://culturefpv.fr/?p=33288 2026-04-20T11:00:21Z 2026-05-11T15:30:00Z Aujourd’hui, on vous parle d’un tout petit whoop, l’Oxbot Lumo18. Avec ses hélices en 1.8″, il…]]>

Aujourd’hui, on vous parle d’un tout petit whoop, l’Oxbot Lumo18. Avec ses hélices en 1.8″, il est équipé d’une caméra DJI O4 Lite, et c’est vraiment fait pour voler à la fois en intérieur et en extérieur. Ça donne quoi ? On voit ça de suite !

Caractéristiques de l’Oxbot Lumo18

Oxbot est une marque récente qui s’est d’abord fait connaître avec ses firmwares ESC OX32, avant d’attaquer le segment des drones complets. Le Lumo18 est leur petit whoop 1.8″, sur une base de frame tout en plastique moulé, avec des bras qui font partie intégrante de la structure. C’est peut-être le point qui pourrait inquiéter côté durabilité, mais à l’usage ça tient très bien les petites touchettes.

À l’avant, la partie caméra est logée dans un boîtier custom avec un système de soft-mount assez visible, qui absorbe les vibrations transmises à la caméra. Le Lumo18 existe d’ailleurs en version O4 Lite standard et en version O4 Ultra-Wide, qui embarque un boîtier optique plus large façon Flywoo pour un FOV élargi. C’est cette dernière que j’ai testée.

Côté électronique, on retrouve des moteurs 1103 en 12000 kV (assez élevé, mais logique en 2S), une FC F405 couplée à un ESC 12A, et un récepteur ELRS 2.4 GHz intégré directement sur la carte. Le tout s’alimente en 2S, avec une recommandation autour de 550 mAh, même si la machine accepte des lipos entre 350 et 850 mAh. Le quad dispose aussi d’un emplacement pour lipo et d’un strap — vous pouvez découper l’emplacement si vous voulez monter des lipos plus grosses.

Deux petits détails sympas à noter : un mini-buzzer piezo à l’arrière, rare sur ce genre de format, et une bande de LED animées intégrée à la frame. Des stickers personnalisables sont aussi fournis pour customiser la machine.

Et on en pense quoi ?

Première surprise, ça vole vraiment très bien out of the box. Le soft-mount fait bien son boulot, et malgré les bras en plastique, on ne sent pas de vibrations problématiques. La machine est un peu trop vive à mon goût en sortie de boîte — il manque un peu de smoothing sur les courbes. Rien de bloquant, un simple réglage dans Betaflight et c’est corrigé, mais c’est dommage parce que pour les débutants, ça aurait pu être directement nickel.

En vol, c’est très agréable. On peut faire du cruising, passer entre les branches, enchaîner quelques split-s et power loops sans difficultés. On n’est pas sur un 5 pouces, donc on sent que ça manque un peu de patates à la reprise, mais c’est tout à fait raisonnable pour la catégorie. Le grand FOV de la version Ultra-Wide est un vrai plus par rapport à l’O4 Lite standard, avec lequel on se sent vite à l’étroit.

Côté durabilité, difficile de se prononcer après quelques vols, mais je n’ai pas eu de mauvaises surprises sur les premières touchettes. L’ensemble est cohérent, complet, avec une finition correcte pour le prix.

Conclusion

L’Oxbot Lumo18 est une bonne surprise dans la gamme des petits whoops en O4 Lite. À 259,99 $ en version Ultra-Wide sur le site officiel, on se retrouve avec une machine bien pensée, qui vole très bien, et qui permet aussi bien l’indoor que l’outdoor avec un rendu image plutôt propre une fois stabilisé. Les petits défauts (tune un poil vif, bras en plastique) n’enlèvent rien à l’intérêt global de la machine.

Disponibilité de l’Oxbot Lumo18

L’Oxbot Lumo18 est disponible directement sur le site officiel Oxbot (259,99 $ en version O4 Ultra-Wide), ou chez Banggood (285,99 $).

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David Zouari https://www.formationfpv.fr/ <![CDATA[On a fait un documentaire sur le FPV pour France TV – FLY OR DIE]]> https://culturefpv.fr/?p=33302 2026-05-15T10:52:09Z 2026-05-05T15:30:00Z Aujourd’hui, on vous parle d’un projet sur lequel on a bossé pendant un long moment avec…]]>

Aujourd’hui, on vous parle d’un projet sur lequel on a bossé pendant un long moment avec Zerpo de PiratFrame, David de Culture FPV et Gwenael : Fly Or Die, un documentaire sur le FPV produit pour France TV. On vous raconte ça juste après !

D’où vient le projet Fly Or Die

L’idée est partie de discussions régulières avec Zerpo. On s’est dit qu’il serait peut-être temps d’expliquer au grand public ce qu’on fait, pourquoi on dépense de l’argent dans ce hobby, pourquoi on part le week-end écraser des machines sur des murs. Bref, montrer le FPV à des gens qui ne savent pas du tout ce que c’est.

Zerpo connaissait un monteur qui travaille sur des documentaires TV depuis longtemps, ce qui nous a permis d’entrer en contact avec une prod : Seppia du Grand Est, basée à Strasbourg. On a écrit le script à trois, puis la prod est partie chercher un diffuseur. Ça a pris presque deux ans pour en trouver un, parce que le sujet n’était pas dans les thématiques du moment chez les diffuseurs. Au final, c’est France 3 Grand Est qui a embarqué le projet.

Fly Or Die

L’angle choisi pour Fly Or Die

Pour rendre le sujet lisible, on a identifié les quatre plus grandes disciplines du FPV : long range, freestyle, cinéma et race. Ce n’est évidemment pas exhaustif, mais il fallait simplifier pour un format télé.

Pour chaque discipline, on a suivi un personnage dans sa pratique :

  • Joris Pierrat sur le long range
  • Killian Rousseau sur la race
  • Benoît Fink (Finky) sur le cinéma, en angle pro
  • Les Broke’n Rolls sur le freestyle, avec un passage chez Meekaah
Fly Or Die

L’idée, c’était de couvrir différents profils : pro complet, semi-pro, semi-hobby et hobby pur, pour montrer la diversité des approches. On a tourné 14-15 jours étalés sur deux à trois mois l’été dernier.

Où voir Fly Or Die

Le documentaire prend deux formes : une web-série de 5 épisodes (entre 17 et 20 minutes chacun) et un format 52 minutes plus standardisé pour la télé.

La diffusion principale, celle dont on est sûrs, c’est la plateforme france.tv à partir du 5 mai. La web-série sera aussi sur la chaîne YouTube de France 3 Grand Est et celle de Slash. Pour le 52 minutes, ça passera quelque part sur les flux de France TV, mais on n’a pas encore les détails de chaîne et d’horaire au moment où on enregistre.

Conclusion

Voilà, ce projet nous a occupés très longtemps et de façon très présente. Le documentaire ne vous est pas directement destiné, vous êtes déjà du milieu, mais il parle de vous. Du coup, on est curieux de savoir ce que vous en pensez et si ça retranscrit bien ce que vous vivez au quotidien. Si l’aventure de la fabrication vous intéresse, lâchez un commentaire en dessous de la vidéo : on fera un petit live pour répondre à vos questions.

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David Zouari https://www.formationfpv.fr/ <![CDATA[Droneer X701 : le 7 pouces BNF avec le meilleur rapport qualité prix ?]]> https://culturefpv.fr/?p=33284 2026-08-06T09:27:04Z 2026-05-04T15:30:00Z Aujourd’hui, on vous parle d’un 7 pouces signé par une nouvelle marque qui débarque dans le…]]>

Aujourd’hui, on vous parle d’un 7 pouces signé par une nouvelle marque qui débarque dans le hobby, droneer, et son le Droneer X701. Ça donne quoi ? On voit ça de suite !

Une nouvelle marque qui arrive fort

Droneer, c’est une marque récente, sur laquelle on trouve assez peu d’informations en ligne. Ils ont sorti trois produits simultanément : un 7 pouces, un 5 pouces, et un 2.5 pouces en cinewhoop. Le 7 pouces qu’on a entre les mains, c’est le X701, et il arrive dans une grosse boîte bien pensée, avec des compartiments en mousse pour ranger les accessoires. C’est un petit détail, mais c’est rare d’avoir ce niveau de soin sur un packaging.

Dans la boîte, on retrouve le quad, un support GoPro en TPU, 6 hélices foldables, un peu de visserie, un pas de lipo, et l’outillage basique pour desserrer les hélices.

Caractéristiques du Droneer X701

Le X701 est un 7 pouces en configuration deadcat, destiné plutôt au long range, mais la marque l’annonce aussi comme polyvalent pour un peu de freestyle. Il existe en version DJI O4 et en version analogique, avec plusieurs options de récepteur (ELRS 2.4, ELRS 915, TBS).

Côté frame, on a du carbone, avec des bras de 6 mm d’épaisseur et des plaques de 2 mm. Le quad est fermé sur les côtés par des plaques en plastique moulé au design rappelant la formule 1, avec des systèmes d’aération intégrés pour refroidir le VTx et la FC. La finition est vraiment soignée, avec de vraies vis moteur en 2.5, des trappes d’accès pour la SD du O4 et pour l’USB, et tout ce qu’il faut pour ne pas avoir à démonter le quad à chaque fois.

Niveau électronique, on a des moteurs 2808 en 1250 kV, une FC H743, un double gyro ICM-42688p, et un ESC 65A en BLHeli_32. La version analogique embarque un VTx 5.8 GHz de 1.6W avec une caméra au capteur Sony 1200 TVL.

Le poids à vide est de 656g, et la marque recommande des Li-ion de 4000 à 5000 mAh, ou des LiPo 6S entre 1300 et 2200 mAh. L’autonomie annoncée monte jusqu’à 28 minutes avec des Li-ion, pour une vitesse maximale annoncée de 170 km/h.

Et on en pense quoi ?

Première surprise : ça vole plutôt bien, voire étonnamment bien. Le tune en sortie de boîte est vraiment soigné mais pas exempt de défauts, et peut-être même un poil trop souple à mon goût, mais facilement corrigeable via le RCsmoothing. Ils sont même allés jusqu’à tuner l’expo gaz, ce qui est assez rare pour une marque qui débarque. Peu de vibrations, même avec les hélices foldables fournies, ce qui m’a vraiment surpris.

Côté défauts, les antennes VTX sont un peu courtes pour un 7 pouces destiné au long range, et ça va vite être masqué par la lipo quand on fait demi-tour. Heureusement, ça se change facilement pour des antennes UFL plus longues. Autre petit point : le GPS met un peu de temps à fixer, c’est dommage qu’il n’y ait pas d’alimentation séparée pour lancer l’acquisition sans faire chauffer le VTx. On sent aussi un léger wobble dans les lunettes, mais ça se gomme en post sur Gyroflow.

Conclusion

Au final, le Droneer X701 est une vraie bonne surprise. Pour 550 à 590€ selon la version, on se retrouve avec une machine au niveau de finition impressionnant, pas mal tunée en sortie de boîte, parfaite pour débuter en BNF ou pour faire du long range sans se prendre la tête. Si Droneer arrive à se distribuer en France, ils ont clairement une carte à jouer.

Si vous voulez vous procurer le Droneer X701, il est disponible uniquement sur droneer.com pour le moment.

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David Zouari https://www.formationfpv.fr/ <![CDATA[Apprendre le pilotage drone FPV EP07 – Défis indoor]]> https://culturefpv.fr/?p=33282 2026-08-15T17:22:36Z 2026-04-27T15:30:00Z Aujourd’hui, on revient avec l’épisode 7 de la série « Apprendre à piloter un drone FPV », et…]]>

Aujourd’hui, on revient avec l’épisode 7 de la série « Apprendre à piloter un drone FPV », et cette fois, on monte d’un cran. Si vous avez suivi les épisodes précédents, vous avez déjà travaillé les bases : hover, atterrissages, changements de hauteur, slaloms et figures en 8. Dans cet épisode, on reprend tous ces exercices drone FPV débutant avec une contrainte supplémentaire qui va vous pousser à progresser.

StudioSPORT vous offre des codes promos !

StudioSPORT offre deux codes promotionnels : CULTURE10 pour 10% de réduction sur votre première commande chez eux, et PFNYZ3 pour 7% de réduction sur le pack radio + simulateur (valable un mois). La map de l’épisode ici.

Les 12 épisodes de la série

Cette série vous emmène de vos tout premiers vols sur simulateur jusqu’aux figures. Chaque épisode s’appuie sur le précédent, le mieux est donc de les suivre dans l’ordre.

  1. Les bases, le matériel et le simulateur
  2. Le hover, le décollage et l’atterrissage
  3. La maîtrise des gaz
  4. Les virages coordonnés
  5. Maîtriser sa vitesse et le freinage
  6. Les virages, niveau intermédiaire
  7. Les défis indoor
  8. Les rates et les réglages de la machine
  9. Les astuces cinématique
  10. Le dive et le split-S
  11. Épisode 11, à venir
  12. Épisode 12, à venir

Un parcours sous plafond

La nouveauté de cet épisode, c’est l’ajout d’un plafond au-dessus de chaque zone d’exercice. La map, toujours disponible sur le simulateur Uncrashed, est conçue sur deux étages, chacun avec un plafond qui limite votre marge de manœuvre verticale. Résultat : vous êtes obligé de vraiment maîtriser vos gaz et votre altitude en permanence. C’est le step en plus qui fait la différence.

Les exercices au programme

Le parcours enchaîne plusieurs exercices vus dans les épisodes précédents. On commence par des atterrissages sur des points précis, suivis d’un hover de 5 secondes avant de repartir. L’idée, c’est de se poser en douceur pour ne pas abîmer sa machine et pouvoir enchaîner les 3 tours du parcours. Un coup de pitch en arrière permet de ralentir et descendre naturellement, à vous de doser.

Ensuite, on passe sur un exercice de montées et descentes à travers des gates, où l’espace se réduit progressivement. Plus vous avancez, plus il faut anticiper et mélanger gaz et pitch pour ajuster sa hauteur. On enchaîne avec un double slalom pour travailler les virages gauche-droite, puis la partie la plus technique : des figures en 8 autour de poteaux avec passage dans des gates. Là, l’anticipation des virages est essentielle, surtout en montée où le plafond ne pardonne pas.

Conseils pour progresser

Comme toujours dans cette série, l’objectif n’est pas la vitesse. Cherchez d’abord des trajectoires souples et fluides, en anticipant au maximum. Si vous galérez sur certaines parties, n’hésitez pas à revenir sur les exercices drone FPV débutant des épisodes précédents, sans la contrainte du plafond. Toucher le plafond, ça arrivera, c’est normal et c’est justement comme ça qu’on apprend à maîtriser sa hauteur.

La map est disponible en description pour ceux qui veulent s’entraîner sur Uncrashed. Cette série est réalisée en partenariat avec StudioSPORT, qui vous offre 10% sur tout le rayon FPV pour votre première commande avec le code CULTURE10.

Disponibilité du simulateur Uncrashed

Pour suivre cette série, vous aurez besoin du simulateur Uncrashed et d’une radiocommande compatible. Vous trouverez le simulateur Uncrashed chez StudioSPORT, ainsi qu’un pack complet avec la radio T8L et la licence Uncrashed pour ceux qui débutent. Avec le code CULTURE10, vous bénéficiez de -10% sur votre première commande dans le catalogue FPV.

Conclusion

Cet épisode est un bon palier dans la progression. En ajoutant la contrainte de hauteur aux exercices drone FPV débutant déjà maîtrisés, on travaille la précision et l’anticipation de manière concrète. Prenez votre temps, répétez le parcours, et la fluidité viendra naturellement.

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David Zouari https://www.formationfpv.fr/ <![CDATA[SendIT EP11 – Avril 2026 – Freestyle 5 pouces Uncut]]> https://culturefpv.fr/?p=33294 2026-04-25T09:19:38Z 2026-04-25T09:19:36Z SendIT propose un format hybride mêlant émission en direct et compétition vidéo continue pour les pilotes…]]>

SendIT propose un format hybride mêlant émission en direct et compétition vidéo continue pour les pilotes de drone FPV. Le concept repose sur un système de participation ouvert : les pilotes intéressés complètent un formulaire de candidature dans lequel ils sélectionnent une vidéo issue de leur chaîne YouTube.

En amont du live, un processus de sélection combine évaluation objective et jugement subjectif pour déterminer les contenus diffusés. Pendant l’émission, le public découvre les vidéos retenues et participe activement via un système de vote. Chaque vidéo est notée selon des critères préétablis tels que le flow ou la technicité du pilotage.

La flexibilité du format permet d’ajuster ces critères d’une édition à l’autre, offrant ainsi la possibilité de tester et d’affiner les paramètres d’évaluation les plus adaptés à la communauté FPV.

Il gagne 150€ chez notre partenaire sur cette émission, sans qui tout cela serait bien plus compliqué à faire, Drone FPV Racer.

Les autres épisodes

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David Zouari https://www.formationfpv.fr/ <![CDATA[Caddx Protos & Ascent FPV HD : le kit complet pour débuter ?]]> https://culturefpv.fr/?p=33253 2026-03-24T12:41:01Z 2026-04-20T15:30:00Z Le Caddx Protos est un kit RTF (Ready To Fly) signé CaddxFPV, présenté comme une solution…]]>

Le Caddx Protos est un kit RTF (Ready To Fly) signé CaddxFPV, présenté comme une solution clé en main pour se lancer dans le FPV. Ce qui rend ce pack particulièrement intéressant, c’est qu’il embarque le tout nouveau système de transmission numérique Ascent FPV HD — une techno inédite, distincte de l’Avatar, et clairement positionnée entrée de gamme. On fait le tour.

Ce qu’il y a dans la boîte

Le kit se compose du drone Protos, d’une radiocommande, des lunettes Ascent, d’un chargeur, de batteries et d’une mallette de transport semi-rigide — le tout présenté dans un packaging très DJI-like. Le drone est une petite machine tout plastique d’environ 104g, motorisée en 1102 14 000kV, avec des hélices HQ de 40mm. La FC AIO maison tourne sur un firmware custom (fork de Betaflight), avec un ESC compatible Bluejay et un récepteur ELRS 2.4GHz intégré — un bon point. Elle dispose de modes altitude hold et position hold, en plus du mode accro classique. Le tout s’alimente en 2S.

Les lunettes affichent en 1080p ou 720p à 60fps, disposent d’un slot microSD pour le DVR, et d’un système de ventilation intégré. Elles acceptent des lentilles optiques correctrices en option. La radio est légère, entrée de gamme, avec des switchs 3 positions pour changer les modes de vol.

Le système Ascent FPV HD

C’est là que ça devient intéressant. L’Ascent FPV HD est un nouveau système numérique 5.8GHz, vendu séparément en VTX Lite à une trentaine d’euros. Il annonce 32ms de latence, une portée théorique de 3km et une puissance d’émission de 100mW. Attention, il n’est pas compatible avec l’écosystème Avatar — c’est un système totalement séparé.

Ce qu’on en pense en vol

Vol et comportement machine

Le Protos ne vole pas très bien. Les moteurs semblent sous-dimensionnés par rapport à la machine, les sensations de vol ne sont pas agréables, et ça se ressent particulièrement en accro. Pour un produit ciblant les débutants, c’est un vrai problème : apprendre sur une machine qui vole mal, ça complique l’apprentissage au lieu de le faciliter.

Le système Ascent FPV HD à l’épreuve du vol

C’est le point noir principal. Dès 25 mètres environ, le framerate chute avant même que la qualité d’image se dégrade, ce qui est stressant et peu rassurant en vol. L’algorithme privilégie la compression au détriment de la fluidité, à l’inverse de ce que font HDZero ou Walksnail Avatar. L’image DVR n’est pas terrible non plus. Le système n’est pas inutilisable par principe, mais clairement sorti trop tôt, avec un algorithme qui a besoin de travail. Des mises à jour pourraient améliorer les choses.

Disponibilité Ascent FPV HD

Le Caddx Protos Fly More Combo est disponible chez Drone FPV Racer, chez La Caméra Embarquée et chez StudioSPORT aux alentours de 399€. Si vous souhaitez tester le VTX Ascent Lite seul sur un de vos quads, il est également disponible chez StudioSPORT. Des batteries Protos 2S supplémentaires sont aussi disponibles si vous voulez allonger vos sessions.

Conclusion

Le Caddx Protos Fly More Combo est un kit bien packagé, avec une vraie promesse sur le papier. Mais en l’état, les deux points essentiels, la machine et le système Ascent FPV HD, déçoivent. Le drone ne vole pas assez bien pour faciliter l’apprentissage, et le système numérique souffre d’un algorithme qui génère du stress en vol plutôt que de la confiance. Le potentiel existe, notamment grâce au VTX Ascent Lite vendu séparément à prix accessible, mais les mises à jour à venir seront déterminantes. À suivre.

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David Zouari https://www.formationfpv.fr/ <![CDATA[L’histoire des bando et des Bando Hunters – TinyDocs EP11]]> https://culturefpv.fr/?p=33270 2026-03-31T08:47:29Z 2026-04-13T15:30:00Z Aujourd’hui, on plonge dans l’histoire du bando FPV, ce terrain de jeu en béton et en…]]>

Aujourd’hui, on plonge dans l’histoire du bando FPV, ce terrain de jeu en béton et en rouille qui a façonné toute une génération de pilotes. D’où vient ce mot, comment la pratique s’est développée, et pourquoi elle a fini par influencer jusqu’à Hollywood ? On vous raconte tout.

L’origine surprenante du bando FPV

Le mot « bando » n’a rien à voir avec les drones à la base. C’est un raccourci d’abandoned », issu du slang des rues d’Atlanta. Dans les années 2000-2010, un bando désigne une maison abandonnée servant de point de vente de drogue. Le terme explose en 2012-2013 grâce au trio de rap Migos et leur morceau « Bando », avant de devenir mondial.

Mais avant que les pilotes FPV ne s’emparent de ces lieux, les urbexeurs les exploraient déjà depuis les années 70-80, appareil photo en main. Même fascination pour la ruine, même code du secret autour des spots. Les pilotes FPV ont hérité de cette culture sans forcément le savoir.

De Charpu à Detroit : la montée en puissance

En mars 2015, Charpu publie « Left Behind », une vidéo tournée dans un hôpital abandonné près de Madrid. Plus de 2 millions de vues. Pour la première fois, le bâtiment n’est pas un simple décor, c’est le personnage central de la vidéo. La pratique du bando FPV est lancée.

Detroit incarne ensuite le phénomène à une tout autre échelle. Après avoir perdu 60% de sa population, la ville laisse derrière elle des milliers de bâtiments abandonnés. Drew Camden, alias Le Drib, ingénieur chez General Motors le jour, vole dans les ruines de cette même industrie le soir. Il rejoint Rotor Riot en 2017 et en devient président en 2018.

La France, terre de bandos

La France possède un patrimoine abandonné exceptionnel. Le sanatorium d’Aincourt dans le Val d’Oise est devenu un spot mythique, au point d’être modélisé dans le simulateur Uncrashed. Tomz FPV, surnommé « Le Bando King », a marqué l’histoire avec sa méthode unique : conceptualiser chaque ligne complète avant de voler, transformant ses sessions en véritables chorégraphies.

Le bando a été le laboratoire silencieux du freestyle français. C’est dans ces lieux que toute une génération a appris à lire un environnement complexe et à y tracer des lignes inédites.

Du bando à Hollywood

Le savoir-faire forgé dans les bandos a directement nourri le FPV cinématique professionnel. Fincky a fondé House of FPV et volé pour Red Bull. J-True est passé des ruines aux grosses productions. Et quand Michael Bay tourne « Ambulance » en 2022, ce sont des pilotes FPV formés à ce type de vol qui captent les séquences les plus spectaculaires du film.

Conclusion

Le bando FPV est bien plus qu’un type de spot. C’est un état d’esprit, un rapport brut à l’environnement, et le berceau d’un savoir-faire qui a fini par conquérir l’industrie du cinéma. Tant qu’il y aura des bâtiments abandonnés et des pilotes avec une radio, quelqu’un trouvera un nouveau spot.

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David Zouari https://www.formationfpv.fr/ <![CDATA[ArtLynk FPV HD sur l’Aquila20 HD de BetaFPV : un nouveau système à découvrir]]> https://culturefpv.fr/?p=33247 2026-03-24T12:40:23Z 2026-04-06T15:30:00Z BetaFPV frappe fort avec son Aquila 20 HD, un kit RTF qui embarque ArtLynk FPV HD,…]]>

BetaFPV frappe fort avec son Aquila 20 HD, un kit RTF qui embarque ArtLynk FPV HD, un système de transmission numérique HD qu’on ne connaissait pas encore dans le monde du FPV. Ni du DJI, ni du Walksnail, ni du HDZero : ArtLynk est un protocole développé par Artosyn, distribué sous différentes marques FPV. Une nouvelle technologie qui mérite qu’on s’y attarde.

Contenu du kit Aquila20 HD

Dans la boîte, on retrouve le whoop Aquila20HD, la radio LiteRadio 4 SE, les lunettes VR04 HD, deux batteries 2S LiHV 1100mAh avec connecteur BT3.0, un petit chargeur USB-C, un set d’hélices de rechange, un tournevis et un extracteur d’hélices.

La frame est full plastique en PA410, les moteurs sont des 1103 de 10500 kV, les hélices des Gemfan tripales 2218. Le contrôleur de vol est un Aquila20 V1 avec firmware propriétaire BetaFPV — pas du Betaflight donc, ce qui est un peu dommage pour se familiariser avec l’écosystème FPV classique. Des capteurs optiques assurent un altitude hold pratique pour les débutants.

Le système ArtLynk FPV HD en pratique

C’est clairement le point central de cette machine. La caméra Artlynk tourne en 1080p à 60fps avec un FOV de 170°, et le VTx P1 émet jusqu’à 200mW pour une portée annoncée de 400m. La latence glass-to-glass est d’environ 60ms — perceptible pour un pilote expérimenté, mais pas gênante pour débuter.

En vol, le signal se dégrade proprement : la qualité d’image baisse avant que le framerate ne chute, ce qui laisse le temps de faire demi-tour sans stress. Le débit affiché dans les lunettes VR04 HD oscille entre 16 et 25 Mbits. L’image est franchement correcte pour un système aussi compact et léger.

Les lunettes VR04 HD sont confortables, sans entrée de lumière notable, avec une navigation simple et un enregistrement DVR intégré. Point à retenir : le chargeur fourni nécessite une alimentation USB-C costaud — si votre chargeur mural n’est pas assez puissant, le voyant passe au rouge et ça ne charge pas.

En vol

La machine vole bien, c’est bien dimensionné pour son usage. Trois modes de vol sont disponibles (N/S/M), mais si vous voulez apprendre le FPV sérieusement, allez directement en mode Acro. L’autonomie tourne autour de 3 à 5 minutes, avec deux batteries dans le kit pour enchaîner les sessions.

Disponibilité de l’Aquila20 HD

Le kit BetaFPV Aquila 20 HD est disponible chez Drone FPV Racer, chez StudioSPORT, chez La Caméra Embarquée et directement sur BetaFPV.com.

Conclusion

L’Aquila 20HD est un kit cohérent pour débuter en FPV avec une vraie image numérique HD. Le système ArtLynk FPV HD est une surprise plutôt agréable : le signal tient bien, l’image est propre. Le kit s’adresse clairement aux débutants avec un budget autour de 450€. Si vous avez un peu plus de budget ou de patience, des systèmes comme Walksnail ou DJI restent une référence. Mais pour une première machine HD clé en main, ça remplit bien son rôle — à condition de faire du simulateur avant de décoller.

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