News Archives - Culture FPV Drone FPV, masque FPV, lunettes FPV, tuto, review. Toute la culture FPV à portée de clic Wed, 05 Aug 2026 12:25:00 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1 https://culturefpv.fr/wp-content/uploads/2019/11/avatar.png News Archives - Culture FPV 32 32 EdgeTX 2.12 : votre radio est-elle enfin supportée officiellement ? https://culturefpv.fr/edgetx-2-12-radios-supportees-20260806/ https://culturefpv.fr/edgetx-2-12-radios-supportees-20260806/#respond Thu, 06 Aug 2026 07:30:00 +0000 https://culturefpv.fr/?p=33478 EdgeTX 2.12 fait entrer les RadioMaster TX15 et TX16S MK3 dans le support officiel. Ce que ça change concrètement, et quelles radios s'arrêtent à la 2.11.]]>

Si vous avez acheté une radio récente et que vous vous êtes cassé les dents en essayant de la flasher avec les outils officiels, ce qui suit va vous intéresser. Depuis EdgeTX 2.12, sortie fin mars 2026, la RadioMaster TX15 et la TX16S MK3 font partie des radios officiellement prises en charge. Fini le firmware constructeur téléchargé sur un lien Google Drive, fini le build de test qu’on installe en croisant les doigts.

J’en parle en connaissance de cause. Quand j’ai reçu ma TX15 Max en septembre 2025, elle n’était pas encore dans une version stable d’EdgeTX, et ça se sentait tout de suite : les outils officiels ne proposaient tout simplement pas ma radio. Ce n’est plus le cas aujourd’hui, et c’est le genre d’information qui ne circule pas beaucoup en français.

Voici donc ce que change concrètement ce passage en support officiel, quelles radios sont concernées, et surtout lesquelles s’arrêtent définitivement à la version précédente.

L’essentiel : EdgeTX 2.12 fait entrer six radios dans le support officiel, dont la RadioMaster TX15 et la TX16S MK3. Concrètement, elles apparaissent enfin dans les outils officiels et bénéficient d’un vrai suivi de correctifs. À l’inverse, les radios à processeur STM32 F2, les plus anciennes, s’arrêtent à la 2.11. La version stable à jour au moment où j’écris est la 2.12.2.

Pourquoi une radio neuve n’est pas toujours supportée par EdgeTX ?

C’est le point que beaucoup de pilotes découvrent en achetant une radio à sa sortie, et il mérite une explication, parce qu’il ne s’agit pas d’un bug ni d’un oubli.

EdgeTX est un projet communautaire. Quand un fabricant sort une nouvelle radio, il faut que quelqu’un écrive le code qui gère ce matériel précis, que ce code soit relu, intégré, puis testé sur plusieurs mois avant d’atterrir dans une version stable. Pendant tout ce temps, la radio fonctionne, bien sûr, mais avec le firmware que le fabricant a préparé de son côté.

Les chiffres de ma TX15 illustrent bien le décalage. La radio est sortie fin juillet 2025. Le code qui la prend en charge a été intégré au projet EdgeTX trois semaines plus tard, en août 2025. Mais il a fallu attendre fin mars 2026 pour qu’il arrive dans une version stable. Soit plus de sept mois pendant lesquels un propriétaire de TX15 n’avait que deux options : rester sur le firmware d’usine, ou installer une version de développement.

Pour la TX16S MK3, sortie en janvier 2026, le délai a été bien plus court : le code a été intégré trois jours après le lancement, et la version stable est arrivée deux mois plus tard.

Ce que change vraiment le support officiel

La différence n’est pas cosmétique, et l’équipe EdgeTX la formule elle-même dans ses notes de version : l’objectif d’EdgeTX 2.12 est de devenir la série stable pour les radios à processeur H7, afin qu’on n’ait plus à utiliser une version nightly ni à aller vérifier sur le site du fabricant s’il existe une mise à jour.

En pratique, trois choses changent.

Votre radio apparaît dans les outils officiels. EdgeTX Buddy et Companion vous proposent votre modèle directement, sans avoir à cocher une option pour afficher les versions de test. C’est exactement ce qui bloque quand une radio n’est pas encore supportée : l’outil est là, il fonctionne, mais votre machine n’est pas dans la liste.

Vous quittez le canal du fabricant. Tant qu’une radio n’est pas intégrée, le constructeur distribue son propre firmware et le contenu de la carte SD par ses propres moyens. Ça marche, mais vous dépendez de lui, et rien ne garantit qu’il continuera à publier des mises à jour une fois le modèle suivant sorti.

Vous récupérez un vrai suivi. Ce n’est pas une promesse en l’air : depuis la sortie de la 2.12 fin mars, deux versions de maintenance ont suivi, en mai puis en juin. C’est précisément ce qu’on n’a pas avec un build de développement, qui change en continu sans garantie de non-régression.

Quelles radios entrent dans EdgeTX 2.12 ?

Six nouveaux modèles rejoignent la liste officielle : les FlySky ST16, PA01 et PL18U, la Jumper T15 Pro, et côté RadioMaster la TX15 et la TX16S MK3.

Une réserve honnête sur la FlySky PA01 : les notes de version signalent elles-mêmes qu’il reste des problèmes en suspens sur ce modèle, et recommandent de rester sur la 2.11 pour l’instant. Être dans la liste ne veut pas toujours dire que tout est mûr.

Un mot sur les variantes, parce que la question se pose légitimement quand on possède une version haut de gamme. La page officielle des radios supportées liste la TX15 sans distinguer de déclinaison, alors qu’elle prend le soin de séparer la TX16S MK3 et la TX16S MK3 MAX en deux entrées. Autrement dit, EdgeTX traite la gamme TX15 comme une seule cible, ce qui est cohérent avec le fait que les différences entre les modèles portent sur les gimbals et la finition, pas sur l’électronique principale.

La RadioMaster TX16S MK3, supportee officiellement depuis EdgeTX 2.12
La TX16S MK3 aura attendu deux mois entre sa sortie et son arrivée dans une version stable. Pour la TX15, il aura fallu plus de sept mois.

Au-delà des nouvelles radios, EdgeTX 2.12 apporte quelques ajouts qui se remarquent à l’usage : des couleurs de thème pour le menu rapide, un outil qui affiche la position GPS sous forme de QR code, la calibration des manches désormais préservée quand on écrit les réglages depuis l’ordinateur, de nouvelles dispositions d’écran principal, et un analyseur de spectre qui garde les pics affichés. Companion sait aussi télécharger tout seul le script Lua ExpressLRS, ce qui rejoint la nouvelle façon de binder ELRS depuis la radio.

Et si votre radio s’arrête à la 2.11 ?

C’est l’autre moitié de l’information, et celle qui peut éviter une mauvaise manipulation. Les notes de version sont explicites : pour les radios construites autour d’un processeur STM32 F2, la 2.11 est la dernière série qui les prend en charge.

Ce sont les radios les plus anciennes du parc. On y trouve notamment plusieurs FrSky, dont les X9D et X9D Plus, les X9 Lite et X-Lite, ainsi que la QX7. Côté Jumper, les T12, T-Pro et T-Lite. Côté BetaFPV, la LiteRadio 3 Pro.

Attention à un piège de nommage, parce qu’une confusion ici mène droit à une mauvaise mise à jour : la RadioMaster TX12 de première génération est concernée, mais la TX12 Mark II ne l’est pas, elle reste supportée au-delà de la 2.11. Deux radios au nom presque identique, deux situations opposées.

Plutôt que de vous fier à une liste, y compris la mienne, le réflexe sûr est d’aller vérifier votre modèle exact sur la page officielle des radios supportées, dont le lien est en bas de cet article. Et si votre radio est concernée, rassurez-vous : elle ne devient pas obsolète du jour au lendemain, la branche 2.11 continue de recevoir des correctifs.

Comment mettre à jour une radio récente ?

Les radios à processeur H7 concernées par EdgeTX 2.12, dont la TX15 et la TX16S MK3, se mettent à jour différemment des générations précédentes, et les notes de version insistent sur ce point.

La méthode la plus simple passe par un fichier au format UF2. On démarre la radio en mode bootloader, on la relie à l’ordinateur, elle apparaît comme une clé USB nommée EDGETX_UF2, et il suffit d’y copier le firmware. La radio redémarre et se met à jour toute seule. L’autre voie consiste à passer par Companion en version 2.12 ou plus récente.

Deux précautions valent la peine d’être répétées, parce qu’elles reviennent dans la documentation officielle. La première : utilisez un câble USB-A vers USB-C, et pas un câble USB-C des deux côtés, qui pose problème pour ce type de flashage. La seconde : sauvegardez vos modèles et vos réglages avant de mettre à jour, puis testez vos machines au banc avant de voler. C’est écrit noir sur blanc dans les notes de version, et ça n’a rien d’excessif.

Un mot pour ceux qui reviennent de loin. Si vous avez de vieux fichiers issus d’OpenTX, ou si votre radio tourne encore sur une version très ancienne, vous ne pouvez pas sauter directement vers EdgeTX 2.12 : il faut passer par une étape intermédiaire, en l’occurrence une version 2.8 du firmware ou une version 2.10 de Companion, pour convertir la structure de la carte SD.

Faut-il mettre à jour maintenant ?

Si votre radio fait partie des nouvelles arrivées dans EdgeTX 2.12 et que vous êtes encore sur le firmware du fabricant, oui, et sans hésiter. Vous ne gagnez pas seulement des fonctions, vous rejoignez un canal de mise à jour qui continuera d’exister.

Un détail de calendrier a son importance : la version à installer aujourd’hui n’est pas la 2.12.0 mais la 2.12.2, sortie fin juin, qui corrige notamment deux bugs empêchant certaines radios de démarrer. Prenez toujours la dernière de la série plutôt que la première.

Si votre radio est en STM32 F2, en revanche, ne cherchez pas : restez en 2.11, c’est votre terminus et il est parfaitement fonctionnel.

Et si vous hésitez encore à changer de radio, nos tests de la TX15 Max, de la TX16S MKIII Max et de la AX12 vous donneront une idée de ce que valent ces machines à l’usage.

Les liens utiles

]]>
https://culturefpv.fr/edgetx-2-12-radios-supportees-20260806/feed/ 0
Quel logiciel de montage FPV gratuit choisir ? DaVinci Resolve, formation comprise https://culturefpv.fr/logiciel-montage-fpv-gratuit-20260805/ https://culturefpv.fr/logiciel-montage-fpv-gratuit-20260805/#respond Wed, 05 Aug 2026 09:55:03 +0000 https://culturefpv.fr/?p=33466 DaVinci Resolve est gratuit, sans filigrane ni limite de durée, Gyroflow y fonctionne, et Blackmagic offre les formations officielles, désormais en français.]]>

Si vous cherchez un logiciel de montage FPV gratuit, la question revient tellement souvent dans les groupes qu’elle mérite une réponse nette : DaVinci Resolve. Pas une version d’essai de trente jours, pas un filigrane en travers de l’image, pas une limite de durée. La version gratuite de DaVinci Resolve est un logiciel de post-production professionnel complet, celui qui sert sur des longs métrages, et Blackmagic Design la distribue sans rien demander en échange.

Il y a mieux. La formation qui va avec est gratuite elle aussi. Blackmagic publie ses propres guides officiels, avec les fichiers d’exercice et un examen de certification à la clé, et la traduction française avance : le guide du monteur vient tout juste de sortir en français.

Reste la vraie question, celle que personne ne traite honnêtement dans les commentaires : qu’est-ce qui manque exactement dans la version gratuite, et est-ce que ça gêne un pilote de FPV ? La réponse courte, c’est presque rien de ce qui compte pour nous. Et surtout pas la stabilisation Gyroflow, qui est la première inquiétude de tout le monde.

L’essentiel : le meilleur logiciel de montage FPV gratuit aujourd’hui, c’est DaVinci Resolve. Il est gratuit sans filigrane sur un montage classique et sans limite de durée. Il monte, il étalonne, il mixe le son dans un seul logiciel. Le plugin Gyroflow fonctionne avec la version gratuite. Les formations officielles Blackmagic sont gratuites, quatre guides sont déjà traduits en français. Si vous voulez passer à la version complète un jour, c’est une licence achetée une fois, pas un abonnement.

Quel logiciel de montage FPV gratuit choisir en 2026 ?

DaVinci Resolve, et l’écart avec le reste de l’offre gratuite est large. La plupart des logiciels dits gratuits sont en réalité des vitrines : filigrane sur l’export, durée de séquence plafonnée, résolution bridée, fonctions verrouillées derrière un bouton d’achat. DaVinci Resolve fonctionne à l’envers. Blackmagic vend du matériel de production, caméras, cartes d’acquisition, mélangeurs. Le logiciel gratuit sert à installer l’écosystème, pas à vous faire craquer au bout d’une semaine.

Concrètement, la version gratuite vous donne le montage, l’étalonnage colorimétrique qui a fait la réputation du logiciel, le compositing avec Fusion et le mixage audio avec Fairlight. Ce sont quatre logiciels dans un seul, et ils communiquent entre eux sans export intermédiaire.

Pour du FPV, ça tombe bien. Nos rushes demandent rarement des effets sophistiqués, mais ils demandent presque toujours de l’étalonnage, parce qu’une image de DJI O4 ou de RunCam Thumb 2 sort souvent plate quand on filme en profil plat, et gagne à être reprise. Cela dépend des caméras, cela dit : certaines, comme la Thumb Pro, sortent déjà une image assez contrastée. C’est exactement le terrain de jeu de DaVinci Resolve.

Que peut-on vraiment faire avec la version gratuite ?

Presque tout, et il faut être précis sur le reste, parce que beaucoup d’articles recopient des limitations qui ne sont plus vraies depuis des années.

Ce que la version gratuite fait sans discuter : monter et exporter jusqu’à l’Ultra HD, en 3840 par 2160, à 60 images par seconde. Attention à ne pas confondre cadence de tournage et cadence de livraison : en DJI O3 ou O4, on enregistre souvent à 100 ou 120 images par seconde pour se garder la possibilité du ralenti. Pour la livraison finale, 60 images par seconde suffisent, YouTube ne diffuse pas au-delà. Elle inclut aussi l’étalonnage HDR et la collaboration à plusieurs sur un même projet, deux choses que le web décrit encore souvent comme payantes alors qu’elles ne le sont plus.

Ce que la version gratuite ne fait pas, en revanche, et c’est documenté par Blackmagic : pas de réduction de bruit, ni temporelle ni spatiale. C’est la limite qui se sent le plus en vol de nuit ou en intérieur sombre, là où le capteur monte en sensibilité. Pas d’outils du moteur IA non plus, comme le masque automatique. Pas de multi-GPU : si vous avez deux cartes graphiques, la version gratuite n’en utilisera qu’une. Et pas de livraison HDR avancée avec métadonnées dynamiques.

Le cas du 10 bits mérite qu’on s’y arrête, parce qu’on lit tout et son contraire. Le raccourci « pas de 10 bits en gratuit » est faux. Les formats professionnels natifs en 10 ou 12 bits, ProRes, Blackmagic RAW, DNxHR, s’importent et s’exportent très bien en version gratuite. Ce qui change avec la version Studio, c’est la prise en charge du 10 bits jusqu’à 120 images par seconde et au-delà de la 4K, ainsi que les profils étendus et l’accélération matérielle sur les codecs grand public H.264 et H.265. Sous Windows, la version gratuite se limite aux profils gérés par le système. Sous Linux, c’est plus sévère : le décodage H.264 et H.265 y demande la version Studio.

Un détail utile si vous montez sur Windows : l’export en ProRes, longtemps réservé à la version payante, est ouvert à la version gratuite depuis la mise à jour 19.1.4 de mars 2025. Beaucoup de comparatifs en ligne l’ignorent encore.

Dernier point d’honnêteté, et c’est la contrepartie d’un logiciel de montage FPV gratuit aussi capable : Resolve est exigeant avec le matériel. Ce n’est pas un logiciel qu’on lance sur un portable d’entrée de gamme en espérant monter du 4K en temps réel. Si votre machine tire la langue, la solution habituelle consiste à monter sur des fichiers proxy, une fonction incluse dans la version gratuite.

Gyroflow fonctionne-t-il avec la version gratuite de DaVinci Resolve ?

Oui. Et c’est souvent ce point qui décide du choix d’un logiciel de montage FPV gratuit chez les pilotes, parce que la stabilisation par gyroscope embarqué est devenue un passage obligé de nos montages.

Un rappel rapide pour ceux qui découvrent, et à qui notre article sur Gyroflow donnera le contexte complet : Gyroflow est un logiciel libre qui exploite les données du gyroscope enregistrées par la caméra pendant le vol. Il recale ces données sur l’image et corrige les vibrations image par image, avec un résultat nettement supérieur aux stabilisations classiques. Il fonctionne avec les DJI O3 et O4, les Osmo Action et les GoPro, entre autres.

Le plugin qui l’intègre directement dans DaVinci Resolve appartient à la famille OpenFX, et c’est précisément là que naît l’inquiétude, parce que les plugins de ce type ont longtemps été réservés à la version payante. Ce n’est pas le cas ici. La documentation officielle de Gyroflow est claire : le plugin s’utilise dans les deux versions. Une seule fonction demande la version Studio, le chargement automatique du projet Gyroflow correspondant au clip sélectionné, parce qu’elle passe par du script externe. En version gratuite, vous chargez le projet à la main avec le bouton Browse, ou vous rappelez le dernier projet enregistré. C’est un clic de plus, pas un mur.

Où trouver les formations gratuites officielles de Blackmagic ?

Sur le site de Blackmagic, dans la section formation. C’est la partie que peu de gens connaissent, et c’est pourtant l’argument le plus fort quand on cherche un logiciel de montage FPV gratuit pour débuter.

Blackmagic publie une collection de guides officiels au format PDF, téléchargeables gratuitement. Chacun suit une approche par projet, avec des leçons pratiques, les fichiers d’exercice à télécharger, et un examen de certification en ligne. On y trouve le guide du débutant, le guide du monteur, le guide de l’étalonnage, le guide des effets visuels et un guide audio.

La nouveauté, et c’est ce qui motive cet article : la traduction française avance guide par guide. Quatre sont désormais disponibles en français, et le guide du monteur vient d’être annoncé par Blackmagic. Seul le guide audio Fairlight reste en anglais à ce jour.

Une précision pour éviter la mauvaise surprise : ces guides portent sur DaVinci Resolve 20, alors que la version 21 est sortie depuis. Ce n’est pas un problème pour apprendre. Les fondamentaux du montage, de l’étalonnage et du mixage ne changent pas d’une version à l’autre, et l’interface reste très proche. Vous apprendrez sur la 20, vous travaillerez sur la 21 sans effort de traduction mentale.

Par où commencer avec ses premiers rushes FPV ?

Dans l’ordre, et sans essayer de tout apprendre le premier soir. Un logiciel de montage FPV gratuit ne coûte rien à installer, mais il coûte du temps à apprendre, alors autant l’investir au bon endroit.

Commencez par le guide du débutant, qui vous fait faire le tour des pages du logiciel. DaVinci Resolve est organisé en pages spécialisées, une pour le dérushage, une pour le montage, une pour l’étalonnage, et cette organisation déroute quand on vient d’un logiciel classique. Une fois cette logique comprise, le reste vient vite.

Enchaînez avec le guide du monteur, celui qui vient de sortir en français, pour la partie qui vous servira tous les jours : découper, ajuster, gérer le rythme.

Gardez l’étalonnage pour après. C’est la partie la plus gratifiante en FPV, celle qui transforme une image plate en séquence qui claque, mais elle n’a de sens qu’une fois le montage maîtrisé. J’avais consacré plusieurs vidéos au sujet, dont une sur le pack de LUT de Johnny FPV et une autre sur les astuces pour gagner du temps, qui a aussi son article sur le blog. Elles datent, l’interface a évolué depuis, mais la logique de travail reste la bonne.

Etalonnage par noeuds dans un logiciel de montage FPV gratuit, DaVinci Resolve
L’étalonnage par nœuds sur un rush FPV : exposition, Rec709, LUT, saturation et netteté s’enchaînent, chaque nœud faisant une seule chose.

Et si on veut aller plus loin un jour ?

C’est le deuxième argument qu’on oublie de mettre en avant, et il pèse lourd sur la durée.

Si un jour vous voulez la réduction de bruit, les outils IA ou le multi-GPU, vous achetez DaVinci Resolve Studio à 295 dollars. Une fois. La licence est perpétuelle, et Blackmagic n’a jamais facturé le passage d’une version majeure à la suivante : votre licence Studio 20 vous ouvre la 21 sans repasser à la caisse.

Comparez avec le modèle par abonnement de la concurrence, où vous payez tous les mois, et où le jour où vous arrêtez de payer, vous n’ouvrez plus vos propres projets. Sur cinq ans, l’écart n’est pas discutable. Et surtout, vous n’êtes jamais obligé de franchir le pas : la version gratuite ne se dégrade pas avec le temps et ne vous harcèle pas.

Le verdict pour un pilote FPV

Le meilleur logiciel de montage FPV gratuit en 2026 reste DaVinci Resolve, et de loin. Sa version gratuite couvre le besoin réel d’un pilote : de l’Ultra HD à 60 images par seconde, un étalonnage de niveau professionnel, le son dans le même logiciel, et Gyroflow qui tourne. Les limitations existent, mais elles concernent surtout des usages de production que nous n’avons pas.

Le vrai coût d’entrée d’un logiciel de montage FPV gratuit n’est pas financier, il est dans l’apprentissage : Resolve est un outil profond, qui demande quelques heures avant de se laisser apprivoiser. C’est précisément là que les guides officiels gratuits changent la donne, parce qu’ils remplacent les vingt tutoriels contradictoires qu’on enchaîne sans méthode.

Si vous vous équipez en ce moment, notre article sur le choix d’un système de transmission FPV vous aidera à savoir quelle qualité d’image vous aurez à monter. Et pour aller plus loin sur vos rushes, le tuto sur l’ajout des sticks en overlay montre une autre façon d’habiller une vidéo de vol.

Les liens utiles

]]>
https://culturefpv.fr/logiciel-montage-fpv-gratuit-20260805/feed/ 0
Binder ELRS depuis sa radio : la nouveauté 4.1.0 qui remplace le WiFi https://culturefpv.fr/binder-elrs-depuis-sa-radio-20260803/ https://culturefpv.fr/binder-elrs-depuis-sa-radio-20260803/#respond Mon, 03 Aug 2026 11:47:31 +0000 https://culturefpv.fr/?p=33457 Binder ELRS depuis sa radio est enfin possible avec la version 4.1.0 : plus de WiFi, plus de reflash. Voici la procédure, et ses limites.]]>

Changer sa bind phrase a longtemps été la petite corvée de l’ExpressLRS. Il fallait sortir le téléphone, se connecter au réseau WiFi du module, ouvrir une page web, recommencer côté récepteur, ou pire, repasser par le flasheur. Depuis la version 4.1.0, sortie le 17 juillet 2026, c’est terminé : on peut désormais binder ELRS depuis sa radio, directement, sans WiFi et sans reflasher quoi que ce soit. Tout se passe dans un script Lua, sur l’écran de la radio. Voici ce que ça change concrètement, comment le mettre en place, et surtout ce qu’il faut savoir avant de se lancer.

Ce qui change vraiment avec ELRS 4.1.0

Jusqu’ici, il existait deux façons de poser une bind phrase. La première consistait à l’écrire dans le flasheur avant d’envoyer le firmware, donc à reflasher chaque fois qu’on voulait en changer. La seconde, plus souple, passait par le WiFi. On allume le module, on attend qu’il crée son réseau, puis on s’y connecte avec le téléphone. On saisit la phrase dans l’interface web, et on répète l’opération côté récepteur. C’est exactement la méthode que je montrais dans mon Short sur le bind ELRS, et elle fonctionne très bien.

Le problème, c’est le nombre d’étapes. Deux connexions WiFi, deux pages web, un téléphone qui décroche parfois du réseau au mauvais moment. La release 4.1.0 le résume d’une phrase : « You can now set a bindphrase on a transmitter or receiver directly from a Lua script ». Autrement dit, la radio devient le seul outil nécessaire.

Binder ELRS depuis sa radio : ce qu’il vous faut

Avant de vous lancer, trois conditions. D’abord, votre matériel doit tourner en ExpressLRS 4.1.0 ou plus récent, côté émetteur comme côté récepteur. Ensuite, il vous faut le bon script Lua. C’est le point qui piège le plus de monde : ce n’est pas le script ExpressLRS habituel de votre carte SD. C’est un script séparé, dédié à la gestion des bind phrases, distribué en archive ZIP depuis la page de la release.

Enfin, et c’est la vraie limite de cette méthode : il vous faut une radio à écran couleur. L’interface de ce script repose sur LVGL, une brique graphique qu’EdgeTX ne compile que dans ses versions pour écrans couleur, depuis la 2.11. Sur une radio à écran monochrome, une Pocket ou une GX12 par exemple, le script ne s’affiche tout simplement pas, et ce n’est pas une question de version de firmware. Une variante d’interface en noir et blanc a été développée depuis par les contributeurs, mais ce n’est pas celle qui accompagne la release.

La procédure pour binder ELRS depuis sa radio

La mise en place se fait en deux temps. D’abord l’installation du script, ensuite l’utilisation.

Pour l’installation, téléchargez l’archive depuis la page de la release ExpressLRS, puis branchez votre radio en USB et sélectionnez le mode stockage. L’archive contient deux dossiers, scripts et widgets. Copiez-les sur la carte SD de la radio, qui possède déjà des dossiers portant ces noms. Ne supprimez rien : les fichiers viennent simplement s’ajouter aux existants.

Ensuite, l’utilisation au quotidien. Appuyez sur la touche Système de votre radio, et vous trouverez un nouvel outil, le gestionnaire de bind phrase. Il vous propose de lire l’UID actuel de l’émetteur, puis de saisir une nouvelle phrase et de l’appliquer. La radio confirme la mise à jour et l’UID affiché change sous vos yeux. Côté récepteur, la manœuvre habituelle reste valable. Trois cycles d’alimentation le passent en mode bind, puis on utilise le bouton de liaison du script ExpressLRS classique.

Sur ce même écran, un sélecteur Target vous laisse choisir si la phrase part vers l’émetteur ou vers le récepteur. Juste en dessous, la zone Bind Phrase History garde en mémoire les phrases déjà utilisées.

Binder ELRS depuis sa radio : le script Lua ExpressLRS Bind Phrase affiché sur l'écran de la radio
Le gestionnaire de bind phrase sur la radio : l’identifiant de l’émetteur en haut, le champ de saisie, le sélecteur Target et l’historique. Capture issue de la vidéo de Joshua Bardwell.

Un mot sur la bind phrase elle-même. La documentation officielle demande au moins huit caractères alphanumériques. En dessous, elle ne sera pas acceptée.

L’historique des phrases, le vrai confort au quotidien

C’est la fonction dont on parle le moins et qui change pourtant le plus de choses. Le gestionnaire mémorise les bind phrases que vous avez utilisées, et vous permet de basculer de l’une à l’autre en quelques clics.

Prenons un cas concret. Vous séparez vos machines par famille : une phrase pour les multirotors, une autre pour les ailes, une troisième pour vos modèles roulants. Vous n’avez plus à vous souvenir de laquelle correspond à quoi. Vous la sélectionnez dans la liste et vous partez voler. Pour ceux qui pilotent plusieurs types d’engins avec la même radio, c’est probablement l’argument le plus convaincant de cette version.

Une bind phrase visible à l’écran, faut-il s’en inquiéter ?

Puisque la radio conserve l’historique, elle affiche vos phrases en clair. La question de la confidentialité revient donc immédiatement, et elle mérite une réponse nette plutôt qu’un haussement d’épaules.

La documentation officielle ExpressLRS est explicite sur ce point : « The binding phrase is not for security, it is for anti-collision ». La bind phrase n’a jamais été un mot de passe. Elle sert à éviter que deux pilotes du même terrain se lient accidentellement à la machine de l’autre. Ce n’est pas un dispositif de protection contre une prise de contrôle malveillante, et ça ne l’a jamais été.

Il y a d’ailleurs une subtilité technique intéressante. Votre phrase n’est pas utilisée telle quelle par le système. Elle passe dans un calcul qui produit un identifiant numérique, l’UID. C’est lui qui sert réellement à la liaison. Vous pouvez relire l’UID de votre émetteur, mais impossible de remonter à la phrase qui l’a généré. En revanche, l’historique du script, lui, stocke bien les phrases pour vous les représenter.

Les autres nouveautés d’ELRS 4.1.0

Le reste de la version est plus discret, mais deux points méritent l’attention.

La puissance dynamique a été réglée plus finement. L’algorithme abaisse désormais la puissance d’émission plus volontiers qu’avant, ce qui économise la batterie de la radio et évite d’envoyer plus d’énergie que nécessaire dans l’air. Par ailleurs, les alertes « telemetry lost » se déclenchent beaucoup moins souvent, grâce à un délai de tolérance qui s’adapte aux conditions. Rappelons au passage que cette alerte n’a jamais annoncé un failsafe. Elle signale que des paquets de télémétrie remontant du récepteur se perdent. Vos commandes, elles, partent avec bien plus de puissance et continuent de passer.

Enfin, les récepteurs qui mesurent la tension de batterie peuvent maintenant être calibrés depuis l’interface web, avec une précision au millivolt. De quoi corriger un relevé qui se traîne un dixième de volt à côté de la réalité.

Faut-il binder ELRS depuis sa radio dès maintenant ?

Si vous êtes déjà en 4.x, la mise à jour se fait sans rupture. Le confort gagné vaut clairement le détour. Si vous êtes encore en 3.x, sachez que le passage à la branche 4 avait introduit une incompatibilité : le premier chiffre de version doit correspondre entre votre émetteur et vos récepteurs. Il faudra donc mettre tout le monde à jour en même temps, pas seulement la radio.

Une réserve honnête pour finir. Cette méthode demande de télécharger une archive et de manipuler la carte SD, ce qui reste plus engageant qu’un simple réglage dans un menu. Si vous ne changez votre bind phrase qu’une fois par an, la méthode WiFi de mon Short fera parfaitement l’affaire. Mais si vous jonglez entre plusieurs machines, vous allez vite vous demander comment vous avez fait sans.

Un mot sur la source. C’est la vidéo de Joshua Bardwell consacrée à ELRS 4.1 qui a mis cette fonction en lumière, et c’est d’elle que provient la capture ci-dessus. Les points techniques ont ensuite été recoupés avec la documentation officielle ExpressLRS et les notes de version.

Pour aller plus loin, la documentation officielle ExpressLRS sur le binding détaille toutes les méthodes de liaison existantes, et les notes de version 4.1.0 listent l’intégralité des changements. Si la mise à jour du firmware vous rebute, j’ai aussi écrit un guide pour flasher ELRS depuis son téléphone avec l’application ELRS Mobile.

]]>
https://culturefpv.fr/binder-elrs-depuis-sa-radio-20260803/feed/ 0
Gimbal capacitif : BETAFPV dévoile le NexRadio, une première mondiale https://culturefpv.fr/gimbal-capacitif-nexradio-betafpv-20260724/ https://culturefpv.fr/gimbal-capacitif-nexradio-betafpv-20260724/#respond Fri, 24 Jul 2026 12:00:00 +0000 https://culturefpv.fr/?p=33450 BETAFPV dévoile le NexRadio, premier gimbal capacitif numérique au monde : sans usure, immunisé aux interférences, 13 bits. Sortie le 24 juillet.]]>

Le gimbal capacitif vient de faire son entrée dans le FPV, et c’est BETAFPV qui ouvre le bal avec le NexRadio, présenté comme le tout premier gimbal RC à capteur capacitif numérique au monde. Derrière ce nom un peu barbare (BETAFPV parle de DCS, pour Digital Capacitive Sensor) se cache une idée simple : mesurer la position du stick sans aucun contact physique. Là où un gimbal classique s’appuie sur un potentiomètre qui frotte, ou sur un capteur à effet Hall qui lit un champ magnétique, le gimbal capacitif détecte les mouvements via un milieu diélectrique qui tourne, en lisant une variation de capacitance. Résultat annoncé par la marque : plus d’usure mécanique, une immunité aux interférences magnétiques et une précision de 13 bits sans calibration.

Pourquoi ça mérite qu’on s’y arrête ? Parce que le gimbal, c’est votre interface de pilotage. C’est le point de contact entre vos doigts et la machine, le fameux toucher du stick dont dépend toute la finesse d’un vol. Une nouveauté sur ce terrain, ça compte. Attention tout de suite : on parle ici d’un produit en pré-série, dont la sortie est calée au 24 juillet, avec des chiffres qui viennent uniquement du constructeur. Aucun test indépendant n’existe encore.

L’essentiel. BETAFPV lance le NexRadio, présenté comme le premier gimbal capacitif numérique au monde : détection sans contact, immunité aux interférences magnétiques et RF, résolution de 13 bits (8192 pas) sans calibration. Compatible RadioMaster full-size et EdgeTX F4+. Sorti le 24 juillet, données constructeur, annoncé à 40 dollars le set.

Le gimbal capacitif NexRadio de BETAFPV, la paire throttle et auto-centrage
Le set NexRadio : un gimbal des gaz et un gimbal auto-centrant. Photo BETAFPV.

C’est quoi un gimbal capacitif ?

Un gimbal capacitif, c’est un gimbal dont le capteur de position ne touche rien. Concrètement, quand vous bougez le stick, un élément diélectrique tourne et fait varier une capacitance électrique, que l’électronique traduit directement en position numérique. Pas de piste qui s’use, pas d’aimant à lire. BETAFPV appelle ce capteur le DCS (Digital Capacitive Sensor) et en fait l’argument central du NexRadio.

L’intérêt, sur le papier, tient en un mot : l’absence de contact. Sur un potentiomètre traditionnel, c’est le frottement permanent d’un curseur sur une piste résistive qui finit par dégrader la précision du centrage et la linéarité. En supprimant ce contact, BETAFPV annonce une durée de vie qui, toujours selon la marque, approche l’infini de façon théorique. Le mot est important : théorique. C’est un argument de conception, pas une mesure d’endurance vérifiée sur la durée. La marque promet aussi un toucher très doux, ce qu’il faudra évidemment sentir soi-même en main pour juger.

En quoi le gimbal capacitif diffère d’un potentiomètre ou d’un capteur à effet Hall ?

La différence tient au principe même de mesure. Voici les trois grandes familles, telles que BETAFPV les oppose.

Le potentiomètre résistif, c’est la vieille école. Une piste, un curseur qui frotte, une tension analogique en sortie. Simple et éprouvé, mais l’usure mécanique dégrade la linéarité avec le temps, et c’est justement le point faible que le capacitif prétend régler.

Le capteur à effet Hall a été la grande évolution de ces dernières années. Il lit un champ magnétique, donc il n’y a plus de frottement, d’où sa longévité. Son défaut, mis en avant par BETAFPV, c’est sa sensibilité aux perturbations magnétiques et le fait que sa linéarité doit souvent être corrigée par logiciel.

Le gimbal capacitif, lui, produit un signal 100 % numérique de bout en bout. BETAFPV affirme qu’il est immunisé aux champs magnétiques (contrairement au Hall) et à l’ondulation de tension des systèmes analogiques, et qu’il garde sa précision même dans un environnement électromagnétique chargé ou sous forte émission RF. Sur le papier, c’est le meilleur des deux mondes. En vrai, ça reste à confirmer manette en main.

Résistif, Hall, capacitif : le tableau qui résume tout

BETAFPV fournit un comparatif direct des quatre technologies. Le voici tel quel, en gardant en tête qu’il s’agit du point de vue du constructeur.

CritèreRésistif analogiqueHall analogiqueHall numériqueCapacitif numérique
Principe de détectionDivision de tension résistiveIntensité du champ magnétiqueAngle vectoriel du champ magnétiqueCapacitance bipolaire
Sortie du signalTension analogiqueTension analogiqueSignal numériqueSignal numérique
Précision de quantification12 bits12 bits12 bits13 bits
Anti-interférence (champs magnétiques)ForteFaibleModéréeExtrêmement forte
Durée de vie500 000 à 1 M cyclesThéoriquement illimitéeThéoriquement illimitéeThéoriquement illimitée
Précision de centrageFaibleModéréeModéréeExtrêmement haute
LinéaritéSe dégrade avec l’usureCorrigée par logicielCorrigée par logicielNaturellement excellente
Résistance à la dérive thermiqueFaibleFaibleModéréeExtrêmement forte

Que valent les specs annoncées du NexRadio ?

Le chiffre à retenir, c’est la résolution. Le NexRadio DCS échantillonne en 13 bits, soit 8192 pas, et surtout, BETAFPV annonce que cette précision est atteinte par conception, sans calibration ni filtrage logiciel. En clair, la linéarité serait naturellement excellente au lieu d’être rattrapée par du soft, comme sur les gimbals Hall.

Voici les caractéristiques annoncées pour le NexRadio DCS.

CaractéristiqueNexRadio DCS
Capteur de positionCapacitif numérique (DCS)
Échantillonnage13 bits
Résolution8192 pas
Durée de vie du capteurSans contact (théoriquement illimitée)
Interface de communicationUART
Poids (par set)environ 84,8 g

Côté mécanique, BETAFPV annonce une course de stick ajustable (24°, 27° ou 30°), la bascule du mode auto-centrage sur l’axe des gaz, le réglage de la tension de centrage, de la friction et du crantage des gaz, ainsi qu’un embout fileté en M4, le tout en 3,3 V.

Sur quelles radios le NexRadio fonctionne-t-il ?

BETAFPV annonce une compatibilité avec les RadioMaster TX16 MII, TX15 et Boxer (contrôleur principal F4). Plus largement, le montage repose sur l’empreinte des trous de fixation des gimbals RadioMaster pleine taille, et la marque indique une compatibilité avec tous les émetteurs sous EdgeTX dotés d’un contrôleur principal F4 ou supérieur. Autrement dit, si vous pilotez sur une radio full-size RadioMaster récente, il y a de bonnes chances que ça rentre.

Gimbal NexRadio DCS vu de dessus avec sa sortie UART
Un gimbal NexRadio et sa sortie numérique en UART. Photo BETAFPV.

Si vous cherchez justement une radio de ce calibre, la RadioMaster TX15 fait partie des modèles compatibles, et c’est devenu mon daily driver. Pour les indécis, notre guide d’achat des radiocommandes FPV reprend les critères qui comptent vraiment avant de choisir.

Un gimbal capacitif, est-ce vraiment mieux ?

Sur le papier, le gimbal capacitif coche beaucoup de cases : pas d’usure, immunité aux interférences, meilleure linéarité, précision supérieure. Si tout se vérifie, c’est une vraie avancée pour l’interface de pilotage. Mais soyons clairs, et c’est le rôle de la chaîne de l’être : à ce stade, tout ce qu’on lit vient de BETAFPV. Il n’y a aucun test indépendant, et un capteur flambant neuf ne dit rien de son comportement au bout d’un an d’utilisation intensive, ni du ressenti réel sous les doigts. Le toucher d’un gimbal, ça ne se met pas en tableau. La stabilité de centrage dans le temps non plus. On prend donc ces arguments pour ce qu’ils sont : des promesses de constructeur, prometteuses, à confirmer.

Quand et comment se procurer le NexRadio ?

Le NexRadio est sorti le 24 juillet, en phase de beta test. Côté tarif, BETAFPV annonce 40 dollars le set de deux gimbals. La série de lancement, limitée à 100 exemplaires, a par ailleurs été proposée à prix réduit, autour de 32 dollars selon nos confrères de WE are FPV. Le manuel et le firmware, eux, sont toujours annoncés comme à venir. Pour les détails officiels, direction le site de BETAFPV. Dès qu’on pourra en mettre un entre les mains, on vous fera un vrai retour terrain.

Notre avis à ce stade

Le gimbal capacitif est une des rares vraies nouveautés sur un composant qu’on croyait figé, et rien que pour ça, le NexRadio mérite qu’on le suive de près. L’approche sans contact répond à un vrai défaut des potentiomètres, et l’immunité aux interférences est un argument qui parle à tous ceux qui volent avec de la puissance d’émission à côté des sticks. Reste la partie qu’aucune fiche technique ne tranche : le toucher, et la tenue dans la durée. C’est exactement ce qu’on ira vérifier dès la sortie. Prometteur sur le papier, on attend de le tester.

]]>
https://culturefpv.fr/gimbal-capacitif-nexradio-betafpv-20260724/feed/ 0
Moteur modulaire Axisflying : on remplace un moteur en 15 secondes sans fer à souder https://culturefpv.fr/moteur-modulaire-axisflying-20260721/ https://culturefpv.fr/moteur-modulaire-axisflying-20260721/#respond Tue, 21 Jul 2026 16:12:50 +0000 https://culturefpv.fr/?p=33443 Le moteur modulaire Axisflying remplace un moteur en 15 secondes sans fer à souder. On décrypte la techno, les chiffres constructeur, avant d'ouvrir le débat.]]>

Le moteur modulaire Axisflying, c’est un moteur brushless FPV qu’on remplace en une quinzaine de secondes, sans fer à souder. L’idée est simple sur le papier. Au lieu de dessouder puis ressouder les fils à chaque fois qu’un moteur crame, Axisflying part sur une base fixe qu’on soude une seule fois sur le drone. Ensuite, le moteur vient se visser dessus, et le courant passe par contact sous pression. Un moteur mort ? On dévisse, on repose un neuf, on revisse, et c’est tout.

Sur le terrain, dessouder un moteur reste une des galères classiques du hobby, surtout quand on vole beaucoup et qu’on tape souvent. Alors une solution qui promet le swap sans fer à souder, forcément, ça intrigue.

Attention quand même. Tout ce qui suit vient des données constructeur. Personne, à notre connaissance, ne l’a encore testé en vol ni au banc de façon indépendante. On vous décrit donc la techno et les chiffres annoncés par Axisflying, puis on ouvre le débat. Est-ce que ça change vraiment la vie, ou est-ce qu’on troque la corvée du fer à souder contre une nouvelle source de pannes ? À vous de nous dire.

L’essentiel. Le moteur modulaire Axisflying repose sur une base soudée une seule fois au drone. Le moteur se visse dessus et le courant passe par pression, ce qui permet un remplacement annoncé à 15 secondes sans fer à souder. Trois tailles sont prévues (2207.5, 2306, 2406). Chiffres constructeur, aucun test indépendant à ce jour.

Vue éclatée du moteur modulaire Axisflying : base en aluminium 7075, PCB dorés, shims en cuivre nickelé et ressort triple-wave
Vue éclatée de la base : de haut en bas, PCB supérieur (60 A), shims en cuivre nickelé, PCB inférieur doré anti-corrosion, ressort ondulé résistant à plus de 200 °C, puis la base en aluminium 7075. Image Axisflying.

Comment fonctionne le moteur modulaire Axisflying ?

Réponse directe : on sépare le moteur en deux parties. D’un côté, une base fixe (la « Base Cap », en aluminium 7075, environ 2 grammes). De l’autre, le moteur complet, qu’on visse sur cette base avec quatre vis M3.

La base, elle, se soude une seule fois. Elle arrive pré-câblée d’usine (fils silicone en 20AWG) et on la relie à l’électronique au moment du montage. Axisflying évoque une soudure « haute température » sans en détailler précisément l’usage, donc on reste prudent sur ce point.

Une fois la base en place, le courant ne passe plus par une soudure sur le moteur, mais par un empilement sous pression. On trouve, dans l’ordre : un PCB supérieur (donné pour 60 A), des shims en cuivre nickelé, un PCB inférieur doré (contre la corrosion), puis un ressort ondulé « triple-wave » qui plaque le tout. Pas d’aimant ni de connecteur enfichable, juste des vis et la pression du ressort.

Le remplacement en 15 secondes, concrètement ?

Concrètement, Axisflying résume le swap en trois gestes. D’abord, on desserre les vis moteur sous le bras. Ensuite, on retire le moteur usé et on pose celui qu’on veut à la place. Enfin, on resserre les vis, et c’est reparti.

Remplacement d'un moteur Axisflying en trois étapes : desserrer les vis, échanger le moteur, resserrer
Le remplacement en trois étapes selon Axisflying : 1) desserrer les vis du moteur sous le bras, 2) échanger le moteur, 3) resserrer les vis. Image Axisflying.

Pas de fer à souder, pas de flux, pas de fils à re-router. Rien à voir avec un montage complet où l’on soude tout, comme quand je me suis monté un drone de race de A à Z. C’est là tout l’intérêt : sur un field, un moteur qui lâche ne signifie plus forcément la fin de la session. Par ailleurs, comme la base reste sur le drone, on peut aussi changer de KV ou de taille de moteur selon l’envie du jour, à condition que la pièce existe (on y revient plus bas).

Que valent les chiffres annoncés ?

Sur le papier, les chiffres sont costauds. Axisflying propose deux versions, en 2080KV et 1860KV, toutes deux en 4-6S, sur un moteur de 29,5 mm de diamètre pour 32 grammes (35 grammes avec le câble). Voici ce que donne le banc constructeur, hélice 51466 V2, en 6S.

Version2080KV1860KV
Poussée max1929 g1826 g
Courant max47,44 A40,95 A
Puissance max1109 W961 W
Régime max31 118 rpm30 770 rpm
Résistance interne66 mΩ78 mΩ

À pleine puissance, on parle donc de près de 1,9 kg de poussée et d’un pic à plus de 47 A pour la version 2080KV. Ce sont de vrais chiffres de 6S musclé. Mais attention : tout ça sort du banc d’Axisflying, pas d’un vol réel ni d’un test indépendant. On les prend donc pour ce qu’ils sont, des données annoncées.

Quelles tailles de moteurs sont vraiment disponibles ?

C’est LA question à se poser avant de rêver. Axisflying annonce trois tailles sur la même base : 2207.5, 2306 et 2406. Et là, il faut nuancer un point important.

Le 2406, c’est une taille plutôt lourde et puissante, taillée pour du 6S qui envoie. Ce n’est pas le format le plus courant en freestyle. Les pilotes de freestyle tournent le plus souvent en 2207.5 ou en 2306, justement les deux autres tailles de la gamme. Sur le principe, c’est donc une bonne nouvelle : les tailles qu’on utilise vraiment sont prévues.

Sur le principe seulement. Car à ce jour, c’est surtout le 2406 qui est clairement en vente. Les 2207.5 et 2306 apparaissent bien dans la série, mais sans page d’achat confirmée de notre côté. La disponibilité réelle, taille par taille, reste donc à confirmer. Et c’est justement une des vraies questions : est-ce que toute la gamme sortira, y compris les tailles qu’on utilise le plus ?

La jonction sous pression va-t-elle tenir dans le temps ?

C’est le vrai point d’interrogation. Un moteur FPV, ça vibre, ça chauffe, ça encaisse des dizaines d’ampères et ça prend la poussière, la boue et l’humidité. Remplacer une soudure par un contact mécanique sous pression, ça pose forcément la question de la tenue dans le temps.

Axisflying a des réponses. Le contact passe par des surfaces dorées (contre la corrosion) et un ressort en acier donné pour tenir plus de 200 °C. La marque annonce aussi avoir passé la connexion sur plus de 500 cycles de montage et démontage, plus des essais maison d’immersion, de forte charge et de chauffe prolongée.

Sur le papier, ça rassure. En pratique, ces tests viennent tous du constructeur, sans protocole public ni indice d’étanchéité normé. Est-ce qu’une jonction sous pression tiendra aussi bien qu’une bonne vieille soudure après six mois de crashs ? Honnêtement, pour l’instant, personne ne peut le garantir.

Moteur modulaire Axisflying : pratique ou vrai progrès ?

C’est là qu’on a besoin de vous. Sur le papier, le moteur modulaire Axisflying coche des cases : gain de temps, moins de fer à souder, réparation sur le terrain. Pour un débutant qui galère à la soudure, ou pour un pilote qui enchaîne les sessions, l’idée est séduisante.

Mais il y a l’autre camp. Un moteur qu’on soude directement, c’est éprouvé, léger, sans pièce en plus qui peut prendre du jeu. Certains diront qu’on ajoute de la complexité (des PCB, un ressort, des shims) là où une soudure de deux minutes faisait le travail. Sans oublier le surcoût de la base et le poids des pièces ajoutées.

Alors, gadget malin ou vraie avancée ? Dites-nous en commentaire ce que vous en pensez.

Le moteur modulaire Axisflying vaut-il le coup ? On attend de voler

Pour résumer, le moteur modulaire Axisflying propose une vraie idée neuve, avec des chiffres constructeur solides et une exécution qui a l’air soignée. Reste que tout ça demande à être confirmé, manette en main et fer éteint. Nous, on attend de pouvoir le tester en vol, et surtout dans la durée, parce que c’est là que ce genre de promesse se joue.

Pour l’instant, on ne l’a pas encore vu passer chez les revendeurs français. Si vous voulez creuser, direction la boutique d’Axisflying (moins de 30 dollars pièce au prix annoncé). Et surtout, dites-nous en commentaire si vous tenteriez le coup. On lit tout.

]]>
https://culturefpv.fr/moteur-modulaire-axisflying-20260721/feed/ 0
AIO RateFPV F4 : la nouvelle AIO 40A qui vise SpeedyBee et Matek https://culturefpv.fr/aio-ratefpv-f4-40a-20260720/ https://culturefpv.fr/aio-ratefpv-f4-40a-20260720/#respond Mon, 20 Jul 2026 11:06:34 +0000 https://culturefpv.fr/?p=33432 L'AIO RateFPV F4, un contrôleur de vol 40A avec MCU AT32F435 et Bluetooth à 55 $, se pose en alternative à SpeedyBee et Matek. Ce qu'elle vaut sur le papier.]]>

L’AIO RateFPV F4 est un contrôleur de vol tout-en-un (FC plus ESC 40A) signé RATEFPV, une marque récente qui débarque avec un argument simple : proposer une AIO complète et pas chère au moment où SpeedyBee et Matek deviennent difficiles à trouver. Officiellement baptisée RATE F4 V4, elle mise sur un processeur AT32F435 cadencé à 288 MHz, un ESC 40A en 32 bits, le Bluetooth pour régler la bête au téléphone, un récepteur qui se branche sans soudure et un OSD intégré. Le tout est annoncé à 54,99 $ US sur le site du fabricant. Autant le dire tout de suite : je ne l’ai pas encore volée. Ce que vous lisez ici, c’est ce qu’elle vaut sur le papier, à partir des specs du fabricant et de la première prise en main de Painless360, croisées avec le recul de mes propres tests d’AIO 40A. Une review en vol, ce sera pour plus tard, si la bête arrive jusqu’à l’atelier.

L’essentiel : l’AIO RateFPV F4 est une AIO 40A à 55 $, animée par un AT32F435 à 288 MHz, avec Bluetooth, OSD intégré et récepteur sans soudure. Sur le papier, une alternative crédible à SpeedyBee et Matek pour un petit build. Pas encore testée en vol.

AIO RateFPV F4 : le stack tout-en-un 40A de RATEFPV, versions F4V4 et F4W
Le stack RateFPV F4 V4, en version F4V4 (claire) et F4W (noire). Photo RATEFPV.

C’est quoi l’AIO RateFPV F4 ?

L’AIO RateFPV F4, c’est le premier board tout-en-un d’une marque qui monte, RATEFPV. Le principe d’une AIO reste le même : on regroupe le contrôleur de vol et l’ESC (les quatre variateurs qui pilotent les moteurs) sur une seule carte, pour gagner de la place et du poids sur les petits châssis. Ici, on parle d’une carte compacte pensée pour les builds légers, avec un ESC donné pour 40 ampères. Le contexte de sortie est intéressant : Painless360, qui l’a déballée le premier, explique justement chercher des alternatives parce que ses valeurs sûres, SpeedyBee et Matek, sont devenues compliquées à trouver. RATEFPV arrive donc sur un créneau où il y a de la place à prendre.

Les specs de l’AIO RateFPV F4 sur le papier

Sur la fiche technique, l’AIO RateFPV F4 coche beaucoup de cases pour son prix. Voici ce qu’annonce le fabricant :

  • MCU AT32F435 à 288 MHz (donné environ 34 % plus rapide qu’un F722)
  • ESC 40A en firmware 32 bits
  • Compatible 3S à 6S
  • BEC 5 V / 3 A, plus une sortie 10 V / 2 A dédiée à l’alimentation d’un système vidéo HD
  • Bluetooth intégré pour la config au téléphone
  • Récepteur plug-and-play sans soudure, avec des pads de soudure élargis
  • OSD intégré, présenté comme un « 5-in-1 »

Le fabricant vise large : freestyle, racing, pilotage agressif, du débutant au confirmé. Deux points restent flous en revanche. D’abord l’OSD : RATEFPV ne dit pas s’il est analogique ou HD, or ça compte pour choisir son système vidéo. Ensuite l’ESC : la fiche annonce du 32 bits, sans préciser la souche, l’AM32 open source qui est la référence actuelle du milieu, ou l’ancien BLHeli_32 qui n’est plus développé. Sur un stack sorti en 2026, l’AM32 est le pari le plus logique, mais tant que le fabricant ne tranche pas noir sur blanc, on reste prudent.

AT32F435 à 288 MHz : pourquoi ce processeur intrigue ?

Parce que ce n’est pas un simple F4 des familles. Le sigle prête à confusion, mais il ne s’agit pas d’un STM32 F4 classique : c’est un AT32F435, un processeur cadencé à 288 MHz. Le fabricant le présente comme environ 34 % plus rapide qu’un F722, ce qui le rapproche des performances d’un F7 tout en gardant un tarif de F4. Concrètement, ça laisse de la marge pour les boucles PID rapides et les filtres gourmands. La prise en main de Painless360 va dans ce sens : sur son banc, le CPU tournait autour de 40 % de charge avec une boucle gyro et PID à 8 kHz, donc de la réserve. À confirmer en vol, mais l’argument matériel est réel.

Analogique ou HD : que sait-on du système vidéo ?

C’est un point plus solide qu’il n’y paraît. Le fabricant liste noir sur blanc une sortie d’alimentation 10 V / 2 A dédiée à la vidéo HD, en plus du 5 V / 3 A classique. Autrement dit, la carte est câblée d’origine pour alimenter un VTX HD (DJI, Walksnail), et c’est justement une différence avec ma SpeedyBee AIO 40A Bluejay, dont la sortie HD passe en direct lipo, sans BEC régulé dédié. Ce qui reste flou, c’est le type d’OSD lui-même : analogique, HD, ou les deux ? Le fabricant ne le précise pas, et la prise en main de Painless360 penche pour les deux, sans certitude. Sa doc, en « Chinglish », s’est même contredite sur la tension de ce BEC HD (10 ou 12 V selon la page), mais la fiche officielle, elle, tranche à 10 V / 2 A. Un dernier détail à confirmer une fois la carte en main.

Ce que révèle la première prise en main de Painless360

Comme personne ne l’a encore fait voler, la seule source terrain à ce jour reste le « first look » de Painless360 (déballage et inspection dans Betaflight, pas de vol). Plusieurs détails en ressortent, à prendre pour ce qu’ils sont, l’avis d’un seul testeur sur un exemplaire :

  • le gyroscope serait un ICM42688, une valeur sûre que j’apprécie aussi sur mes propres AIO ;
  • pas de support INAV pour l’instant, et ce n’est apparemment pas prévu à court terme, à noter si vous visez le vol longue distance ou l’aile ;
  • le « sans soudure » est partiel : le récepteur se branche, mais un GPS, un buzzer ou un kit vidéo analogique demandent encore le fer ;
  • les pads sont petits (un vrai test de vue selon lui), logique sur une carte aussi compacte ;
  • la cible réelle serait plutôt les petits moteurs (sous 2006), et un revendeur, RaceDayQuads, la range même dans la catégorie « whoop » 40A. À nuancer, mais ça situe l’usage.

Faut-il la préférer à une SpeedyBee AIO 40A ?

Trop tôt pour trancher, mais on peut déjà cadrer les attentes. Sur le papier, cette RATE F4 V4 a deux arguments face à ma SpeedyBee AIO 40A Bluejay : un processeur plus musclé (AT32F435 contre F405) et ce fameux BEC vidéo HD dédié. La SpeedyBee garde pour elle un écosystème rodé, son appli maison et une réputation installée. Et la ressemblance ne s’arrête pas aux specs : visuellement, la RateFPV rappelle une SpeedyBee de façon assez frappante, du dessin du dissipateur à l’agencement général de la carte. Sur la fiche aussi les deux sont très proches : format compact, 40A, Bluetooth, 3-6S, cible petits moteurs, et même une plaque d’entraînement à la soudure dans la boîte. Sur mes propres reviews d’AIO 40A, je le répète souvent : je vous présente le matériel, mais la durabilité d’un ESC, ça se juge sur la durée et via les retours de la commu, pas sur un déballage. C’est exactement là qu’en est cette carte : prometteuse sur la fiche, à confirmer sur le terrain.

Où trouver l’AIO RateFPV F4 et à quel prix ?

Pour l’instant, le plus simple reste le site du fabricant. L’AIO RateFPV F4 est annoncée à 54,99 $ US sur la page produit RATEFPV, ce qui la place clairement dans le camp des AIO accessibles. Côté revendeurs français, je ne l’ai pas encore vue passer chez les shops que je cite d’habitude au moment où j’écris ces lignes. Donc pas de lien boutique FR à vous donner sans risquer de vous envoyer sur une fiche qui n’existe pas. Si vous voulez creuser, la page du fabricant et la prise en main de Painless360 sont les deux meilleures sources du moment. Et dès qu’un exemplaire atterrit ici, ou qu’elle débarque chez un revendeur FR, je mets cet article à jour.

]]>
https://culturefpv.fr/aio-ratefpv-f4-40a-20260720/feed/ 0
Flasher ELRS depuis son téléphone : le guide de l’app ELRS Mobile https://culturefpv.fr/flasher-elrs-depuis-son-telephone-20260704/ https://culturefpv.fr/flasher-elrs-depuis-son-telephone-20260704/#comments Sat, 04 Jul 2026 07:30:00 +0000 https://culturefpv.fr/?p=33414 Flasher ELRS depuis son téléphone, sans PC et hors-ligne : comment marche l'app ELRS Mobile, la mise à jour de votre récepteur en Wi-Fi, et ses limites.]]>

Bonne nouvelle pour ceux qui volent en ExpressLRS : on peut maintenant flasher ELRS depuis son téléphone, sans PC et même sans connexion Internet. L’application ELRS Mobile, disponible sur Android et iOS, télécharge les firmwares à l’avance, puis met votre récepteur à jour en Wi-Fi, directement sur le terrain. Jusqu’ici, il fallait passer par le web flasher sur ordinateur, la méthode que je montre dans mes tutos de flash. Désormais, votre smartphone suffit dans la plupart des cas. C’est vraiment pratique, mais l’app a aussi ses limites, et il vaut mieux les connaître avant de se lancer.

En bref : l’app ELRS Mobile permet de flasher et configurer votre récepteur ExpressLRS depuis votre téléphone, hors-ligne, par Wi-Fi. Parfait pour une mise à jour rapide sur le terrain. En revanche, elle ne gère pas le changement de target : pour ça, le web flasher sur PC reste indispensable.

Flasher ELRS depuis son téléphone : récepteur ExpressLRS et son bouton BOOT

C’est quoi l’app ELRS Mobile ?

L’app ELRS Mobile est une application développée par la communauté ExpressLRS. Son idée est simple : mettre en cache, sur votre téléphone, l’ensemble des cibles de firmware ELRS. Une fois ce cache téléchargé, chez vous, quand vous avez du réseau, vous pouvez flasher n’importe quel récepteur compatible sans la moindre connexion Internet. D’après la vidéo de Joshua Bardwell qui la présente, l’app détecte l’appareil connecté et compile le firmware localement avant de l’envoyer. C’est donc une alternative mobile au web flasher classique, celui qu’on utilise sur ordinateur.

Pourquoi flasher ELRS depuis son téléphone ?

Le gros intérêt, c’est l’autonomie. Le web flasher habituel a besoin d’Internet à chaque flash, ce qui devient vite bloquant sur un terrain sans réseau. L’app mobile, elle, télécharge les firmwares à l’avance et travaille ensuite hors-ligne. Concrètement, vous préparez tout à la maison, puis vous pouvez flasher ELRS depuis son téléphone à peu près n’importe où : dans un champ, en déplacement, entre deux vols. Plus besoin de trimballer un PC ni de chercher un point d’accès Wi-Fi.

Comment mettre son récepteur en mode Wi-Fi ?

Avant tout flash, le récepteur doit passer en mode Wi-Fi. Deux méthodes existent. D’abord, le timeout automatique : si le récepteur est alimenté mais non lié pendant environ 60 secondes, il bascule tout seul en Wi-Fi, ce que signale une LED qui clignote rapidement. Ensuite, le bouton : sur un récepteur équipé d’un bouton BOOT, un premier appui maintenu donne le mode binding (double clignotement), et si vous continuez à maintenir, vous passez en mode Wi-Fi. Le récepteur crée alors un réseau nommé « Express LRS RX ». Le mot de passe par défaut est expresslrs, tout en minuscules.

Comment flasher ELRS depuis son téléphone, étape par étape ?

Voici la marche à suivre, une fois l’app installée :

  1. Préparez le cache. Chez vous, avec du réseau, ouvrez le Firmware Manager de l’app et téléchargez la version de firmware voulue. C’est la seule étape qui demande Internet.
  2. Passez le récepteur en mode Wi-Fi (timeout de 60 secondes ou bouton BOOT, voir plus haut).
  3. Connectez votre téléphone au réseau « Express LRS RX », avec le mot de passe expresslrs.
  4. Sélectionnez la target de votre récepteur dans l’app. Elle ne la choisit pas automatiquement, à vous d’indiquer le bon modèle.
  5. Lancez le flash et laissez l’app compiler puis envoyer le firmware. Le récepteur redémarre ensuite sur la nouvelle version.

Le principe reste le même que sur PC, sauf que tout se passe entre votre téléphone et le récepteur. Si vous débutez avec ExpressLRS, jetez d’abord un œil à mes tutos de flash côté récepteur et côté émetteur, qui posent les bases.

Flasher ELRS depuis son téléphone : quelles limites ?

L’app est encore jeune, et elle traîne quelques limites qu’il faut avoir en tête. Joshua Bardwell les détaille bien dans sa vidéo :

  • Pas de changement de target. L’app ne sait flasher qu’un firmware de la même target que celle déjà installée. Pour changer de target, il faut repasser par le web flasher sur ordinateur.
  • Firmware en cache uniquement. Vous ne pouvez flasher que les versions préalablement téléchargées dans le Firmware Manager. Rien en cache, rien à flasher.
  • Sélection manuelle de la target. Même si l’app détecte le device, c’est à vous de choisir la bonne target avant de lancer.
  • Pas d’export du .bin. L’app compile le firmware localement, mais ne permet pas de sauvegarder ce fichier pour le réutiliser ailleurs.

Rien de rédhibitoire, surtout que l’app évolue vite. Mais ces points expliquent pourquoi elle ne remplace pas encore totalement l’ordinateur.

Faut-il abandonner le flash au PC ?

Non, et ce n’est pas le but. Voyez plutôt l’app comme un complément. Pour la première installation d’un récepteur, un changement de target ou une configuration plus poussée, le web flasher sur ordinateur reste la référence. Pour une simple mise à jour de firmware sur le terrain, l’app mobile fait gagner un temps fou. Ainsi, les deux outils se complètent, ils ne s’opposent pas.

Alors, on flashe ELRS depuis son téléphone ?

Si vous volez en ExpressLRS et que vous mettez régulièrement vos récepteurs à jour, l’app mérite clairement une place sur votre téléphone. Elle brille surtout pour ceux qui volent loin de chez eux. Il vous faut évidemment un récepteur ExpressLRS et une radio compatible, comme la RadioMaster TX15 MAX ou la AX12, toutes deux en ELRS natif. Pour creuser, la documentation officielle ExpressLRS et la vidéo de Joshua Bardwell détaillent le sujet.

]]>
https://culturefpv.fr/flasher-elrs-depuis-son-telephone-20260704/feed/ 2
Betaflight 2026.06 : les nouveautés qui comptent vraiment https://culturefpv.fr/betaflight-2026-06-nouveautes-20260702/ https://culturefpv.fr/betaflight-2026-06-nouveautes-20260702/#comments Thu, 02 Jul 2026 07:00:00 +0000 https://culturefpv.fr/?p=33403 Betaflight 2026.06 arrive : configurateur repensé, premiers pas vers le vol autonome, maintien sans GPS, profils de batterie… le tour des vraies nouveautés.]]>

Betaflight 2026.06 est la prochaine grande version du logiciel qui fait voler la quasi-totalité de nos drones FPV. Elle arrive très bientôt, et elle est même déjà disponible en préversion pour les curieux. Cette version ne se contente pas de corriger des bugs : elle repense entièrement le logiciel de configuration et pose les premières briques du vol autonome. Plutôt que de vous assommer avec la liste exhaustive des centaines de changements (tous détaillés dans les notes de version officielles), voici les nouveautés qui vont réellement changer quelque chose pour vous.

L’essentiel : Betaflight 2026.06 apporte un configurateur entièrement modernisé (une vraie appli web), les premières bases du vol par points de passage, le maintien de position sans GPS, des profils de batterie interchangeables et le support d’ExpressLRS 4.0.

Betaflight 2026.06 : pourquoi ce numéro de version ?

Commençons par le détail qui intrigue. Betaflight a changé sa façon de numéroter ses versions : fini les « 4.5 », place à la date. 2026.06 veut simplement dire « la version de juin 2026 ». C’est plus clair pour tout le monde, puisque d’un coup d’œil, vous savez si votre firmware est récent ou s’il commence à dater.

Le nouveau configurateur de Betaflight 2026.06

C’est le changement que tout le monde va voir en premier. Les développeurs ont entièrement reconstruit le configurateur, le logiciel dans lequel on branche son drone pour le régler. Ils ont abandonné la vieille base technique, qui datait, pour repartir sur des fondations modernes.

Concrètement, pour vous, ça donne une interface plus rapide, plus claire, qui se met à jour toute seule. Surtout, elle devient une véritable application web, accessible directement depuis le navigateur sur app.betaflight.com. Plus besoin d’installer un logiciel qui prend la poussière. C’est le prolongement de ce que je montrais déjà dans ma vidéo sur le configurateur version navigateur, sauf que cette fois, c’est la direction officielle de Betaflight, et ça marche aussi sur mobile.

Interface de Betaflight 2026.06, onglet Installation avec le modèle 3D du drone

Peut-on configurer son drone depuis un téléphone ?

De plus en plus, oui. En plus de l’appli web qui tourne sur mobile, 2026.06 introduit deux nouveautés pratiques. La première, c’est un flashage direct depuis Android : vous pouvez installer le firmware sur votre contrôleur de vol depuis un téléphone Android, sans passer par un ordinateur ni des outils compliqués.

La seconde, c’est un accessoire expérimental appelé Betaflight Bridge : un petit boîtier qui crée un pont Wi-Fi entre votre drone et vos appareils sans port USB pratique, comme un iPhone ou un iPad. Vous vous connectez alors à votre drone sans fil. C’est encore expérimental, mais la direction est claire : régler son drone depuis son téléphone, directement sur le terrain.

Faut-il encore un logiciel séparé pour analyser ses vols ?

Non, et c’est une belle simplification. L’appli intègre maintenant l’analyseur de boîte noire (le « blackbox »). La boîte noire, c’est l’enregistreur de vol de votre drone : elle note tout ce qui se passe pendant le vol, ce qui permet ensuite de comprendre un comportement bizarre ou d’affiner ses réglages. Avant, il fallait un outil à part. Maintenant, les graphiques, l’analyse des vibrations, la trajectoire GPS et la vue 3D sont accessibles au même endroit.

Betaflight 2026.06, le Blackbox Viewer intégré à l'application

Betaflight 2026.06 se met (doucement) au vol autonome

Voilà la nouveauté la plus spectaculaire sur le papier. Betaflight commence à intégrer le vol autonome par points de passage : on définit un parcours (jusqu’à 30 points), avec une vitesse et une altitude pour chacun, et une phase de décollage. Ce sont les premières briques pour qu’un drone suive une trajectoire tout seul.

Soyons honnêtes, ce n’est pas encore utilisable en vol réel. Pour l’instant, ça fonctionne uniquement en simulation. C’est une fondation posée pour l’avenir, pas une fonction prête à l’emploi. Mais la direction est claire, et Betaflight devient au passage compatible avec des logiciels de planification de mission comme QGroundControl. À suivre de près dans les prochaines versions.

Tenir sa position sans GPS, c’est désormais possible

Attention à ne pas confondre. Le maintien de position et d’altitude existait déjà sur Betaflight, mais il reposait sur le GPS. La vraie nouveauté de 2026.06, c’est de pouvoir le faire sans GPS, grâce à un capteur de flux optique (une petite caméra qui regarde le sol). Le capteur « lit » le défilement du sol pour détecter la moindre dérive et la corriger.

L’intérêt, c’est de pouvoir voler en intérieur, ou dans des endroits où le GPS ne passe pas, tout en gardant un drone qui reste bien en place au lieu de dériver. Jusqu’ici, on voyait surtout ce genre de capacité sur les drones grand public stabilisés, type DJI. La voir arriver sur nos machines Betaflight, c’est un vrai pas en avant.

Un GPS plus rapide et mieux branché

Le GPS progresse sur deux points. D’abord, une technologie appelée AssistNow aide le drone à accrocher les satellites plus vite au démarrage. Vous attendez donc moins longtemps avant de pouvoir compter sur le GPS Rescue, le retour automatique en cas de perte de signal.

Ensuite, Betaflight ouvre le support du DroneCAN, une façon plus propre et plus fiable de brancher certains accessoires comme le GPS. Au lieu d’un fil par fonction, plusieurs modules partagent le même bus, ce qui donne moins de câblage et des connexions plus robustes. Le GPS est le premier accessoire à en profiter.

Profils de batterie : passer de la LiPo à la Li-ion en un geste

Voilà une nouveauté toute bête mais bien pratique, surtout si vous jonglez entre LiPo et Li-ion. Les deux chimies n’ont pas les mêmes seuils de tension : régler son drone pour de la LiPo, c’est déclencher l’alarme trop tôt en Li-ion, et le régler pour de la Li-ion, c’est risquer de vider une LiPo dangereusement bas.

2026.06 permet d’enregistrer plusieurs profils de batterie (jusqu’à trois), chacun avec ses propres seuils de tension, sa capacité et son nombre de cellules, puis de basculer de l’un à l’autre, même en plein vol, avec un simple interrupteur. Concrètement, votre 6 ou 7 pouces de long range peut passer en mode LiPo quand vous partez en freestyle ou en vol court, et en mode Li-ion quand vous visez la distance. Un seul drone, deux réglages, zéro reconfiguration à la main.

Betaflight 2026.06, onglet Alimentation et batterie avec les seuils de tension

ExpressLRS 4.0 : pour qui, exactement ?

Petite précision importante, parce que le sujet prête à confusion. Si vous pilotez avec un récepteur ExpressLRS externe (le cas le plus courant, un petit module branché sur le contrôleur de vol), ExpressLRS 4.0 fonctionnait déjà : votre récepteur parle au drone dans un langage (le CRSF) qui ne dépend pas de la version d’ExpressLRS. Pour vous, rien ne change.

La nouveauté de 2026.06 concerne les contrôleurs de vol qui ont l’ExpressLRS intégré directement dans la carte (ce qu’on appelle le « SPI »). Ces modèles-là gèrent maintenant ExpressLRS 4.0. La version 3 reste le réglage par défaut, donc là encore, rien ne bouge tant que vous ne le décidez pas.

Et sous le capot ?

Pour les plus curieux, 2026.06 élargit aussi la liste des matériels supportés, avec de nouvelles puces de contrôleurs de vol, dont des modèles plus puissants et même à double cœur. On note aussi une nouveauté amusante, un affichage OSD « pixel » sur le petit ordinateur Raspberry Pi Pico 2, capable de dessiner un horizon artificiel directement dans l’image analogique, sans puce dédiée. De quoi préparer les contrôleurs de vol de demain.

Faut-il installer Betaflight 2026.06 maintenant ?

Pour l’instant, Betaflight 2026.06 est en préversion (release candidate), et la version stable arrive dans les prochaines semaines. Si vous aimez tester et faire remonter les bugs, vous pouvez déjà l’essayer via l’appli web. Sinon, patientez quelques jours pour la version finale. Et surtout, sauvegardez vos réglages avant toute mise à jour, un réflexe que j’explique dans mes tutos Betaflight.

Que vous débutiez dans le FPV ou que vous soyez un habitué, une chose est sûre : entre le nouveau configurateur et les premières briques d’autonomie, Betaflight 2026.06 est l’une des versions les plus intéressantes depuis longtemps.

]]>
https://culturefpv.fr/betaflight-2026-06-nouveautes-20260702/feed/ 5
Un nouveau DJI O4 lite Wide officiel, le DJI O4 Wide Air unit ! https://culturefpv.fr/un-nouveau-dji-o4-lite-wide-officiel-le-dji-o4-wide-air-unit-20260626/ https://culturefpv.fr/un-nouveau-dji-o4-lite-wide-officiel-le-dji-o4-wide-air-unit-20260626/#respond Fri, 26 Jun 2026 06:50:00 +0000 https://culturefpv.fr/?p=33380 Le DJI O4 Lite Wide est la nouvelle version du module DJI O4 Air Unit («…]]>

Le DJI O4 Lite Wide est la nouvelle version du module DJI O4 Air Unit (« O4 Lite ») dotée d’un objectif grand angle intégré. Son champ de vision passe de 117° à 159°, ce qui en fait la version la plus large de toute la gamme O4, devant le O4 Pro (155°). Tout le reste — capteur 1/2 pouce, 4K/60ips, portée 10 km, transmission O4 — reste identique au O4 Lite.
Disponible dès maintenant chez vos distributeurs Français DFR, La caméra embarquée et StudioSPORT.

Officiellement nommé DJI O4 Wide Air Unit, ce module reprend exactement le O4 Lite en ne changeant qu’une seule chose : la lentille. C’est la réponse de DJI à la principale critique faite au O4 Lite depuis sa sortie, son champ de vision trop étroit. On vous explique ce qui change, et pourquoi c’est une vraie bonne nouvelle, avec un astérisque.

Pourquoi le FOV du DJI O4 Lite posait problème ?

Si tu as déjà volé avec le O4 Lite en configuration stock, tu connais la sensation : avec un FOV plafonné à 117°, on a peu de champ sur les côtés, et ça se ressent surtout dans certaines phases de vol.

Dès qu’on accélère, on voit principalement le sol, le décor arrive vite et on manque de visibilité périphérique pour anticiper. En proximity et en vol près des obstacles, c’est encore plus flagrant : on voit moins large, donc on juge moins bien les distances et les espaces qu’on s’apprête à franchir. On se retrouve à voler plus en confiance avec un FOV large, simplement parce qu’on embrasse davantage la scène d’un coup d’œil.

Et ça empire dès qu’on active la stabilisation. RockSteady ou Gyroflow viennent recadrer dans l’image pour stabiliser, ce qui rogne encore le champ.

Comment la communauté FPV avait contourné le problème ?

Face à ce manque, le marché n’a pas attendu DJI. Depuis plus d’un an, on a vu fleurir une vraie petite industrie de solutions grand angle pour le O4 Lite :

  • Flywoo a dégainé en premier avec un adaptateur clip-on, puis une vraie lentille de remplacement co-développée avec Runcam montant à 155°, sans vignettage et avec une netteté préservée.
  • Happymodel a suivi avec son « FOV extender », plus léger mais avec un effet fisheye plus marqué.

Mais les fabricants ne sont pas les seuls à avoir bricolé une solution. La communauté elle-même a cherché ses propres réponses, notamment en récupérant des lentilles de DJI O3 pour les monter directement sur le capteur du O4 Lite dont nous vous parlions ici. L’objectif : élargir le champ tout en gardant une caméra légère, sans passer par un gros boîtier ou un adaptateur qui rajoute du poids.

Bref, tout l’écosystème s’était mis à chercher une réponse au problème que DJI n’avait pas voulu régler. Oscar Liang lui-même, en testant la lentille Flywoo, avait lâché une phrase qui résume tout : « voilà ce que le O4 aurait dû être dès le départ ». Visiblement, DJI a fini par tendre l’oreille.

Qu’est-ce qui change sur le DJI O4 Lite Wide ?

Le nouveau module s’appelle officiellement le DJI O4 Wide Air Unit. Et soyons clairs : c’est exactement le même O4 Lite, mais avec un objectif grand angle intégré.

Même capteur 1/2 pouce, même enregistrement DVR en 4K/60ips, même portée annoncée jusqu’à 10 km en FCC (6 km en CE), même transmission numérique O4, mêmes compatibilités lunettes (DJI Goggles 3, N3, 2 et Integra). Seule la lentille change.

Mais quelle différence : le FOV grimpe de 117° à 159° (valeur mesurée par DJI en 4:3, mode Wide, stabilisation EIS désactivée). Au passage, ça en fait carrément la version la plus large de toute la gamme O4, devant le O4 Pro et ses 155°. Pas mal pour le petit modèle d’entrée de gamme.

Quels points de vigilance avant d’acheter le DJI O4 Lite Wide ?

Avant de remplacer ton O4 Lite par ce nouveau module, il y a deux questions techniques qu’il faut absolument se poser, et sur lesquelles on n’a pas encore toutes les réponses, le produit venant tout juste de sortir.

1. L’espacement des vis : toujours du 16 mm ?

Le boîtier caméra conserve une largeur de 14 mm, identique au O4 Lite, et la distance entre les deux trous de fixation semble être la même, donc a priori le fameux espacement de 16 mm qu’on connaissait. Mais c’est à confirmer une fois le module en main, d’autant que le type de visserie pourrait avoir changé. C’est un point crucial : si l’espacement bouge, ton support actuel ne sera plus compatible et il faudra l’adapter.

2. Peut-on retirer le boîtier pour gagner du poids ?

Sur l’ancien O4 Lite, on pouvait retirer le boîtier de la caméra pour obtenir quelque chose de beaucoup plus léger, un atout précieux sur les builds minimalistes. La vraie question, c’est de savoir si c’est toujours possible sur le O4 Lite Wide avec sa lentille grand angle. Et si oui, est-ce que le diamètre de la lentille elle-même reste compatible avec les supports existants ? Beaucoup de canopies et de supports fonctionnent en serrant directement la lentille : si DJI a changé son diamètre, ça pourrait casser cette compatibilité. A vérifier dès qu’on aura un module à démonter.

Dernier élément à garder en tête : la production du O4 Lite classique serait arrêtée. Une fois les stocks écoulés chez les revendeurs, le O4 Lite Wide deviendra la seule option sur ce segment.

Disponibilité et prix

Vous trouverez ce refresh chez nos distributeurs Français dès aujourd’hui à 149€ :

Le DJI O4 Lite Wide est-il adapté à toutes les machines ?

Le DJI O4 Lite Wide corrige un vrai point faible du O4 Lite et devrait logiquement devenir la référence pour toute machine légère en numérique DJI. Le gain en immersion avec ce FOV de 159° devrait se sentir dès les premiers vols, surtout en freestyle ou en indoor où les murs arrivent vite dans le champ.

Reste un point à surveiller : le poids. Avec ses 13,3 g caméra comprise, le O4 Lite Wide prend plus de 5 g par rapport au O4 Lite original. Sur un Kayou Mini, ça ne posera pas d’énormes problèmes. En revanche, sur les plus petits — les 65 mm et 75 mm — cette différence de quelques grammes va clairement jouer sur le comportement de la machine. À garder en tête selon le build.

Et pour ceux qui se posent la question : non, le gyro n’a pas changé, c’est toujours le même que sur le O4 Lite. Pour le reste ? DJI a écouté le marché. Et ça, c’est suffisamment rare pour être salué.

]]>
https://culturefpv.fr/un-nouveau-dji-o4-lite-wide-officiel-le-dji-o4-wide-air-unit-20260626/feed/ 0
Publie un crash, et gagne 200€ – Semaine du FPV, Promos FPV StudioSPORT https://culturefpv.fr/publie-un-crash-et-gagne-200e-semaine-du-fpv-promos-fpv-studiosport-20260608/ https://culturefpv.fr/publie-un-crash-et-gagne-200e-semaine-du-fpv-promos-fpv-studiosport-20260608/#respond Mon, 08 Jun 2026 15:30:00 +0000 https://culturefpv.fr/?p=33363 Cette semaine, place aux Promos FPV StudioSPORT avec un événement baptisé la Semaine du FPV. L’occasion…]]>

Cette semaine, place aux Promos FPV StudioSPORT avec un événement baptisé la Semaine du FPV. L’occasion est aussi l’occasion de participer à un concours de crashs organisé sur le groupe Facebook Culture FPV, avec 200€ en bon d’achat à la clé. On vous explique tout ça en quelques lignes.

La Semaine du FPV, c’est quoi ?

La Semaine du FPV est un événement organisé par StudioSPORT, qui propose toute la semaine des promotions sur leur site. On retrouve notamment 15% de remise sur une gamme de produits : drones, radiocommandes, lunettes et masques FPV, contrôleurs de vol, ESC, châssis, moteurs, et d’autres références encore. Les promos durent toute la semaine, donc il y a de quoi regarder si vous aviez un achat en tête.

Vous retrouvez l’ensemble des Promos FPV StudioSPORT directement sur leur page dédiée à l’événement.

Un concours de crashs pour gagner 200€

Pour marquer le coup, StudioSPORT a demandé à Culture FPV d’organiser un concours de crashs. Le principe est simple : un post est épinglé dans le groupe Facebook Culture FPV, et vous postez votre vidéo de crash en commentaire.

Le vote se fait directement sur les commentaires : vous mettez un « j’aime » sur le crash qui vous a le plus plu. Le dimanche à minuit, on arrête tout. Le commentaire qui a récolté le plus de votes remporte 200€ en bon d’achat chez StudioSPORT.

Comment participer

Pour résumer, rendez-vous dans le groupe Facebook, postez votre plus beau crash en commentaire du post épinglé, et faites voter la communauté. Pensez aussi à voter pour vos crashs préférés. Le tout se joue jusqu’à dimanche minuit, donc autant ne pas trop traîner pour participer.

Conclusion

Une vidéo courte cette fois, mais l’occasion était sympa à relayer. Entre les Promos FPV StudioSPORT de la Semaine du FPV et le concours de crashs à 200€, il y a de quoi faire un bon achat ou tenter sa chance avec une vidéo. Les liens sont dans la description, on se retrouve très vite sur la chaîne !

]]>
https://culturefpv.fr/publie-un-crash-et-gagne-200e-semaine-du-fpv-promos-fpv-studiosport-20260608/feed/ 0
Les coulisses de Fly Or Die racontées par l’équipe https://culturefpv.fr/les-coulisses-de-fly-or-die-racontees-par-lequipe-20260515/ https://culturefpv.fr/les-coulisses-de-fly-or-die-racontees-par-lequipe-20260515/#respond Fri, 15 May 2026 10:51:35 +0000 https://culturefpv.fr/?p=33310 Après la diffusion du documentaire sur France 3 Grand Est et france.tv, on s’est retrouvé en…]]>

Après la diffusion du documentaire sur France 3 Grand Est et france.tv, on s’est retrouvé en live pour parler des coulisses de Fly Or Die avec une partie de l’équipe. Zerpo, le papa de PiratFrames, co-auteur, co-réalisateur et directeur artistique du projet, était à mes côtés. Trois des quatre pilotes du documentaire ont aussi répondu présents : Benoît Fink, Joris Pierrat et Pellafoin. L’occasion de revenir sur trois ans de travail et de partager pas mal d’anecdotes sur la fabrication du film.

Trois ans de travail pour les coulisses de Fly Or Die

Le projet a démarré il y a presque trois ans. Entre l’idée de départ, la recherche d’un diffuseur, l’écriture et les tournages, le temps file vite. Sans diffuseur, rien ne se fait dans ce milieu, et il a fallu environ deux ans pour en trouver un. La production a été assurée par Sépia et la diffusion par France 3 Grand Est. Gwenaël, co-auteur, co-réalisateur et monteur, a apporté son expérience du documentaire, là où Zerpo et moi avons découvert le métier au fur et à mesure de l’aventure.

L’écriture a été un gros morceau, et probablement la partie qu’on a le plus sous-estimée au départ. On pensait qu’un documentaire, ça se tournait au fil de la vie des personnages, en les suivant simplement caméra à l’épaule. En réalité, sans budget énorme permettant des dizaines de journées de tournage, il faut scripter une bonne partie des séquences pour pouvoir raconter une histoire cohérente. Gwenaël a couché les mots sur papier à partir de tout ce qu’on lui racontait sur les disciplines et les pilotes. Il a fait un boulot monstrueux pour relier les quatre parcours entre eux, faire en sorte qu’un personnage en présente un autre, et garder un fil narratif solide sur l’ensemble de la série.

les coulisses de Fly Or Die

Le choix des quatre pilotes

Quatre disciplines, quatre personnages : freestyle avec Pellafoin, long range avec Joris Pierrat, cinéma FPV avec Benoît Fink, et race avec Killian Rousseau. Le choix s’est fait au feeling, avec l’envie de bosser avec des gens qu’on aime, qui sont à l’aise devant la caméra, et qui représentent bien leur pratique aujourd’hui. Plusieurs autres profils ont été envisagés, certains n’étaient pas disponibles, d’autres pas spécialement à l’aise dans l’exercice, et d’autres encore plus assez spécialisés dans le FPV pour coller au format.

les coulisses de Fly Or Die

Le parti pris assumé dès le départ : pas de voix off. Dans la plupart des documentaires, une voix off est écrite en amont, puis retravaillée en fonction des rushes pour combler les trous. Ici, on a fait le choix inverse : ce sont les pilotes eux-mêmes qui racontent leur histoire, ce qui rend le film plus incarné mais demande des intervenants capables de porter le récit. C’est aussi pour ça que le casting a été aussi important : sans voix off pour rattraper les choses au montage, il faut des personnages qui parlent juste et qui savent transmettre leur passion à l’oral.

Quinze jours de tournage et beaucoup de rush, les coulisses de Fly Or Die

Quinze jours de tournage effectifs, étalés sur de longs mois de l’été 2025. Le tournage s’est fait principalement à la FX3 en caméra principale, avec une caméra secondaire selon les jours, un preneur de son équipé d’une perche stéréo pour donner de la profondeur, et des équipes complètes de France 3 sur cinq journées. À la fin, trois disques durs de 2 To étaient remplis de rush, avec des split screens un peu partout dans le film qui demandaient toujours plusieurs points de vue sur chaque action.

les coulisses de Fly Or Die

Une partie complexe a été la synchronisation entre les caméras au sol et les images des drones. Sur les caméras, des entrées dédiées permettent de caler le son. Sur les drones, rien de tout ça. Astuce de tournage : on montrait des time codes sur le téléphone face aux caméras embarquées pour pouvoir tout recaler en post-production. Une bidouille toute simple mais indispensable pour que le montage final tienne la route.

Direction artistique et musique

Côté image, la série Moto sur Netflix a servi de référence, avec ses couleurs chaudes et ses contre-plongées légères qui donnaient une vraie identité visuelle. On a passé un certain temps à générer des images de test pour essayer de visualiser ce qu’on voulait avant de partir en tournage, parce que sans expérience, il est très difficile de juger d’une idée artistique tant qu’elle reste sur le papier. Sur le terrain, chaque pilote est filmé avec sa propre couleur dominante et son propre thème musical, deux éléments volontairement discrets mais qui changent l’ambiance d’un épisode à l’autre et aident à la compréhension globale.

La musique a été composée spécialement pour le documentaire par Lionel Pierres, en parallèle des tournages. Le processus s’est fait par allers-retours réguliers : il envoyait des bouts de morceaux, on les posait sur les premiers montages pour voir si ça collait, puis il retravaillait. Donner un avis pertinent sur une musique encore en brouillon n’est pas évident, surtout quand on n’a pas l’habitude, mais le résultat final est vraiment cohérent avec l’identité du film. Une mixtape regroupant toutes les musiques de la série est d’ailleurs disponible sur Spotify pour celles et ceux qui ont accroché à la bande-son.

Conclusion

Trois ans de travail, des rencontres, des galères, beaucoup d’apprentissage et un projet qu’on n’aurait jamais imaginé mener jusqu’au bout au démarrage. Les coulisses de Fly Or Die, c’est avant tout l’histoire d’une petite équipe qui s’est lancée sans expérience du documentaire et qui a tenu bon pendant trois ans pour amener le projet sur une chaîne nationale. Si vous n’avez pas encore vu le docu, il est disponible sur france.tv et sur YouTube. Et si vous voulez creuser encore plus, le live complet est aussi dispo en replay sur la chaîne.

]]>
https://culturefpv.fr/les-coulisses-de-fly-or-die-racontees-par-lequipe-20260515/feed/ 0
On a fait un documentaire sur le FPV pour France TV – FLY OR DIE https://culturefpv.fr/on-a-fait-un-documentaire-sur-le-fpv-pour-france-tv-fly-or-die-20260505/ https://culturefpv.fr/on-a-fait-un-documentaire-sur-le-fpv-pour-france-tv-fly-or-die-20260505/#comments Tue, 05 May 2026 15:30:00 +0000 https://culturefpv.fr/?p=33302 Aujourd’hui, on vous parle d’un projet sur lequel on a bossé pendant un long moment avec…]]>

Aujourd’hui, on vous parle d’un projet sur lequel on a bossé pendant un long moment avec Zerpo de PiratFrame, David de Culture FPV et Gwenael : Fly Or Die, un documentaire sur le FPV produit pour France TV. On vous raconte ça juste après !

D’où vient le projet Fly Or Die

L’idée est partie de discussions régulières avec Zerpo. On s’est dit qu’il serait peut-être temps d’expliquer au grand public ce qu’on fait, pourquoi on dépense de l’argent dans ce hobby, pourquoi on part le week-end écraser des machines sur des murs. Bref, montrer le FPV à des gens qui ne savent pas du tout ce que c’est.

Zerpo connaissait un monteur qui travaille sur des documentaires TV depuis longtemps, ce qui nous a permis d’entrer en contact avec une prod : Seppia du Grand Est, basée à Strasbourg. On a écrit le script à trois, puis la prod est partie chercher un diffuseur. Ça a pris presque deux ans pour en trouver un, parce que le sujet n’était pas dans les thématiques du moment chez les diffuseurs. Au final, c’est France 3 Grand Est qui a embarqué le projet.

Fly Or Die

L’angle choisi pour Fly Or Die

Pour rendre le sujet lisible, on a identifié les quatre plus grandes disciplines du FPV : long range, freestyle, cinéma et race. Ce n’est évidemment pas exhaustif, mais il fallait simplifier pour un format télé.

Pour chaque discipline, on a suivi un personnage dans sa pratique :

  • Joris Pierrat sur le long range
  • Killian Rousseau sur la race
  • Benoît Fink (Finky) sur le cinéma, en angle pro
  • Les Broke’n Rolls sur le freestyle, avec un passage chez Meekaah
Fly Or Die

L’idée, c’était de couvrir différents profils : pro complet, semi-pro, semi-hobby et hobby pur, pour montrer la diversité des approches. On a tourné 14-15 jours étalés sur deux à trois mois l’été dernier.

Où voir Fly Or Die

Le documentaire prend deux formes : une web-série de 5 épisodes (entre 17 et 20 minutes chacun) et un format 52 minutes plus standardisé pour la télé.

La diffusion principale, celle dont on est sûrs, c’est la plateforme france.tv à partir du 5 mai. La web-série sera aussi sur la chaîne YouTube de France 3 Grand Est et celle de Slash. Pour le 52 minutes, ça passera quelque part sur les flux de France TV, mais on n’a pas encore les détails de chaîne et d’horaire au moment où on enregistre.

Conclusion

Voilà, ce projet nous a occupés très longtemps et de façon très présente. Le documentaire ne vous est pas directement destiné, vous êtes déjà du milieu, mais il parle de vous. Du coup, on est curieux de savoir ce que vous en pensez et si ça retranscrit bien ce que vous vivez au quotidien. Si l’aventure de la fabrication vous intéresse, lâchez un commentaire en dessous de la vidéo : on fera un petit live pour répondre à vos questions.

]]>
https://culturefpv.fr/on-a-fait-un-documentaire-sur-le-fpv-pour-france-tv-fly-or-die-20260505/feed/ 2
L’histoire Tiny Whoop : comment un jouet a révolutionné le FPV https://culturefpv.fr/lhistoire-tiny-whoop-comment-un-jouet-a-revolutionne-le-fpv-20260316/ https://culturefpv.fr/lhistoire-tiny-whoop-comment-un-jouet-a-revolutionne-le-fpv-20260316/#respond Mon, 16 Mar 2026 16:30:00 +0000 https://culturefpv.fr/?p=33160 L’histoire Tiny Whoop commence fin 2015, au Colorado. À cette époque, le drone racing explose aux…]]>

L’histoire Tiny Whoop commence fin 2015, au Colorado. À cette époque, le drone racing explose aux États-Unis. La Team Big Whoop, composée de sept pilotes dont Jesse Perkins et Christian Avedon, sillonne le pays pour participer à des compétitions en 5 pouces. Le soir, dans leurs Airbnb, ils cherchent un moyen de continuer à voler.

C’est là que Christian Avedon a une idée simple mais géniale : coller une micro-caméra FPV sur un Blade Inductrix, un petit jouet de moins de 30 grammes commercialisé par Horizon Hobby. Pour la première fois, ces pilotes peuvent voler en immersion dans leur salon, leur cuisine, autour des gens. Le mouvement Tiny Whoop vient de naître.

L’explosion virale et le Whoopocalypse

En 2016, les vidéos deviennent virales. La recette se répand : un Blade Inductrix, une micro-caméra, un VTX analogique et des moteurs upgradés. La demande explose tellement que les moteurs 0615 sont en rupture mondiale. La communauté appelle ça le « Whoopocalypse ».

Jesse Perkins ouvre alors TinyWhoop.com pour répondre à la demande. Une vraie industrie naît avec des pièces cultes comme les moteurs « Special Sauce » ou les frames « Cockroach ». Ben Shepard, ami d’enfance de Jesse, compose même un album entier pour accompagner le mouvement.

La révolution brushless dans l’histoire Tiny Whoop

Les premiers whoops utilisent des moteurs brushed, simples mais qui s’usent vite. En 2017-2018, les moteurs brushless miniatures changent la donne : plus de puissance, meilleure durée de vie, et des fonctionnalités Betaflight comme le RPM Filter ou le turtle mode.

BetaFPV, fondé en février 2017, devient un pionnier du whoop brushless. Le connecteur BT2.0 remplace le PH2.0 limité, permettant de passer de 4.5 à 9 ampères en continu. Fin 2019, le Mobula6 de Happymodel démocratise totalement le whoop brushless à 20 grammes pour environ 60 euros.

La démocratisation par les kits RTF

Ce qui a vraiment changé la donne pour les débutants, ce sont les kits RTF. En 2021, la série Cetus arrive avec des modes de vol assistés. Le Cetus Pro Kit ou le Cetus X Kit incluent drone, radio et lunettes, prêts à voler dès l’ouverture de la boîte.

En 2024, la série Air repousse les limites. L’Air65 pèse seulement 17 grammes avec un processeur G473 et une AIO intégrant tout en 3.6 grammes.

L’ère HD et les perspectives

Longtemps, le whoop rimait avec image analogique granuleuse. HDZero a d’abord changé la donne avec l’AIO5, puis en 2025, DJI sort le O4 Air Unit Lite à 8.2 grammes, permettant l’enregistrement 4K sur des whoops comme le Meteor65 Pro O4.

La trajectoire est claire : en 2019, un air unit DJI pesait plus de 40 grammes. En 2025, c’est 8 grammes. Dans quelques années, un whoop HD de 20 grammes avec la nervosité d’un Air65 devient envisageable.

L’histoire Tiny Whoop illustre parfaitement l’essence du FPV : de la curiosité, du bidouillage et l’envie de partager le plaisir de voler. D’un mec qui s’ennuyait dans un Airbnb et a collé une caméra sur un jouet est né un mouvement mondial de plus de 30 000 pilotes. Comme le dit Jesse Perkins, le Tiny Whoop c’est « the gift of flight », le cadeau du vol accessible à tous.

]]>
https://culturefpv.fr/lhistoire-tiny-whoop-comment-un-jouet-a-revolutionne-le-fpv-20260316/feed/ 0
Jeux : Kwad Games avec les Fanasticks et J-True https://culturefpv.fr/jeux-kwad-games-avec-les-fanasticks-et-j-true-20251124/ https://culturefpv.fr/jeux-kwad-games-avec-les-fanasticks-et-j-true-20251124/#respond Mon, 24 Nov 2025 16:30:00 +0000 https://culturefpv.fr/?p=33093 Le Kwad Games est un format de jeu FPV inspiré du célèbre jeu HORSE du basketball.…]]>

Le Kwad Games est un format de jeu FPV inspiré du célèbre jeu HORSE du basketball. Le principe est simple mais redoutable : un pilote propose une figure et dispose de trois essais pour la réaliser. S’il réussit, le pilote suivant doit reproduire cette figure et en ajouter une nouvelle. La ligne de figures s’allonge ainsi au fur et à mesure, et celui qui échoue à reproduire l’enchaînement complet est éliminé. Il ne peut en rester qu’un.

Un affrontement entre pilotes confirmés

Pour cette session de Kwad Games, ce sont des pilotes de la Team Fanasticks qui se sont réunis, accompagnés de J-True. On retrouve Alboost FPV, Florian Tissier, BerserK FPV, AstroFPV et Mata FPV. Chacun apporte son style et sa technique pour ce défi freestyle où la créativité et la précision sont mises à l’épreuve.

Alboost FPV

Florian Tissier

BerserK FPV

AstroFPV

Mata FPV

J-True

Le format Kwad Games expliqué

Le format est exigeant. Chaque pilote doit mémoriser et enchaîner toutes les figures proposées par les pilotes précédents, avant d’ajouter la sienne. Plus la partie avance, plus la séquence devient longue et technique. 3 échecs successifs suffisent pour être éliminé de la compétition. Ce type de challenge met en avant non seulement les compétences techniques des pilotes, mais aussi leur capacité à gérer la pression et à innover dans leurs propositions de figures.

Un spot urbain pour le défi

La session s’est déroulée dans un bando, ce type de spot urbain abandonné très prisé des pilotes FPV pour la pratique du freestyle. Ces lieux offrent des structures variées et des obstacles qui permettent d’explorer différentes figures et trajectoires. L’ambiance décontractée entre pilotes rend le format encore plus intéressant à suivre, avec un mélange de compétition et de camaraderie propre à la communauté FPV française.

Conclusion

Le Kwad Games est un format rafraîchissant qui sort des compétitions classiques. Il permet de découvrir le niveau technique des pilotes tout en mettant l’accent sur la créativité et l’enchaînement de figures. Cette vidéo avec les Fanasticks et J-True est une belle démonstration de ce que le freestyle FPV français a à offrir.

]]>
https://culturefpv.fr/jeux-kwad-games-avec-les-fanasticks-et-j-true-20251124/feed/ 0
Je me monte un drone de race : composants et retour d’expérience https://culturefpv.fr/je-me-monte-un-drone-de-race-composants-et-retour-dexperience-20251027/ https://culturefpv.fr/je-me-monte-un-drone-de-race-composants-et-retour-dexperience-20251027/#respond Mon, 27 Oct 2025 16:30:00 +0000 https://culturefpv.fr/?p=33023 Monter un drone de race quand on vient du freestyle, c’est une aventure. Je ne suis…]]>

Monter un drone de race quand on vient du freestyle, c’est une aventure. Je ne suis pas un pilote de race, loin de là, mais j’avais envie de découvrir cet univers et de me confronter à une machine qui va vraiment vite. Vraiment, vraiment vite. Voici le montage que j’ai réalisé, avec les composants choisis et mon retour après les premiers vols.

Les composants de mon montage drone race

Pour ce montage drone race, j’ai opté pour une configuration en 5 pouces, orientée performance, avec des composants qui tiennent la route sans être hors de prix.

La frame

J’ai choisi une frame Lethal Conception, une ancienne référence avec des protections en carbone. Pourquoi des protections ? Parce que je débute en race et que je savais que j’allais crasher. Ces petites plaques de carbone se glissent entre les bras et protègent efficacement les hélices lors des impacts. Le montage est en 20×20mm, comme il se doit pour une machine compacte et nerveuse.

Les moteurs

Les T-Motor F50 en 2150kV sont le cœur de ce build. Ces moteurs sont spécialement conçus pour la race, avec un excellent rapport poids/puissance. Ils sont légers, avec une cloche bien travaillée et un pied qui semble solide. Dans la boîte, on trouve même deux types d’écrou : une avec une base plate pour maximiser le contact avec les bras, et une plus fine. Le câblage est d’une bonne longueur, ce qui facilite le montage.

La stack électronique

Pour l’électronique, j’ai pris la nouvelle gamme de T-Motor : le contrôleur de vol F7 Mini V2 et l’ESC 60A Mini V2. Cette stack est compatible jusqu’à 8S, même si je vole en 6S. Le FC dispose de cinq UART complets, de 16MB de blackbox, et même d’un port I2C. L’ESC de 60A continu (65A burst) encaisse sans broncher les gros moteurs de 2150kV. Tout est bien pensé, avec des pads de soudure accessibles et des connecteurs pratiques.

La caméra et le VTX

Pour la partie FPV, j’ai opté pour de l’analogique, comme beaucoup de pilotes de race, pour minimiser la latence. J’ai installé une caméra Foxeer Predator en 19mm, associée à un VTX TBS que j’avais en stock. Le VTX est un modèle éprouvé, très fiable, même s’il n’est plus tout jeune. J’ai dû bricoler un petit support pour bien protéger l’antenne à l’arrière de la frame.

Les hélices et batteries

Pour les hélices, j’ai monté des HQProp MCK. Ces tripales sont taillées pour la race, avec un excellent top end. Elles sont signées par Min Chan Kim, un pilote de race reconnu, et elles tiennent bien les hautes vitesses. Côté batteries, je vole avec des 6S 1300mAh, des Tattu R-Line ou ovonic qui offrent un bon compromis entre punch et autonomie.

Retour d’expérience après les premiers vols

Alors, comment ça vole ? En un mot : vite. Très vite. Trop vite pour moi au début. Avec ces moteurs et ces hélices, l’accélération est folle. J’ai rarement pu mettre un full throttle complet, et quand je l’ai fait, j’ai eu l’impression de ne plus rien maîtriser. Le tilt de la caméra était trop faible au départ, je ne voyais que de l’herbe. J’ai dû le monter très haut pour pouvoir enfin profiter de la vitesse.

L’analogique, une expérience… particulière

Voler en analogique après des mois en HD, c’est un choc. On ne voit pas grand-chose, l’image est floue, et à cette vitesse, c’est carrément flippant. J’ai vite eu envie de passer en numérique, quitte à accepter un peu de latence. Pour moi, l’analogique n’est clairement plus une option, même si je comprends l’intérêt pour les compétiteurs qui recherchent la latence minimale.

Les vibrations et la précision

J’ai remarqué que ce type de machine est plus sensible aux vibrations que mes quads de freestyle. Dès qu’une hélice est un peu abîmée, ça vibre. C’est normal : on passe beaucoup plus de temps à full throttle ou presque, contrairement au freestyle où on fait des coups de gaz ponctuels. J’ai juste monté le master multiplier à 1.2, et ça vole correctement.

Une machine exigeante

Cette expérience de montage drone race m’a fait redécouvrir le hobby sous un autre angle. On a l’impression de redevenir débutant. La gestion des gaz à grande vitesse, l’anticipation des virages, le placement du regard, tout est différent. Ça demande de la précision, de la concentration, et surtout un espace dégagé. J’ai tapé un arbre en essayant d’anticiper un virage, preuve que j’ai encore beaucoup à apprendre.

Disponibilité du matériel pour montage drone race

Tous les composants de ce montage drone race sont disponibles chez les revendeurs français. Les moteurs T-Motor F50 2150KV, le contrôleur de vol F7 Mini V2 et l’ESC 60A Mini V2 sont disponibles chez Drone FPV Racer. Pour la caméra, la Foxeer Predator V5 est également chez DFR.

Côté consommables, les hélices HQProp MCK sont disponibles chez Drone FPV Racer. Pour les batteries, vous pouvez opter pour les Tattu R-Line 6S 1300mAh chez DFR.

Conclusion

Ce montage drone race a été une expérience enrichissante. Même si je ne suis pas un pilote de compétition, j’ai découvert une autre facette du FPV. La vitesse, la précision, l’exigence technique, tout est différent. Je pense retourner sur une track de temps en temps pour progresser sur ces aspects, car je suis convaincu que ça améliore aussi le pilotage en freestyle. La maîtrise technique des racers est impressionnante, et même si je ne recherche pas la performance pure, je vois l’intérêt de travailler ces fondamentaux. Si vous voulez sortir de votre zone de confort et découvrir ce que signifie vraiment « voler vite », tentez l’expérience du montage drone race. C’est fun, flippant, et formateur.

]]>
https://culturefpv.fr/je-me-monte-un-drone-de-race-composants-et-retour-dexperience-20251027/feed/ 0
Plein de matos Sequre – FC H743 V2 – ESC Bleson A2 et moteurs https://culturefpv.fr/plein-de-matos-sequre-fc-h743-v2-esc-bleson-a2-et-moteurs-20250714/ https://culturefpv.fr/plein-de-matos-sequre-fc-h743-v2-esc-bleson-a2-et-moteurs-20250714/#respond Mon, 14 Jul 2025 15:30:00 +0000 https://culturefpv.fr/?p=32938 Aujourd’hui, on va regarder la FC H743 V2 de chez Sequre. Cette flight controller embarque le…]]>

Aujourd’hui, on va regarder la FC H743 V2 de chez Sequre. Cette flight controller embarque le processeur H743, qui est actuellement le plus rapide disponible sur le marché. On va voir ensemble ce qu’elle a dans le ventre et si elle tient ses promesses.

Le matériel Sequre en 2024

Sequre fait pas mal de sorties ces deux dernières années. Ils ont sorti plein de matériel, avec du nouveau et de l’ancien. Ce qui est intéressant, c’est leur nouvelle gamme de moteurs pour du 8S en 1500 et 1850 kV en 2207. Ils ont toujours leur FC H743 V2 avec ce processeur H743, le plus rapide du marché.

Caractéristiques de la FC H743 V2

Cette FC propose deux systèmes de montage : soit 20×20, soit 30×30, suivant votre frame. Si vous mettez l’ESC qui est en 30×30, il va falloir utiliser les trous 30×30. Mais si vous voulez l’utiliser sur une machine plus petite en 20×20, c’est tout à fait possible.

Spécifications techniques

Le cœur de cette FC H743 V2, c’est le processeur H743. Avec ça, on a un gyro ICM42688P, c’est ce que recommande Betaflight maintenant, et c’est le bon gyro du marché pour pouvoir tuner ça tranquillement.

On a deux BEC : un 5V de 2,5A et un 10V de 2A. C’est un peu juste, ça va marcher sans problème, j’aime bien voir un peu de marge sur les BEC, histoire de ne pas perdre la vidéo bêtement en l’air.

La FC est compatible de 4 à 8S. Si vous voulez monter une build 8S avec les nouveaux moteurs Sequre, c’est possible avec cette FC et l’ESC aussi. On a 6 UART, une Blackbox 16Mb, et un baromètre.

Connectique et accessoires

Ce que j’apprécie beaucoup quand je reçois une FC, c’est avoir plusieurs possibilités de montage. Donc suivant votre frame, vous allez adapter l’espacement. Au moins, vous avez les petits soft-mounts qui vous permettent de vraiment adapter. Et ça, c’est plutôt chouette.

Dans la boîte, on a aussi un petit buzzer piezo. C’est devenu extrêmement rare. Les nouveaux du hobby ne savent peut-être pas ce que c’est. Les anciens, savent forcément. C’est un petit buzzer piezo, pas des buzzers autonomes. Ce sont des buzzers qui ont besoin que le quad soit alimenté pour sonner. Avant, on n’avait que ça. Ça marchait très bien.

On a plusieurs câbles, notamment le câble FC/ESC, et deux câbles supplémentaires. Avec un câble comme ça, on a un connecteur pour le RX par exemple. On a juste à souder ces quatre fils sur son RX, et puis on est bon.

Les moteurs 2207 de Sequre

Ils ont sorti une gamme complète de moteurs 2207. Ce que je peux vous dire en regardant la fiche technique, c’est qu’ils font 35g, ce qui me paraît un poil lourd, et que d’après leur spec, ça n’a pas l’air de consommer beaucoup. Ça, c’est intéressant.

Je me disais pourquoi pas tester les 1500 en 6S avec des Li-ion pour voir, et les 1850 avec du 6S standard. En tout cas, ils ont sorti une gamme complète dont je ferai un retour quand j’aurai monté tout ça.

L’ESC BlueSON A2 et l’AM32

Avec cette FC, il y a aussi l’ESC BlueSON A2 de chez Sequre, qui peut être livré soit en AM32, soit en BLHeli32. Moi, j’ai pris la version AM32 justement parce qu’on me pose souvent la question : est-ce qu’il faut passer dessus ?

J’ai laissé passer un petit peu de temps, parce que au moment où BLHeli32 a disparu, AM32 était encore un petit peu jeune à mon goût. Là, on a un peu plus de recul, donc je vais essayer de faire quelques tests.

Disponibilité FC H743 V2

Pour vous procurer cette FC H743 V2, vous avez plusieurs options :

FC H743 V2 Sequre :

Moteurs S2207 Sequre :

Vous pouvez également consulter le site officiel Sequre pour voir toute leur gamme.

Mes impressions et prochains tests

Grosièrement, cette FC H743 V2 semble plutôt complète, et c’est pas très cher en France. On la trouve autour d’une cinquantaine d’euros. Elle est bien fournie en connectique. Petit bémol : les pads ne sont pas énormes, elles sont assez espacées et plutôt petites. Pour ceux qui ont l’habitude de souder, c’est pas franchement un problème. Pour des débutants, c’est assez petit, il faut le savoir.

Si vous êtes en numérique, en ELRS ou en Crossfire, comme il y a les connecteurs de l’autre côté, vous n’aurez pas grand-chose à souder. Vous mettez le connecteur pour le DJI, le connecteur pour le RX si vous n’êtes pas en radio DJI, et puis roule ma poule.

L’objectif, c’est de monter ça dans une machine et de voir un petit peu ce que ça donne. Je vais monter ça quand j’aurai un petit moment, et puis après il va falloir l’emmener dehors, la tuner, et la tester un peu de fond en comble.

Conclusion

Cette FC H743 V2 de chez Sequre présente des caractéristiques intéressantes avec son processeur H743, ses 6 UART et sa compatibilité jusqu’à 8S. Le prix semble correct pour ce qu’elle propose.

Rendez-vous bientôt dans les semaines ou les mois qui viennent pour un petit retour là-dessus. Je vous tiendrai au courant une fois que j’aurai tout monté et testé.

]]>
https://culturefpv.fr/plein-de-matos-sequre-fc-h743-v2-esc-bleson-a2-et-moteurs-20250714/feed/ 0
Meteor75 Pro O4 : Installation du DJI O4 et premiers vols https://culturefpv.fr/meteor75-pro-o4-installation-du-dji-o4-et-premiers-vols-20250602/ https://culturefpv.fr/meteor75-pro-o4-installation-du-dji-o4-et-premiers-vols-20250602/#respond Mon, 02 Jun 2025 15:30:00 +0000 https://culturefpv.fr/?p=28638 Le Meteor75 Pro O4 de BetaFPV est un whoop HD qui allie compacité et performances, tout…]]>

Le Meteor75 Pro O4 de BetaFPV est un whoop HD qui allie compacité et performances, tout en offrant la possibilité d’utiliser le système DJI O4. Dans cette revue, nous allons voir comment installer et configurer le whoop HD pour profiter au maximum de ce petit drone puissant.

Caractéristiques du Meteor75 Pro O4

Le Meteor75 Pro O4 est équipé d’une frame en 80mm avec une FC BetaFPV AIO Matrix HD et un récepteur ELRS 2.4GHz intégré dont nous vous avions parlé ici. Les moteurs sont des BetaFPV 1102 22000KV brushless, montés sur une structure légère mais résistante. Le drone est équipé de quatre hélices tripales BetaFPV 45mm, et fonctionne avec une batterie 1S LiPo/LiHV (BT2.0). Compatible avec le module vidéo DJI O4 Air Unit, il permet de profiter d’une transmission vidéo HD de haute qualité.

Meteor75 Pro O4

Le Meteor75 Pro O4 est proposé en deux versions : une version PNP (sans module vidéo) et une version complète avec le module DJI O4. Le poids à vide du drone est d’environ 24,6g sans batterie ni module vidéo, ce qui le rend parfait pour voler dans des espaces restreints.

Configuration et mise en route du Meteor75 Pro O4

La configuration du drone est relativement simple. Une fois le bind effectué (plusieurs méthodes sont possibles, dont le WiFi ou via Betaflight), il suffit d’ajuster quelques paramètres dans Betaflight :

  1. Calibrer l’accéléromètre en posant le drone à plat
  2. Appliquer un preset ELRS avec la fréquence de rafraîchissement adéquate (50Hz, 150Hz)
  3. Configurer les rates selon vos préférences
  4. Personnaliser l’OSD selon vos besoins

La machine est préconfigurée avec des PID et filtres optimisés pour offrir un vol stable dès la sortie de boîte.

Performances en vol

Le Meteor75 Pro O4 offre d’excellentes performances en vol. Il est suffisamment puissant pour réaliser des figures de freestyle et possède une bonne précision dans les manœuvres. Le drone est parfait pour voler dans des parcs ou espaces publics grâce à son faible niveau sonore.

Le principal point faible reste l’autonomie, limitée à environ 2 à 2 minutes 30 de vol intense avec les batteries recommandées. Il est donc conseillé de se procurer plusieurs batteries pour prolonger vos sessions.

Autre point d’attention : le système de fixation de la caméra d’origine peut générer des vibrations. Une solution consiste à remplacer la canopy par un modèle en TPU imprimé en 3D, disponible sur Thingiverse.

Meteor75 Pro O4

Disponibilité du Meteor75 Pro O4

Le drone est disponible dans plusieurs configurations:

Version avec VTX O4

Version sans VTX

Batteries 1S 550mAh recommandées

La canopie en TPU

Conclusion

Le Meteor75 Pro O4 est un excellent choix pour qui souhaite un drone compact, discret et performant, capable d’embarquer le système DJI O4. Sa facilité de configuration le rend accessible aux débutants, tandis que ses performances satisferont les pilotes plus expérimentés. Malgré quelques limitations comme l’autonomie réduite et le système de fixation caméra perfectible, c’est un appareil qui offre un excellent rapport qualité/prix pour voler en HD presque partout.

]]>
https://culturefpv.fr/meteor75-pro-o4-installation-du-dji-o4-et-premiers-vols-20250602/feed/ 0
Qu’est ce que SendIT ? Compétition de Drone FPV Permanente https://culturefpv.fr/sendit-la-competition-de-drone-fpv-permanente-20250331/ https://culturefpv.fr/sendit-la-competition-de-drone-fpv-permanente-20250331/#comments Mon, 31 Mar 2025 15:30:00 +0000 https://culturefpv.fr/?p=28536 Vous recherchez une nouvelle façon de partager vos vidéos de drone FPV et de vous confronter…]]>

Vous recherchez une nouvelle façon de partager vos vidéos de drone FPV et de vous confronter à d’autres pilotes ? Culture FPV lance un nouveau projet passionnant : SendIT.
SendIT est une compétition de drone FPV permanente qui permettra aux pilotes de tous niveaux de soumettre leurs meilleures vidéos et de concourir pour des prix.

Comment fonctionne la compétition de drone FPV SendIT ?

SendIT est une compétition de drone FPV qui se déroule en ligne et dont le concept est simple mais efficace :

  1. Les pilotes soumettent des vidéos sur un thème précis (Freestyle RAW, Freestyle en bando, Cinématique, Tiny Whoop, etc.)
  2. Une première sélection est effectuée pour retenir les meilleures vidéos
  3. Lors d’un live, les vidéos sont visionnées et notées par :
    • La communauté (33% de la note finale)
    • David (33% de la note finale)
    • Un invité spécial (33% de la note finale)

Cette répartition équitable des votes garantit qu’aucun groupe ne peut à lui seul déterminer le gagnant, assurant ainsi une compétition juste et équilibrée.

Les règles de la compétition de drone FPV

Pour participer à SendIT, quelques règles simples sont à respecter :

  • Uniquement les Vidéo Youtube peuvent entrer dans le concours
  • La vidéo ne doit pas être publiée, elle doit être en non répertoriée. Elle pourra être publiée à l’issue de la compétition
  • La vidéo doit être d’une durée maximum de 1m30
  • La vidéo doit comporter les Hashtag #CultureFPV et #SendIt dans le titre
  • Musique obligatoirement issue du site Artlist.io ou libre de droit
  • La personne qui soumet la vidéo ne peut pas être quelqu’un d’autre que l’auteur
  • Le style de vol doit être en accord avec le type de la compétition
  • Pas de comportements illégaux, dangereux ou ne respectant pas les règles de bon sens

La soumission des vidéos se fait directement sur le site sendit.culturefpv.fr via votre compte Google associé à votre chaîne YouTube, ce qui garantit que vous ne proposez que vos propres vidéos.

Récompenses et avantages

Le gagnant de chaque compétition remporte :

  • Un bon d’achat de 150€ chez Drone FPV Racer, partenaire de l’événement
  • L’opportunité d’être l’invité spécial lors de la prochaine émission SendIT

Au-delà des prix, cette initiative offre une excellente occasion de recevoir des retours constructifs sur vos vols, d’améliorer vos compétences et de gagner en visibilité au sein de la communauté FPV.

Calendrier des compétitions

Les compétitions auront lieu environ une fois par mois pendant toute la saison de vol (d’avril jusqu’à l’hiver), avec des thèmes variés qui permettront à tous les types de pilotes de participer.

La première compétition sera sur le thème « Freestyle Uncut » en 5 pouces, avec MeeKaah comme invité spécial. Les soumissions sont déjà ouvertes sur le site de SendIT !

Conclusion

SendIT n’est pas seulement une compétition, c’est une occasion de partager sa passion et de faire évoluer ensemble le format pour créer un événement qui plaît à toute la communauté. L’accent est mis sur la bonne ambiance et le partage plus que sur la compétition acharnée.

Alors n’hésitez pas à participer, que ce soit en soumettant vos vidéos ou en votant lors des lives. Rendez-vous sur sendit.culturefpv.fr pour plus d’informations et pour soumettre vos vidéos !

]]>
https://culturefpv.fr/sendit-la-competition-de-drone-fpv-permanente-20250331/feed/ 11
Frame bando Era 5 : Une frame FPV innovante par ITS FPV https://culturefpv.fr/frame-bando-era-5-une-frame-fpv-innovante-par-its-fpv-20250224/ https://culturefpv.fr/frame-bando-era-5-une-frame-fpv-innovante-par-its-fpv-20250224/#comments Mon, 24 Feb 2025 16:30:00 +0000 https://culturefpv.fr/?p=28425 La Frame bando Era 5, conçue par le pilote allemand ITS FPV, propose une approche innovante…]]>

La Frame bando Era 5, conçue par le pilote allemand ITS FPV, propose une approche innovante pour les vols en bando avec notamment un système de cage protectrice pour caméra HD et un système de verrouillage des bras original. Examinons en détail cette frame qui se distingue par plusieurs caractéristiques uniques.

Les spécificités de la Frame bando Era 5

La particularité principale de cette frame réside dans sa cage avant en nylon, disponible en version O3 et O4. Cette cage offre une excellente protection pour la caméra HD tout en étant très résistante aux impacts. Le système de montage permet un changement rapide de la caméra avec une seule vis, même si l’angle de tilt est fixé à 20°.

Un autre élément distinctif est le système de verrouillage des bras, l’arm lock, qui intègre une mousse propriétaire pour limiter la transmission des vibrations. Les tests en vol montrent effectivement une réduction du bruit dans les logs, même si l’amélioration reste modérée.

Conception et montage de la Frame bando Era 5

La frame se caractérise par une conception compacte avec un espace intérieur limité, nécessitant l’utilisation de stacks peu hautes. Les bras en carbone s’inspirent du design de l’Apex avec un système de montage à vis unique facilitant leur remplacement.

La qualité des matériaux est au rendez-vous avec :

  • Des straps Kevlar robustes
  • Un pad de lipo adhérent
  • Des protections de bras en plastique dur
  • Un assemblage Middle, Bottom et Top plate optimisé

Disponibilité de la Frame bando Era 5

Vous pouvez trouver la Frame Era 5 chez DFR ou sur StudioSport. Pour un montage optimal, nous recommandons la stack Rush Blade F722 qui s’intègre parfaitement dans l’espace disponible.

Conclusion

La Frame bando Era 5 propose des innovations intéressantes comme sa cage en nylon et son système arm lock. Cependant, certaines contraintes comme la sortie imposée du XT60 sur le côté ou l’espace limité pour le montage peuvent être restrictives. Elle conviendra particulièrement aux pilotes cherchant une frame robuste pour le bando et volant avec une configuration similaire à celle d’ITS FPV.

]]>
https://culturefpv.fr/frame-bando-era-5-une-frame-fpv-innovante-par-its-fpv-20250224/feed/ 1
Walksnail GM 3, stabilisation mécanique et headtracking plug and play https://culturefpv.fr/walksnail-gm-3-stabilisation-mecanique-et-headtracking-plug-and-play-20250127/ https://culturefpv.fr/walksnail-gm-3-stabilisation-mecanique-et-headtracking-plug-and-play-20250127/#respond Mon, 27 Jan 2025 16:30:00 +0000 https://culturefpv.fr/?p=28350 Aujourd’hui, on vous parle du gimbal de chez Walksnail, le GM 3. Ça donne quoi ? On…]]>

Aujourd’hui, on vous parle du gimbal de chez Walksnail, le GM 3. Ça donne quoi ? On voit ça dans cet article !

Ce que je vous propose, c’est une présentation des modèles de gimbals qui existent, ce qu’on peut en faire, leurs caractéristiques, le contenu de la boîte, on voit comment ça se monte, et on teste ça en vol.

Caractéristiques de la série Walksnail GM

Il existe 3 modèles de gimbal, le gm1, le gm2, le gm3, qui stabilisent chacun respectivement sur un, deux, ou trois axes. Je vous laisse la latitude de stabilisation sur chaque modèle en photo juste en-dessous pour information.

Pour ce qu’on peut en faire, en premier lieu, c’est de stabiliser notre image, de manière hardware, un peu à l’instar d’un stabilisateur pour caméra classique. Couplé à un moonlight, pour rappel, l’équivalent du O4 de chez Caddx (sur le papier), on pourra avoir une vidéo 4K stabilisée mécaniquement.

C’est ce qu’on appelle le mode PTZ, qui permet soit de :
-Garder horizontal le pitch et roll, et l’axe du yaw suit le mouvement,
-Conserver le pitch horizontal, et avoir le yaw et le roll qui suivent le mouvement,
-Garder les les trois axes qui suivent le mouvement.

Avec ces modèles de gimbal, on a également la possibilité d’utiliser une fonctionnalité de headtracking, ce qui signifie que la caméra s’orientera selon le mouvement de notre tête. La fonctionnalité n’est compatible qu’avec les Walksnail goggles L, et les goggles X récentes. Pour les modèles plus anciens, qui n’avaient pas de headtracking en 9 axes (qui n’en ont que 6), il vous faudra raccorder le module de VRx externe sur les lunettes. Ce module, en effet, en plus d’aouvrir la compatibilité des lunettes à l’analogique, permet d’avoir un headtracking complet.

On a enfin en dernière utilisation la possibilité d’utiliser des voies de notre radio en PWM pour contrôler indépendamment les différents axes du gimbal. Concrètement, si vous avez des radios avec des potentiomètres, vous pourrez incliner la caméra avec votre potentiomètre.

Les applications « proposées » par Walksnail

Dans notre cas, on a le Walksnail GM3 en test, le modèle le plus complet.

On va rapidement faire le tour du gimbal, on a tout en haut du gimbal la partie principale qui soutient la caméra, et qui stabilise le pitch. Pour la caméra, il faut que ça soit une caméra Walksnail, au format 19x19mm. À savoir que la fonctionnalité de headtracker ne fonctionne qu’avec les VTx V2, V2 dual, et moonlight, donc seulement avec les caméras qui fonctionne avec ces VTx.

Je ne sais pas si la stabilisation se fait avec le gyro des caméras ou si il y a un gyro interne au gimbal, et je n’ai pas trouvé la réponse.

Si on suit le « long » du gimbal, on a ensuite les différents moteurs de stabilisation, le roll, et ensuite le yaw, puis l’embase de fixation. Cette embase de fixation est composée d’un ou plusieurs inserts filetés, selon les modèles, et elle est reliée au gimbal par des softmounts, pour réduire les vibrations mécaniques venant de la frame.

Attention, ce n’est pas la même embase selon les modèles de gimbal, et il vous faudra dessiner une pièce à imprimer en 3D pour faire une adaptation sur votre frame, parce que ce n’est pas de la fixation standard.

Niveau connectique, sur le gimbal, on retrouve le connecteur d’alimentation et de communication avec le VTx, et la FC, ainsi que le headtracker et les entrées PWM.
On a un connecteur à l’utilité inconnue au milieu, et sur le côté le connecteur de mise à jour du gimbal. Eh oui, parce qu’on peut, et potentiellement on doit mettre à jour le gimbal, mais caddx ne fournit pas dans la boîte le câble de mise à jour. Il faut leur en demander un, ou le faire soi-même.

J’aimerais bien personnellement qu’on puisse utiliser un module headtracker tiers, et donc utiliser le gimbal avec d’autres caméras, comme des caméras analogiques, ou un O4 par exemple. Mais à l’heure actuelle, je n’ai rien vu qui va dans ce sens.

Niveau prix, c’est vendu 70€ pour la version 1 axe, 87€ pour la version 2 axes, et 180€ pour la version 3 axes chez DFR, au même prix chez Studiosport également, et entre 50 et 130€ directement chez caddx, douane et port éventuels en plus.

On se retrouve avec un module qui pèse 16, 30 ou 46g selon le modèle.

Dans la boîte, on a un guide de démarrage rapide, avec des infos sur les modèles existants de gimbals, et sur la connectivité. On a ensuite de la connectique et le gimbal.

Le montage

Pour monter la caméra sur le gimbal il suffit de démonter le cache à l’arrière de la caméra, de raccorder la nappe du gimbal sur la caméra, et de fixer avec 4 vis la caméra sur le gimbal. Concernant la partie reliée au VTx, il suffit de brancher la nappe de sortie du gimbal sur le VTx, et c’est bon. Pour l’alimentation du gimbal, on a simplement un câble + et – à raccorder, et un UART sur le VTx, avec un connecteur dédié. Et c’est tout !

Et on en pense quoi ?

Pour la partie en vol, j’ai commencé avec le headtracking. Première constatation, ça fonctionne super bien. On a une belle amplitude, (voir dans la vidéo où je teste au sol l’amplitude de la caméra), et je ne ressens pas de latence, bien que j’y sois sensible.

En vol, c’est vraiment chouette, quand on vole en ligne droite, on peut tourner la tête, et voir son quad, c’est drôle et sympa de profiter du paysage autrement. Un peu déstabilisant au départ, mais on s’y fait bizarrement vite.

Pour l’aspect stabilisation de l’image, malgré que mon quad soit mal tuné, le gimbal atténue les vibrations, c’est performant.

La Lipo du quad « vue » en mode headtracking

J’ai ensuite testé le mode stabilisation pure, sans headtracking, j’ai juste volé et j’ai regardé comment se comportait la stabilisation. Encore une fois, le stabilisateur absorbe les vibrations, je ne sais pas si c’est dû aux softmounts, ou bien aux moteurs, ou une combinaison des deux, mais c’est super efficace.

Ça a du mal à suivre de manière « fluide » les gros mouvements de 360° sur le roll, pas de soucis sur le pitch et le yaw, mais autrement c’est vraiment pas mal.

Pour une utilisation « cinématique », c’est clairement efficient.

La question à tout ça, c’est est-ce qu’on l’achète ? Alors clairement, oui, selon son utilisation des quads. Moi qui fais aussi du LR et de la balade, je l’ai monté sur un 6 pouces, mais j’ai vraiment envie de faire un switch sur un 7 pouces, ou une aile volante, dédiée au cruising. C’est clairement très sympa de pouvoir profiter du paysage un peu plus qu’avec un quad conventionnel.

Est-ce que ça vaut 180€, oui, mais il faut en avoir l’utilité. Le moonlight n’est pas totalement au niveau des O3 et O4, mais c’est pas mal pour ramener des souvenirs en bonne qualité, en s’affranchissant d’une caméra HD. En tout cas pour de la balade moi j’en suis convaincu.

Le jour où on pourra monter un O4 et un headtracker externe sur ce gimbal, certains, j’en suis sûr, lui trouveront plein d’utilités, parce qu’on a un produit vraiment abouti et 100% fonctionnel !

Si vous voulez vous procurer les Walksnail GM, vous pouvez les trouver chez DFR, et Studiosport à 70€ pour la version 1 axe, 87€ pour la version 2 axes, et 180€. Ils sont également disponibles chez Walksnail, à un prix compris entre 50 et 130€, douane et port éventuels en plus.

]]>
https://culturefpv.fr/walksnail-gm-3-stabilisation-mecanique-et-headtracking-plug-and-play-20250127/feed/ 0
Radiomaster Nomad, la petite révolution ELRS https://culturefpv.fr/radiomaster-nomad-la-petite-revolution-elrs-20241022/ https://culturefpv.fr/radiomaster-nomad-la-petite-revolution-elrs-20241022/#respond Tue, 22 Oct 2024 07:08:40 +0000 https://culturefpv.fr/?p=27896 Le Radiomaster Nomad est un module de transmission pour radiocommande, apportant une véritable innovation dans le…]]>

Le Radiomaster Nomad est un module de transmission pour radiocommande, apportant une véritable innovation dans le domaine du FPV grâce à sa gestion simultanée de deux plages de fréquences : 2.4 GHz et 868 MHz. Ce module est conçu pour les pilotes recherchant à maximiser la flexibilité et la fiabilité de leur connexion en fonction de leurs besoins spécifiques en vol, qu’il s’agisse de performances en latence ou de portée étendue.

Caractéristiques techniques du Radiomaster Nomad

La Radiomaster Nomad permet de passer facilement entre deux fréquences, selon la situation de vol. La fréquence 2.4 GHz est idéale pour les drones FPV nécessitant une latence minimale, offrant une réponse rapide aux commandes. En revanche, la fréquence 868 MHz est privilégiée pour les vols longue distance, grâce à sa portée supérieure et sa meilleure pénétration des obstacles. Le module permet également d’utiliser les deux fréquences simultanément, ce qui améliore la résistance aux interférences, garantissant une connexion stable en toutes circonstances.

Vous pouvez trouver le Radiomaster Nomad ici :

Performances et flexibilité

Le Radiomaster Nomad se démarque donc par sa capacité à adapter la fréquence selon les besoins du pilote. Vous montez un quad de race ? pas de problème, mettez un RX ELRS en 2.4 GHz avec une meilleure réactivité. Quant à lui, un RX en en 868 MHz sera à monter sur votre quad long range. Vous pouvez également combiner les deux pour bénéficier du meilleur des deux mondes, tout en réduisant les risques d’interférences avec un RX gérant les 2 fréquences.

Un outil adaptable à tous les besoins

Le Radiomaster Nomad offre aux pilotes FPV une polyvalence remarquable. Que vous soyez un amateur de vols rapides ou que vous préfériez l’exploration longue distance, ce module de transmission s’adapte à toutes les configurations. ule est au format standard et dispose d’adaptateur afin de maximiser les radiocommandes compatibles.

Conclusion sur la Radiomaster Nomad

Le Radiomaster Nomad est un module de transmission FPV qui apporte une grande souplesse d’utilisation grâce à la gestion des fréquences 2.4 GHz et 868 MHz. C’est une petite révolution dans le monde de la radiocommande que l’on doit conjointement à ELRS et Radiomaster.

]]>
https://culturefpv.fr/radiomaster-nomad-la-petite-revolution-elrs-20241022/feed/ 0
360 S01E01 L’émission qui parle de FPV à 360 degrés https://culturefpv.fr/360-s01e01-lemission-qui-parle-de-fpv-a-360-degres-20240325/ https://culturefpv.fr/360-s01e01-lemission-qui-parle-de-fpv-a-360-degres-20240325/#respond Mon, 25 Mar 2024 16:30:00 +0000 https://culturefpv.fr/?p=26852 Il y a quelques mois, nous avions tourné un pilote d’un nouveau concept d’émission dans un…]]>

Il y a quelques mois, nous avions tourné un pilote d’un nouveau concept d’émission dans un studio de télévision, avec de gros moyens de production. À en croire les statistiques et vos retours, vous aviez apprécié le format. Mais 360, qu’est ce que c’est et en quoi cette émission se distingue de nos autres programmes, et plus généralement, de ce qui se fait dans le FPV ?

360 l’émission, qu’est ce que c’est ?

Le principe de l’émission est assez simple. Premièrement, c’est un talkshow. Donc on y discute, et évidement, on y discute de FPV. La caractéristique de ce talkshow c’est que les invités ont des points de vues différents, marqués par leurs parcours respectifs. L’idée étant de donner un point de vue à 360 degrés sur les thématiques abordées durant le show.

Nous avons par exemple dans cette émission, Teddy Gréaume, le chef produit FPV de la boutique en ligne StudioSPORT. Son approche et son analyse, apportent un point de vue Business à nos échanges.

Le deuxième invité est Yann aka YKS, qui est pilote FPV et vidéaste professionnel. Et enfin, notre troisième et dernier invité n’est autre que Josselin, aka J-true, un des meilleurs pilotes de freestyle au monde et pilote pro haut de gamme chez House of FPV.

360 se distingue donc fondamentalement de notre autre talkshow « le stud » dans lequel nous parlons d’un ou plusieurs invités, de ses projets et réalisations. 360 ne se focus donc pas sur des personnes, mais sur des thématique en apportant des points de vues croisés.

360 le talkshow de Culture FPV

La production

Pour le pilote, nous avions eu accès à un studio type télévision. L’émission avait demandé, en plus de la préparation du contenu, des décors et de l’organisation logistique, 3 jours de travail à 8 personnes. Ces moyens, un peu démesurés pour notre niche du FPV, étaient difficilement tenables sur un format régulier. C’est pourquoi, à partir de maintenant, les épisodes de 360 sont tournés dans le studio de Culture FPV, avec des moyens plus modestes. Nous avons cependant toujours envie d’apporter un format travaillé, avec une belle image et de la qualité la plus élevée possible.

Je tiens particulièrement à remercier l’équipe technique qui rend cela possible, et vous laisse juge de la réalisation de cet objectif.

Récurrence

360 a vocation à être une émission récurrente. L’objectif actuel est d’une émission par mois. L’avenir nous dira si c’est un goal trop ambitieux, ou si nous serons en mesure de le tenir. Et évidement, tout cela est conditionné au fait que vous appréciez ou non ce format. Ne vous privez donc pas à nous donner votre avis en commentaire.

Voilà, je vous laisse avec cette émission, et j’espère que vous prendrez autant de plaisir à la regarder que celui que nous avons pris à la faire.

Tous les épisodes

]]>
https://culturefpv.fr/360-s01e01-lemission-qui-parle-de-fpv-a-360-degres-20240325/feed/ 0
Piratframes Punch https://culturefpv.fr/piratframes-punch-20240215/ https://culturefpv.fr/piratframes-punch-20240215/#respond Thu, 15 Feb 2024 16:30:00 +0000 https://culturefpv.fr/?p=26650 Aujourd'hui, on vous parle de la petite dernière de chez Piratframes, la Punch. Ça donne quoi ? On voit ça de suite !]]>

Aujourd’hui, on vous parle de la petite dernière de chez Piratframes, la Punch. Ça donne quoi ? On voit ça de suite !

Caractéristiques de la Piratframes Punch

Alors première chose à savoir, on vous parle de la Punch, mais il existe également sa petite sœur, la Shorty. C’est une frame similaire en termes de géométrie, mais plus courte et avec une position de Lipo en toilet tank, afin d’optimiser le centre de gravité.

Pour parler des caractéristiques générales, on est sur une frame qui se monte soit en true X, soit en squished. Les bras sont en 5.5mm d’épaisseur, tandis que la top et la bottom sont en 2.5mm d’épaisseur.

Le montage de la caméra se fait en 20x20mm au maximum, et moins avec des adaptateurs en TPU (fournis) permettant de monter de plus petites caméras.

Les stacks qui passent dans la frame sont en 20×20 et 30×30 donc les deux standards.

Concernant les moteurs, ils se montent en 16x16mm, et l’entraxe moteur sera de 232 ou 235mm selon le montage des bras.

À noter, que comme d’habitude chez Pirat, toute la visserie est en Torx, avec une clé fournie. On retrouve la durabilité de l’empreinte Torx, qui assure une longévité supérieure aux vis, comparativement aux têtes hexa telles qu’on les connait habituellement.

Petite innovation, les cages de caméra, en alu usiné, qui permettent de protéger la caméra totalement, tout en l’éloignant au plus des hélices pour ne pas les avoir dans le champ.

Une innovation supplémentaire, le slider de fixation de VTx. Monté en glissière sur un trou oblong sur la bottom, il permet, en fixant votre VTx dessus, de déplacer l’ensemble pour en ajuster la position. C’est vraiment sympa pour ceux qui voudraient ajuster sa position une fois monté. En plus, il permet de l’isoler du carbone.

Dans la boîte, on retrouve les pièces en carbone, de la visserie pour la frame, des vis moteur, des vis de stack, des stickers, quelques TPU, et deux straps Lipo.

La Piratframes Punch, tout comme la Shorty, est vendue 90€ chez DFR.

Et on en pense quoi ?

Vous le savez, ou pas, mais on aime beaucoup ce que nous propose Piratframes en termes de frames. Entre les différentes déclinaisons de Sloop, la Hook, on a toujours été très convaincus, aussi bien par le matériel, que l’esprit de la marque.

Une fois de plus, ils ne dérogent pas à la règle, en nous proposant un ensemble très qualitatif, plein d’innovations, et qui change un peu de ce qu’on connaît habituellement.

Au delà de la frame, on apprécie les petites attentions, dont la fourniture de la visserie pour moteurs et stack, adaptée à la frame, ce qui n’est pas forcément courant chez les fournisseurs de frames.

L’expérience de montage est simple et agréable, tout est bien expliqué. Attention lors du montage au sens des bras, pour les avoir tous dans le même sens, et pas dans un ordre un peu aléatoire.

Pour ce qui est de l’aspect physique, on aime beaucoup, et on n’a pas de doutes sur la durabilité. On a hâte d’aller voler avec, et de vous faire un retour sur l’expérience en vol !

Pour 90€, on est sur une frame au très bon rapport qualité prix, pour une frame haut de gamme, qui reste somme toute à un prix contenu.

Si vous voulez vous procurer la Piratframes Punch, elle est disponible chez DFR, au prix de 90€. Sa petite sœur, la Shorty, est disponible au même prix.

]]>
https://culturefpv.fr/piratframes-punch-20240215/feed/ 0
FlyfishRc Flash 1305.5, des moteurs pour cinéwhoop 2.5″ https://culturefpv.fr/flyfishrc-flash-1305-5-des-moteurs-pour-cinewhoop-2-5-20240208/ https://culturefpv.fr/flyfishrc-flash-1305-5-des-moteurs-pour-cinewhoop-2-5-20240208/#respond Thu, 08 Feb 2024 16:30:00 +0000 https://culturefpv.fr/?p=26611 Aujourd'hui, on vous parle de matériel, avec les FlyfishRc Flash 1305.5. On avait été plutôt convaincus avec d'autres modèles de la marque, voyons ce que ça donne !]]>

Aujourd’hui, on vous parle de matériel, avec les FlyfishRc Flash 1305.5. On avait été plutôt convaincus avec d’autres modèles de la marque, voyons ce que ça donne !

Caractéristiques des FlyfishRc Flash 1305.5

Alors comme le nom l’indique, on est sur des 1305.5, en 5500kV, et pas d’autres déclinaisons de kV. Il faudra donc utiliser des Lipos 4S.

La cloche est au format unibell, l’entraxe de fixation des moteurs est de 9x9mm. À noter que qui dit petit format de moteurs, dit shaft de 1.5mm.

Chaque moteur est livré avec 120mm de câble, ce qui porte le poids à 7.5g.

Niveau consommation, on est à 12A en pic dans la configuration avec une hélice la plus gourmande, et qui assure 300g de poussée.

Voilà tout, on a également des roulements NMB et des aimants N52HS sur ces moteurs.

Niveau prix, les FlyfishRc flash 1305.5 sont vendus 13.90€ chez DFR et la caméra embarquée.

Et on en pense quoi ?

Les moteurs ont été montés sur un picklewhoop, et ils nous donnent entière satisfaction. On avait un peu peur au niveau des kV, mais ça n’a pas d’incidence sur la durée de vol. On vole aussi longtemps que d’autres moteurs en 3600kV, donc c’est plaisant.

Peu de choses à dire sur ces moteurs, si ce n’est qu’ils sont précis, souples, vraiment agréables à voler. Attention, chose à noter, en branchant le quad, et sans crashs, on a cramé 2 moteurs (pas en même temps par contre), on suspecte très fortement la FC mais on voulait rester transparents.

En conclusion, on se retrouve encore une fois avec un bon produit de chez FlyfishRc !

Si vous voulez vous procurer les FlyfishRc flash 1305.5, ils sont disponibles à 13.90€ chez DFR et la caméra embarquée.

]]>
https://culturefpv.fr/flyfishrc-flash-1305-5-des-moteurs-pour-cinewhoop-2-5-20240208/feed/ 0
Meilleur whoop cinématique 2 pouces ? – BetaFPV Pavo 20 https://culturefpv.fr/meilleur-whoop-cinematique-2-pouces-betafpv-pavo-20-20240129/ https://culturefpv.fr/meilleur-whoop-cinematique-2-pouces-betafpv-pavo-20-20240129/#respond Mon, 29 Jan 2024 16:30:00 +0000 https://culturefpv.fr/?p=26544 Aujourd'hui, on vous parle d'un petit whoop HD, en O3, le BetaFPV pavo 20. Ça donne quoi ? On voit ça de suite !]]>

Aujourd’hui, on vous parle d’un petit whoop HD de 2″, en O3, le BetaFPV pavo 20. Ça donne quoi ? On voit ça de suite !

Caractéristiques du BetaFPV pavo 20

On est, comme le pavo pico, sur un quad ARF (almost ready to fly) auquel il faudra rajouter votre VTx.

Vous achetez donc un quad avec des moteurs, une FC, un Rx, et c’est tout. Dans ce cas, le pavo20, est, selon le modèle, compatible avec soit un O3, soit un VTx avatar ou un vista, tout en sachant qu’il est « conçu » pour accueillir un O3 en version BNF.

La frame est une frame sur une base carbone, au format X, avec un entraxe moteur de 90mm. Sur cette base carbone est montée une pièce en plastique comportant des protections d’hélices, et un support pour les batteries.

Les moteurs de ce quad sont des BetaFPV 1103 de 8500kV, à alimenter en 3S via une XT30. Dessus, on retrouve des hélices bipales Gemfan, des GF 2015.

En parlant d’alimentation, le tout est alimenté par une FC AIO de chez BetaFPV, la F4 2-3S AIO 20A, qui permet d’alimenter vos VTx avec une sortie 9V 2A directement via un connecteur dédié. On a dessus un Rx ELRS 2.4GHz en serial, 5 uarts, et un baro. Le reste est somme toute classique. À noter que le BetaFPV pavo20 existe également en version avec un Nano Rx Crossfire.

On se retrouve avec un quad qui pèse 55g sans O3, et 92g avec O3 dans notre cas.

Dans la boîte, on retrouve le quad et son support de caméra, une LED cob bleue, de la visserie, 2 antennes linéaires, des TPU pour accessoiriser le O3, des hélices, un connecteur USB-C pour connecter la FC à Betaflight.

BetaFPV Pavo 20

On teste aujourd’hui la version Crossfire, sur laquelle on a monté un O3.

Le BetaFPV pavo 20 est vendu 129€ chez DFR en version ELRS, 460€ chez Studiosport en version O3 Crossfire, et 129/169€ chez la caméra embarquée, en version ELRS/Crossfire.

Et on en pense quoi ?

Le BetaFPV pavo 20 est le grand frère du pavo pico, qu’on avait testé, et qui était très clairement à revoir. On sent qu’ils ont amélioré plein de choses par rapport au pico, et c’est très agréable.

Il est super agréable à voler, super smooth, on sent que le tune a été travaillé, et que c’est la direction dans laquelle se dirige BetaFPV.

Normalement, avec des petites machines comme ça, on a du wobble ou des petits mouvements aléatoires en vol, et en volant avec une 650mAh, on ne les voit pas, l’image est nickel, même sans stabilisation. Avec une 450mAh, on a un poil plus de wobble, mais ça reste très très propre.

Dans l’ensemble, c’est un très bon whoop, probablement le meilleur dans la gamme des pavo, ou alors à égalité avec le pavo25. Le footage est même plus propre avec ce quad que par rapport au pavo25.

Point à noter, l’antenne livrée d’origine avec le crossfire est nulle, on a une portée ridicule, comme les d’habitude avec les minimortal T. On vous recommande de la changer soit par une linéaire, soit par une immortal T classique. Pareil pour les deux antennes linéaires livrées avec le O3, qui en réduisent un peu la portée.

On a encore le même « problème » avec le slot batterie qui n’accepte toujours que les batteries qui font max 20mm de large.

Finalement, à part ce « problème », qui ne nous empêcherait absolument pas de l’acheter, le BetaFPV pavo 20 est un très bon quad qui nous a convaincu !

Si vous voulez vous le procurer, le BetaFPV pavo 20 est vendu 129€ chez DFR en version ELRS, 460€ chez Studiosport en version O3 Crossfire, et 129/169€ chez la caméra embarquée, en version ELRS/Crossfire.

]]>
https://culturefpv.fr/meilleur-whoop-cinematique-2-pouces-betafpv-pavo-20-20240129/feed/ 0
Speedybee bee35 pro, une frame de whoop pas chère https://culturefpv.fr/speedybee-bee35-pro-une-frame-de-whoop-pas-chere-20240122/ https://culturefpv.fr/speedybee-bee35-pro-une-frame-de-whoop-pas-chere-20240122/#respond Mon, 22 Jan 2024 16:30:00 +0000 https://culturefpv.fr/?p=26460 Aujourd'hui, on vous parle de la Speedybee bee 35 pro, une frame de whoop avec quelques spécifications sympa ! Ça donne quoi ? On voit ça de suite !]]>

Aujourd’hui, on vous parle de la Speedybee bee35 pro, une frame de whoop avec quelques spécifications sympa ! Ça donne quoi ? On voit ça de suite !

Caractéristiques de la Speedybee bee35 pro

Alors comme on l’a dit précédemment, on est sur une frame de whoop, en 3.5″, d’entraxe moteurs de 153mm.

La top plate est en carbone, un carbone de 3mm d’épaisseur. La bottom est en carbone, d’une épaisseur de 2mm pour la version classique, et d’une pièce en alu usiné pour la version pro. Cette pièce en alu usiné permet d’accéder plus facilement aux boutons de bind et cartes sd de vos émetteurs vidéo, tout en assurant un rôle de dissipateur.

Pour compléter cette frame, on retrouve une pièce en plastique injecté qui fait office de ducts, et une cage en alu qui permet de monter les caméras, en format 19 et 20mm.

On se retrouve avec une frame qui peut accepter des stacks en 20×20, 25.5×25.5 et 30x30mm, sur une hauteur maximale de 24mm. Une frame de whoop qui accepte tous les formats de FC, c’est pas commun… Speedybee fournit également des câbles USB pour déporter le port USB en dehors de la frame. Les câbles se déportent à l’arrière de la frame, sur le support d’antenne VTx.

Concernant les émetteurs vidéo, la frame accepte du 20×20 et 25.5×25.5mm. Pour le montage moteur, on est sur du 12x12mm.

La Speedybee bee35 pro accepte le positionnement des batteries en mode bus ou bien en toilet tank.

Au final, on se retrouve avec une frame qui pèse 138g, et qui est vendue 50€ en version classique chez Studiosport et La caméra embarquée , en version pro chez DFR, 32€ chez Speedybee directement, et 37€ en version pro chez Speedybee directement (plus douanes et TVA éventuelle).

Dans la boîte, on retrouve la notice, super détaillée, plein de pièces 3D, des supports d’antennes VTx, de GPS, de caméra, d’antennes Tx, de la visserie, et des câbles d’adaptation USB.

Petite spécificité, il existe également un support de caméra HD softmounté, achetables séparément. En accessoires achetables séparément, il existe aussi un ruban LED à insérer dans les ducts plastique.

Et on en pense quoi ?

Alors première surprise, la frame est bien conçue, et très très polyvalente. On a reçu la version pro et ça respire la qualité. Tous les accessoires inclus avec la frame sont vraiment cools.

De par la conception de la frame, on a énormément de place, ça rend le montage super agréable, même en 30x30mm, ce qui n’est, je le répète, pas commun chez les whoops.

Lors du tune, David avait rencontré quelques vibrations dans les basses fréquences, sans pour autant savoir si elles étaient dues au vent ou à la frame seule, mais ça s’est résolu très facilement avec un tune approprié, et ça volait très bien ensuite.

La machine est vraiment simple à monter, dotée d’un super rapport qualité/prix, donc on n’en pense que du positif. Speedybee est habitué à nous proposer du matériel qui n’est pas forcément haut de gamme, mais en milieu de gamme, et pour un prix toujours contenu.

Sans Gopro, avec une 1200mAh en 6S, en O3, David avait volé 12 minutes avec la Speedybee bee35 pro, ce qui est vraiment sympa comme autonomie.

Bref, vous l’aurez compris, on est très surpris et contents de cette frame, donc on ne peut que vous la recommander !

Si vous voulez vous procurer la Speedybee bee35, elle est vendue 50€ en version classique chez Studiosport et La caméra embarquée (pas de version pro disponible en France pour l’instant), et à 32€ chez Speedybee directement.

Concernant la version pro, elle est disponible à 37€ chez Speedybee directement (plus douanes et TVA éventuelle).

]]>
https://culturefpv.fr/speedybee-bee35-pro-une-frame-de-whoop-pas-chere-20240122/feed/ 0
Walksnail Moonlight, le DJI O3 de Caddx ? https://culturefpv.fr/walksnail-moonlight-le-dji-o3-de-caddx-20240115/ https://culturefpv.fr/walksnail-moonlight-le-dji-o3-de-caddx-20240115/#comments Mon, 15 Jan 2024 12:48:15 +0000 https://culturefpv.fr/?p=26411 Aujourd’hui, on vous parle de la nouveauté de chez Caddx, le Walksnail Moonlight, l’équivalent sur le papier du O3 chez Walksnail. Ça donne quoi en pratique ? On voit ça de suite !]]>

Aujourd’hui, on vous parle de la nouveauté de chez Caddx, le Walksnail Moonlight, l’équivalent sur le papier du O3 chez Walksnail. Ça donne quoi en pratique ? On voit ça de suite !

Caractéristiques du Walksnail Moonlight

On est donc sur un ensemble caméra + VTx, avec la fonctionnalité d’enregistrement.

Niveau spécifications, pour la caméra, on est sur un capteur starlight, avec un FOV de 160°, une ouverture de F2.1, des ISO allant de 100 à 25600. Elle mesure 19.6x19x24mm. Au niveau de l’enregistrement, Caddx nous dit qu’on se retrouve avec moins de motion blur par rapport à un enregistrement tiré d’un O3, ça restera à confirmer.

La caméra est livrée avec un ND 8 monté dessus. On a un ND qui se clipse directement sur la caméra, et la jonction entre la caméra et le ND est faite avec une pièce en caoutchouc souple, ce qui fait que ça ne bouge pas. Pas de risque que ça modifie le focus de la caméra si on le fait tourner, il ne se prend que sur le boîtier de la caméra, et pas sur la lentille. La caméra est dotée de petits amortisseurs de chaque côté au niveau des trous de fixation, pour avoir un ensemble plus souple et moins soumis aux vibrations du quad.

Concernant le VTx, c’est un boîtier qui mesure 34.5x34x.5×15.3mm, on est un poil plus grand que le O3, mais c’est de l’ordre de quelques mm. Le montage se fait avec des vis en M2, soit en 20x20mm, soit en 25x25mm, donc c’est polyvalent, et avec un montage « standard », contrairement au O3, qui se monte avec des vis pas communes.

L’émission se fait jusqu’à une puissance de 1000mW, avec une latence moyenne de 22ms selon Caddx.

Si on fait le tour du boîtier, on voit sur une face la partie connexion à la fc et alimentation, via un connecteur fourni, ou alors en JST1.0 4 broches si vous le perdez. L’alimentation se fait avec une tension comprise entre 7.4 et 25.2V, soit du 2 au 6s. On aura une consommation de 1.4A sous 12V, et de 2.2A sous 8V, donc prévoyez un BEC assez puissant si vous ne faites pas de direct Lipo. On a également les 2 pads Tx et Rx qui sont doublés et accessibles à la soudure juste à côté de l’emplacement du connecteur. On a à côté le bouton de bind, et 2 leds de statut. Une pour l’enregistrement vidéo, l’autre pour la transmission vidéo.

Sur le côté, on retrouve les connecteurs d’antennes, avec une petite plaque vissée qui évite aux antennes de se démonter en cas de crash, du standard maintenant.

Et enfin, de l’autre côté, on retrouve le slot SD, et deux petits connecteurs en JST0.8 6 broches, qui permettent à l’unité de transmission vidéo et d’enregistrement vidéo de communiquer lors de la mise à jour du VTx. Lors de la mise à jour, et seulement lors de la mise à jour, le deuxième câble fourni avec l’ensemble doit être connecté afin que la mise à jour puisse se faire. C’est dû au fait que les deux boards d’enregistrement et de transmission soient démontables et interchangeables, ça simplifie la maintenance. Je trouvais ça idiot avant d’avoir cette info, mais ça me semble maintenant super pertinent.

L’enregistrement sur le module se fait en 4K et 2.7K en 30 et 60FPS, en 1080p à 60 et 100 FPS et en 720p à 60 FPS. Chose intéressante, on est sur du 150Mbps au maximum en enregistrement, et on est sur du H.264.

La vidéo est stabilisable via Gyroflow.

L’ensemble pèse 38.5g, soit 2g de plus qu’un O3.

Dans la boîte, on retrouve le VTx et sa caméra, de la visserie, des antennes en LHCP et connecteur Ipex, et 2 câbles, un pour connecter le VTx à la FC, et un pour la mise à jour du VTx. À noter que le câble de connexion entre la caméra et le VTx est identique aux autres de la gamme Walksnail.

L’ensemble est vendu 220€ sur Drone FPV Racer, Caddx ou chez StudioSPORT à 220€ également.

Et on en pense quoi ?

Première impression, c’est vraiment propre dans les lunettes en vol, même si on est en conditions pas forcément lumineuses. Je suis repassé juste après sur un autre quad en vista et caméra dji, et en fait ça faisait bizarre, et à choisir je préférais presque le retour du Moonlight. L’image dans le retour vidéo, était très qualitative… Après je ne vole pas et j’ai volé très peu en O3, donc je ne peux pas comparer le retour vidéo avec le « concurrent direct ».

Parlons de la partie enregistrement HD. On a donc une image que je trouve également qualitative, je n’ai pas eu l’opportunité faute de temps et de bonne météo de vous faire des images avec une bonne luminosité si on voulait sortir la review le jour de la sortie, mais je ne manquerai pas de vous refaire une petite vidéo dans de meilleures conditions. Cependant, j’ai déjà été très agréablement surpris du résultat dans des conditions moyennes, je n’en attends pas moins par beau temps.

Pour l’image, je la trouve propre, malgré une netteté à revoir, mais il y a une bonne nouvelle, elle est réglable. Et dans les paramètres de la caméra, et dans les paramètres de l’enregistrement. On a donc une netteté graduée de 1 à 10, et j’étais en réglage par défaut, donc on pourra jouer sur ce paramètre, chose qui n’était pas forcément acquise à la base chez Caddx. Le « souci » de netteté qui était à revoir sera forcément corrigé avec un changement de paramétrage de la caméra, ou de l’enregistrement.

J’ai envoyé les rushs bruts à David pour avoir un deuxième avis, et d’utilisateur d’O3 cette fois, et l’image lui semble en première approche plus précise sur le O3, mais ça nécessitera des tests dans les mêmes conditions pour en être fixé.

Dans tous les cas, pour un prix de 189$, on est à quelque chose qui est plus que raisonnable pour ramener de l’image de qualité sans Gopro, et ça manquait chez Walksnail.

En plus c’est quelque chose de relativement compact, bien conçu, qui rentre dans quasiment toutes les frames, de par ses dimensions, et ses deux dimensions de montage. Donc pour moi c’est clairement validé, je ne peux que vous recommander le Moonlight !

Si vous voulez vous rendre compte de ce que donne l’image brute du Moonlight, elle est disponible ici (disponible jusqu’au 13/02).

Le Walksnail Moonlight est disponible chez studioSPORT, DFR, et directement chez Caddx.

]]>
https://culturefpv.fr/walksnail-moonlight-le-dji-o3-de-caddx-20240115/feed/ 8
Mamba F740 AIO, du bon à un prix contenu ! https://culturefpv.fr/mamba-f740-aio-du-bon-a-un-prix-contenu-20240111/ https://culturefpv.fr/mamba-f740-aio-du-bon-a-un-prix-contenu-20240111/#respond Thu, 11 Jan 2024 16:30:00 +0000 https://culturefpv.fr/?p=26227 Aujourd’hui, on vous parle de la mamba F740 AIO, une AIO sous BLHELI_32, et ça ce n’est pas commun ! Ça donne quoi ?]]>

Aujourd’hui, on vous parle de la mamba F740 AIO, une AIO sous BLHELI_32, et ça ce n’est pas commun ! Ça donne quoi ?

Caractéristiques de la Mamba F740 AIO

Alors on est sur une AIO, au format de montage en 25.5*25.5, donc au format whoop, et c’est très compact. Niveau équipements, est sur un processeur F740, avec un gyro ICM42688, avec un baro, un OSD analogique, c’est plutôt complet.

À savoir qu’elle existe en deux versions, la version « basique », et la version wifi, avec une connectivité Wifi pour régler les paramètres via l’appli speedybee.

On a également 16M de mémoire pour la Blackbox, 6 UARTS complets. La Mamba F740 AIO prend du 3 au 6S en entrée, et délivre via 2 becs du 3.3V 0.5A, et du 5V 2A. Les pads de soudure sont plutôt gros, et c’est un plus pour du matériel de cette taille.

Niveau ESC, on est sur un ESC sous Blheli_32, capable de délivrer 40A en continu, et 45A en burst. Ce qui est intéressant avec cette AIO, c’est le fait qu’elle soit sous Blheli_32 nativement, et ce n’est pas commun pour du matériel de ce format, et c’est chouette !

On est sur un poids plus que contenu qui est de 11g

La Mamba MK4 F740 AIO est vendue 118€ en version wifi, et 110€ en version classique.

Et on en pense quoi ?

Pour le test, je l’ai montée dans le foxwhoop 35, pour remplacer la reaper défectueuse qui était dedans à l’origine.

Ça faisait un bout de temps que j’avais monté la fc dans mon foxwhoop, mais je traînais à finir la review, donc j’ai quelques mois de recul sur l’usage de cette FC. Ce que je peux vous dire, c’est que ça tient bien, je n’ai rencontré aucun souci avec, bien que j’aie pas mal volé avec ce whoop.

Dans les points positifs, je trouve toujours que les gros pads de soudure sont un vrai plus, ça facilite grandement le montage et c’est agréable. Un autre truc que j’aime bien avec cette FC, c’est le fait d’avoir la version wifi, et c’est un vrai vrai plus pour le réglage du quad, encore plus quand la fc est montée sur un whoop, ce qui fait que le port usb n’est pas accessible. Dans mon cas avec le foxwhoop, il faudrait démonter une entretoise à chaque fois, alors que là, j’ai pu faire mon tune avec l’appli seedybee directement sur le terrain sans fil, et pour 7€ supplémentaires, c’était bien appréciable…

Avec du recul, j’en ai rachetée une autre pour mettre dans un picklewhoop 20, et elle était un peu haute, en tout cas plus haute que d’autres FC, et elle ne passait pas. Mais c’est dû à son architecture en 2 couches. Ça ne pose pas de problèmes sur la majorité des quads, mais je tenais à partager l’info quand même.

Au final, je suis très content de cette fc, et pour son prix, qui la place dans le milieu de gamme des AIO, on en a parfaitement pour son argent !

Si vous voulez vous procurer la Mamba F740 AIO, elle est disponible chez DFR, Studiosport, et La caméra embarquée, à 118€ en version Wifi, et 110€ en version basic, donc sans wifi.

]]>
https://culturefpv.fr/mamba-f740-aio-du-bon-a-un-prix-contenu-20240111/feed/ 0
Réglementation européenne et FPV, quelques questions à Helicomicro https://culturefpv.fr/reglementation-europeenne-et-fpv-quelques-questions-a-helicomicro-20240109/ https://culturefpv.fr/reglementation-europeenne-et-fpv-quelques-questions-a-helicomicro-20240109/#comments Tue, 09 Jan 2024 07:04:44 +0000 https://culturefpv.fr/?p=26349 Notre confrère d’Hélicomicro, Fred Botton, vient de sortir un article sur l’impact de l’application de la…]]>

Notre confrère d’Hélicomicro, Fred Botton, vient de sortir un article sur l’impact de l’application de la réglementation européenne sur le FPV. Comme d’habitude, son travail fouillé et précis permet de vulgariser nos obligations légales. À ce titre, je ne saurais que vous conseiller de le lire. Cet article a suscité dans mon esprit de pilote FPV quelques questions. Nous avons donc décidé d’en réunir quelques-une en plus et d’essayer d’y apporter les réponses.

Quid des déclarations de vol en catégorie Ouverte ? Comment les faire, comment s’y former ?

Pour exploiter un drone de plus de 250 grammes en catégorie Ouverte, il faut suivre la formation A1/A3 en ligne, passer l’examen et le réussir. Ce n’est pas obligatoire avec un drone de moins de 250 grammes, mais cela reste fortement recommandé pour prendre connaissance de la réglementation. Si le drone est équipé d’une caméra, et c’est forcément le cas pour un drone FPV, il faut aussi se déclarer en tant qu’exploitant UAS sur AlphaTango, puis apposer le numéro d’exploitant UAS sur le drone avec une étiquette.

L’étiquette exploitant UAS, ça vaut même pour un tinywhoop ?

Oui. S’il a une caméra, qu’il pèse 40 grammes ou 10 kilos, il faut l’étiquette. Ça semble assez ridicule dans le cas d’un whoop, mais c’est comme ça.

Et le BAPD, ça sert à quoi ?

Le BAPD (Brevet d’Aptitude de Pilote à Distance) est requis pour un usage très précis : celui d’un drone de classe C2 en sous-catégorie A2. Il faut pour cela passer l’examen OPEN.A2 en centre ou en ligne de manière surveillée, et attester d’une auto-formation. Sans avoir passé l’OPEN.A2, un drone de classe C2 s’opère en sous-catégorie A3.

Est-ce qu’il existe ou existera des drones FPV conforme à la réglementation européenne de classes C1,C2 et C3 ?

Pas tout de suite… Parmi les requis imposés au constructeur d’un drone C1, C2 ou C3, il y a des exigences techniques peu compatibles avec la dotation d’un drone FPV. Par exemple, il faut une fonction de géovigilance qui prévient le pilote lorsque le drone pénètre une zone interdite. Cela suppose la présence d’un GPS, d’algorithmes qui testent en continu la position du drone et la confrontent à des cartes. Il faut aussi une identification électronique à distance, autrement dit une balise de type wifi qui émet une sorte de carte d’identité dynamique du drone et de son exploitant, en continu.

Est-ce qu’il y aura des drones FPV avec indication de classe dans les prochaines sorties de DJI ?

Je n’ai pas d’indiscrétions de la part de DJI sur le sujet. Mais c’est fort possible, puisque DJI est le constructeur le plus avancé dans les procédures de certification et que ses drones FPV, le DJI FPV et l’Avata, sont techniquement capables d’être conformes aux requis des classes C1, C2 ou C3. Je n’ai malheureusement aucune information concernant la certification des modèles existants de manière rétroactive, encore moins concernant des modèles à venir.

Est-ce que d’autres constructeurs vont proposer des drones FPV avec indication de classe ?

Probablement, mais cela va prendre du temps. Il faut de toutes manières des constructeurs avec des reins solides pour produire des drones C1, C2 ou C3 puisque la certification de chaque modèle doit passer par un organisme notifié, autrement une société habilitée à certifier et qui endosse la responsabilité de cette certification. La procédure est coûteuse.

Un drone DIY, c’est quelle classe dans la réglementation européenne ?

Lorsqu’il est assemblé à partir de pièces de différentes provenances, c’est un drone sans classe, « construit à titre privé », utilisable en sous-catégories A1 ou A3 selon son poids et sa vitesse maximale.

Pour un drone « construit à titre privé », tu mentionnes dans ton article qu’il « évolue en sous-catégorie A1 s’il pèse moins de 250 grammes ET que sa vitesse maximale est inférieure à 68,4 km/h = 19 m/s ». Qu’est ce qui garantit la vitesse max ? Une mesure de vitesse ? Une limitation des gaz ou sortie moteur dans BF ? Et quid des éléments extérieurs que le firmware ne compensera pas ?

C’est le constructeur, toi, qui le garantit ! Evidemment, personne ne va s’amuser à se lancer dans des calculs savants qui nécessiteraient des tests en laboratoire. Le principe est assez simple. Si tu as un doute et que tu supposes que le drone peut dépasser la vitesse maximale dans des conditions d’usage normales, il faut le considérer comme à exploiter en sous-catégorie A3. Il n’y aura probablement jamais de contrôle de la vitesse par les forces de l’ordre sur le terrain, c’est difficile à faire. Sauf peut-être à disposer d’un DVR avec une indication de la vitesse. Attention tout de même, c’est le constructeur, donc toi, qui endosse la responsabilité en cas de souci. Sur un accident, par exemple suite à un vol au-dessus de personnes, il peut t’être reproché d’avoir manifestement sous-évalué la vitesse. C’est une donnée à laquelle un assureur va s’intéresser de très près s’il y a des indemnisations importantes en jeu.

« un UAS assemblé ou fabriqué pour l’utilisation personnelle du constructeur » : est-ce que cette notion d’utilisation personnelle du constructeur exclut l’utilisation pro ?

Non, l’utilisation personnelle peut être à titre de loisir ou à finalité professionnelle, puisque la réglementation européenne ne fait pas la différence.

Les drones de classe C5 nécessitent un mode basse vitesse. Ça ne va pas compliquer l’usage FPV et le réserver à des sociétés avec des épaules larges qui développent des firmwares de vol alternatifs à Betaflight ?

Si, c’est très probable. Un drone de classe C5 a de nombreux requis peu compatibles avec des drones FPV. Ce n’est pas impossible, mais il faut embarquer une électronique avec des capteurs et un firmware qui soient en mesure d’assurer la conformité avec la réglementation européenne. Pour des appareils haut de gamme, de type Cinelifter, j’imagine que tout est envisageable. Evidemment, le coût risque d’être élevé.

Et pour les drones C5 en STS ? Est ce qu’un profil rate activable via un switch dans lequel une limitation des RPM moteur ou un scale gaz constituent un mode basse vitesse ? Quid des éléments extérieurs qui feraient dépasser la limitation de vitesse sans que le firmware le compense ?

Je n’ai pas la réponse. Les drones C5 sont en catégorie Spécifique, pour un usage plus risqué qu’en catégorie Ouverte. Il faut se mettre dans la perspective d’un incident ou d’un accident. S’il est démontré que le mode basse vitesse n’était pas suffisamment efficace pour être conforme et que cela a pu avoir un impact, la responsabilité du constructeur est engagée. Donc dans le cas de la classe C5, je dirais qu’il faut un mode basse vitesse efficace, et ça semble compliqué avec un firmware comme Betaflight, même s’il y a peut-être possibilité de créer des forks conformes. Je suppose que s’il y a une demande, les équipes de développement de firmwares comme Betaflight ou Inav vont proposer des Pull Requests.

Plus globalement, je trouve assez étrange et illogique qu’aucun organisme tiers ne valide la certification sur les drones qui évoluent dans les conditions les plus dangereuses. Je ne comprends pas ce choix qui reporte la responsabilité sur les pilotes et les constructeurs, contrairement au C1 à C3, pour lequel les fonctionnalités ont été testées et validées par un tiers.

Oui, ça peut paraitre un peu bizarre. Mais les appareils de classes C5 et C6 sont prévus pour des environnements très cadrés, avec les scénarios STS, destinés à réduire les risques. Ces deux classes ne sont pas trop adaptées à l’usage d’un drone FPV.

Une formation pratique S1-S3 et un CATT donnent la possibilité, sans être exploitant soi-même, de travailler avec un spotteur qui est exploitant et qui déclare les vols. Le spotteur étant obligatoire, en indé, ça me semble être une solution qui permet de faire du S3 jusqu’à fin 2025.

Absolument. Un exploitant disposant des qualifications pour piloter en S-1 et S-3, en qualité d’observateur, peut embaucher un pilote en immersion qui n’en dispose pas. C’est une particularité réglementaire étonnante, mais confirmée par la DGAC.

Pour un drone de plus de 800 grammes, il faut un enregistrement du drone et une balise ?

Oui, dans le cas d’un usage en France. Les drones de plus de 800 grammes en ordre de vol, doivent avoir été enregistrés sur AlphaTango. On obtient un numéro d’enregistrement qui doit être apposé sur le drone avec une étiquette. Il faut aussi ajouter une balise pour diffuser le signalement électronique à distance. C’est valable pour un drone avec indication de classe, sans classe, construit à titre privé, dès le moment où il pèse plus de 800 grammes au décollage.

Et l’identification électronique à distance européenne ?

Ce requis est imposé aux drones de classes C1, C2 et C3. Les drones sans classe mis sur le marché avant 2024, ceux construits à titre privé, et de classes C0 et C4 en sont dispensés.

Si on désire voler avec un drone sans classe avec un PDRA, il en faut un pour chaque prestation ?

Je n’ai pas la réponse officielle, je ne m’avance pas sur le sujet.

Comment faire quand on a un doute sur l’interprétation des textes de la réglementation européenne ?

L’un des réflexes consiste à aller consulter les moyens acceptables de conformité (AMC), publiés par l’EASA. Ce ne sont pas des textes réglementaires, mais les bonnes pratiques qui, si on s’y tient, sont réputées assurer la conformité aux exigences réglementaires. Elles sont rédigées en anglais uniquement et mises à jour régulièrement. Ensuite il est recommandé de poser la question à l’antenne locale de la DSAC.

Si un de nos abonné compte s’acheter un Darkstar20 de GePRC, mais il n’est pas classé. On est en 2024, ça veut dire qu’il ne peux pas utiliser ce drone sans classe ?

Si, c’est prévu par la réglementation européenne ! Elle interdit l’usage d’un drone sans classe mis sur le marché après le 1er janvier 2024, et définit « mis sur le marché » comme « la première mise à disposition d’un produit sur le marché de l’Union ». Un drone mis sur le marché avant le 1er janvier 2024 reste utilisable en catégorie Ouverte. Comme le Darkstar20 a été mis sur le marché en octobre 2023, il reste utilisable en catégorie Ouverte bien qu’il soit sans classe. Il est exploité en sous-catégorie A1 parce qu’il pèse moins de 250 grammes. Un Helion de iFlight, par exemple, reste utilisable parce qu’il a été mis sur le marché en décembre 2023, en sous-catégorie A3 parce qu’il pèse plus de 250 grammes.

]]>
https://culturefpv.fr/reglementation-europeenne-et-fpv-quelques-questions-a-helicomicro-20240109/feed/ 1
Insta360 GO 3, sympa si on ne fait pas que du FPV https://culturefpv.fr/insta360-go-3-sympa-si-on-ne-fait-pas-que-du-fpv-20240101/ https://culturefpv.fr/insta360-go-3-sympa-si-on-ne-fait-pas-que-du-fpv-20240101/#respond Mon, 01 Jan 2024 16:30:00 +0000 https://culturefpv.fr/?p=26261 Aujourd'hui, on vous parle de la Insta360 Go 3, la grande sœur de la Insta360 GO 2. Ça donne quoi ? On voit ça de suite !]]>

Aujourd’hui, on vous parle de la Insta360 Go 3, la grande sœur de la Insta360 GO 2. Ça donne quoi ? On voit ça de suite !

Caractéristiques de la Insta360 GO 2

Alors on avait testé la version 2 et la version 1 il y a quelques temps, celle-là apporte quelques nouveautés. Pour la version 2, Insta360 proposait un petit boîtier pour ranger la caméra et en augmenter son autonomie. Cette fois, ils vont encore plus loin en proposant un écran en plus.

Cet écran est monté sur le boîtier qui permet de recharger aussi la caméra, appelé l’action pod. La caméra s’intègre dans le boîtier, et ça permet de l’accessoiriser avec un écran, des boutons en plus, et quelques options sympa.
L’écran est tactile, orientable à 180°, et il permet un retour vidéo sans fil en direct. Bon il ne faut pas trop s’éloigner, ils recommandent 5m maximum, mais ça a le mérite d’exister.

Le boîtier permet de prolonger l’autonomie de la caméra, permettant de la pousser jusqu’à 170 minutes, contre 45 minutes sans l’action pod. Le boîtier est IPX4, donc résistant aux éclaboussures, mais pas à l’immersion attention.

Il se recharge en USB-C, en 47 minutes à 80 % et 65 minutes à 100%

Pour en venir au vif du sujet, la caméra seule, on se retrouve avec une caméra de 35g, du même form factor que les anciennes, une caméra, et un bouton, et c’est tout. Avec ça, on peut déjà faire plein de choses. On retrouve maintenant 2 micros, pour un enregistrement en stéréo. Elle est livrée nativement avec une protection en verre sur la lentille, qui est disponible séparément en spare.

Pour les caractéristiques brutes, on a une ouverture de F2.2, des ISO allant de 100 à 3200, et une ouverture de 1/8000 jusqu’à la limite des images par seconde.

Pour la vidéo avec la stabilisation directement avec la caméra, et attention, pas la flowstate (stabilisable ensuite), on a accès à du 2.7k jusqu’à 30FPS, du 1440p et 1080p jusqu’à 50FPS. L’encodage se fait en H.264 jusqu’à 80Mbps.

Pour la stabilisation flowstate, donc en mode « freeframe », on a du 1440p et 1080p jusqu’à 50FPS. La stabilisation ne se fait que sur l’application mobile ou PC. En parlant d’application, on peut se connecter sans fil à la caméra pour différents réglages et prévisualisation du retour vidéo.

Il y a également d’autres modes photo et vidéo, dont de la photo HDR, mais je ne m’attarderai pas dessus, ce n’est pas forcément ce qu’on recherche dans le hobby.

L’enregistrement se fait directement sur la mémoire de la caméra, il n’y a pas de possibilité de monter une carte SD. On a 3 versions de mémoire, 32, 64 et 128GB.

La caméra est étanche IPX8 jusqu’à 5m d’immersion.

Niveau recharge pour la caméra, on est sur une recharge de 23 min à 80 % et 35 minutes à 100%. On peut la recharger environ 3 fois dans le boîtier avant d’en avoir épuisé la batterie.

La caméra seule pèse 36, et l’action pod quant à lui 97g, ce qui fait un ensemble caméra et action pod qui pèse 134g.

Petite info supplémentaire, la caméra est également disponible en coloris noir.

On a dans la boîte un petit guide de démarrage rapide, un câble d’alimentation, en USB-C, un support pour incliner la caméra quand elle est montée sur le support magnétique, et un peu de documentation. Dans la continuité des supports, on a un support fixe à clipser, un support magnétique sous forme de collier, et un support adhésif.

À l’instar de DJI avec leur osmo action, pour la pratique du FPV, Insta360 propose ce qu’ils appellent le quick release mount, qu’on a aussi, et qui permet de monter la caméra seule ou la caméra et son boîtier sur un support Gopro. Il est en alu, et vendu 35€. On a également un taraudage sur ce support pour le monter sur un trépied.

Le quick release mount

L’ensemble est vendu chez Studiosport ou La caméra embarquée, soit en noir, soit en blanc, à partir de 429€ pour la version 32 gigas, et jusqu’à 479€ pour la version 128 gigas, à vous de bien choisir parce que la mémoire n’est pas extensible. À ce prix, vous avez le pack de base avec tous les supports, sauf celui de type Gopro. Il existe un pack dédié avec le support « Gopro »

Et on en pense quoi ?

Premières impressions en pratique sur le matériel, le support de type Gopro est sympa, ça ne bouge pas et ça se monte super vite. Pareil pour tout ce qui est supports fournis avec la caméra, ça ne bouge pas.

L’appli PC pour stabiliser et travailler les images est très fonctionnelle, rien à redire. Pareil pour l’appli mobile, ça marche bien et on a des options pour bosser sur nos images, même sur le terrain. L’interface est fonctionnelle et très complète. On peut changer le FOV, stabiliser les images, faire du maintien d’horizon, du recadrage, bref c’est cool.

Niveau qualité d’image, c’est là où ça pêche selon moi. C’est dommage d’être limité à 1440p pour les vidéos stabilisables, donc en mode freeframe, alors que les vidéos « classiques » montent jusqu’à 2.7k sur cette caméra. On est donc un peu limités avec la qualité, alors que c’est le principal usage qu’on fait dans le hobby avec ces caméras.

Pour l’image en elle-même, quand les conditions sont ensoleillées, l’image est très très correcte. On n’est pas sur de la qualité Gopro, mais après au vu la taille du capteur, il ne faut pas non plus s’attendre à des miracles. Par contre, dès que les conditions sont moins lumineuses, on a vite du grain et on sent que la caméra n’est pas forcément taillée pour ça.

Mais ça reste encore une fois des performances vraiment acceptables au vu du format de la caméra…

Là je ne parle que des images pour un usage FPV, j’ai testé aussi quelques autres fonctionnalités de la caméra, comme les accélérés, les timelapses, et c’est très sympa.

Au final, pour mon ressenti, sur cette caméra, c’est que si on veut une caméra super légère pour monter sur un mini quad, et que la légèreté est le premier critère, qu’on ne veut pas une naked trop fragile et instable, ou une gopro 11 mini qui est 4 fois plus lourde, bah c’est une bonne caméra qui fera parfaitement l’affaire. Il ne faudra juste pas trop la titiller dans des situations de luminosité difficiles sous peine de perdre en qualité.

C’est parfait si vous voulez ramener des souvenirs de vos vols, sans pour autant vouloir une qualité « professionnelle »

Après c’est aussi cher si vous en faites une seule utilisation FPV, pour 450€, on est vraiment dans le haut du panier des caméras. Je ne sais pas si ça vaut les 100€ de plus que ce qu’était vendue la go 2. Mais visiblement elle n’est plus distribuée par insta360 donc vous n’aurez pas trop le choix.

Personnellement, je ne la monterai pas sur un quad, mais je l’utiliserai pour immortaliser quelques moments sympa, ou alors pour filmer des plans qu’on ne peut pas faire avec une Gopro. Je suis plus convaincu par le côté portable, avec un retour sans fil, et les modes vidéo proposés par la caméra, que l’usage fpv que je pourrai en faire.

Si vous voulez vous procurer l’Insta360 GO 3, elle est disponible :

Chez Studiosport en différentes capacités (32 à 128Go) de 429 à 479€ en version basique (sans le support type Gopro), et avec le support à 489€ en version 64Go

Chez La caméra embarquée, en noir ou blanc, et en différentes capacités (32 à 128Go) de 429 à 479€

]]>
https://culturefpv.fr/insta360-go-3-sympa-si-on-ne-fait-pas-que-du-fpv-20240101/feed/ 0